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Liban - Liban-Sud

Quatre personnes, dont trois femmes, tuées par un drone israélien à Nabatiyé ; dynamitages en série à travers le Sud

L'une des victimes était directrice d'une école maternelle de Nabatiyé el-Faouqa.

Quatre personnes, dont trois femmes, tuées par un drone israélien à Nabatiyé ; dynamitages en série à travers le Sud

Un homme observe une frappe israélienne sur la région de Nabatiyé, au Liban-Sud, le 20 juin 2026. Photo Mohammad Yassine/L'Orient-Le Jour

Pour la première fois depuis près d'une semaine, les frappes israéliennes de drone quotidiennes ont fait plusieurs morts au Liban-Sud ce lundi, tandis que les opérations de démolition israéliennes se sont poursuivies dans six localités occupées.

Vers 12h30, un drone israélien a mené deux frappes successives, dont l'une s'est abattue sur une voiture qui circulait à Nabatiyé el-Faouqa, faisant quatre morts selon le ministère libanais de la Santé. Les sources de notre correspondant dans le Sud, Mountasser Abdallah, ont donné des précisions sur l'identité de trois des personnes tuées dans la frappe : il s'agit d'Esperanza Fakhri Ghandour, directrice de l'école maternelle publique Salman Chamoun, à Nabatiyé el-Faouqa. Elle était accompagnée de sa mère et de son employée de maison. Selon le bilan du ministère de la Santé, le quatrième tué était un ouvrier étranger.

« Attaque ignoble contraire à toute humanité »

L'association des enseignants du secteur officiel primaire au Liban a rendu hommage dans un communiqué à la directrice de l'école, saluant la mémoire d'une collègue « dévouée et généreuse », « attachée à sa patrie et à ses élèves » et dénonçant une attaque israélienne « ignoble et contraire à toute humanité ».

Outre cette nouvelle attaque mortelle, la première depuis mardi dernier, lorsqu'un jeune homme originaire de Touline (Bint Jbeil) avait été tué à Wadi el-Houjeir, une autre frappe israélienne de drone a visé dans l'après-midi Kfartebnit, également dans le caza de Nabatiyé. Aucune victime n'a été signalée.

Dans son dernier bilan officiel, publié dimanche, le ministère de la Santé a indiqué qu'au moins 4 319 personnes ont été tuées et 12 203 autres ont été blessées au Liban par les bombardements israéliens depuis la reprise de la guerre le 2 mars.

En parallèle, l'armée israélienne a multiplié ses dynamitages dans les villages qu'elle continue d'occuper au sein de la « zone tampon » qui s'étend sur plus de 600 km² de territoire libanais. Les troupes occupantes ont ainsi fait sauter des bâtiments à Kounine, Haddatha, Aïtaroun et Bint Jbeil (dans le caza du même nom), ainsi qu'à Houla (Marjeyoun) et Kfartebnit (Nabatiyé). Une grenade assourdissante a par ailleurs été larguée par un drone à Mansouri (Tyr).

En outre, de nouvelles funérailles ont été organisées par le Hezbollah en l'honneur de 19 de ses combattants tués au combat à Kafra (Bint Jbeil).

Côté israélien, Benjamin Netanyahu a convoqué dimanche une réunion du cabinet de sécurité pour superviser les préparatifs au retrait à venir de l’armée israélienne de deux « zones pilotes » au Liban-Sud, comme convenu dans l’accord-cadre signé le 26 juin entre le Liban et Israël, rapporte le média israélien Ynet.

Selon ce média, Tel-Aviv attendrait que l’armée libanaise annonce de son côté « être prête à entrer dans ces zones » pour s’exécuter, ainsi que l’approbation du commandement central américain, qui doit jouer le rôle de coordinateur entre les deux parties. Ce retrait progressif des troupes israéliennes occupantes, pour lequel aucun calendrier n’a pour l’heure été fixé, doit être suivi d’un démantèlement des infrastructures du Hezbollah par l'armée libanaise dans les villages cédés.

De son côté, le président de la République Joseph Aoun a affirmé que le maintien de l'occupation israélienne « sape la légitimité de l’État » et « empêche le déploiement de l’armée » dans le sud du pays, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle). Il a également affirmé qu’il n’y avait « pas de place pour la guerre civile au Liban », et que son retour « n’est pas à l’ordre du jour malgré toutes les tentatives déployées par certains pour attiser la discorde ».

Sur le terrain, l'armée israélienne continue d'occuper une « zone tampon » de plus de 600 km² au Liban-Sud, qui s'étend jusqu'à dix kilomètres de profondeur dans le territoire.

Pour la première fois depuis près d'une semaine, les frappes israéliennes de drone quotidiennes ont fait plusieurs morts au Liban-Sud ce lundi, tandis que les opérations de démolition israéliennes se sont poursuivies dans six localités occupées.Vers 12h30, un drone israélien a mené deux frappes successives, dont l'une s'est abattue sur une voiture qui circulait à Nabatiyé el-Faouqa, faisant quatre morts selon le ministère libanais de la Santé. Les sources de notre correspondant dans le Sud, Mountasser Abdallah, ont donné des précisions sur l'identité de trois des personnes tuées dans la frappe : il s'agit d'Esperanza Fakhri Ghandour, directrice de l'école maternelle publique Salman Chamoun, à Nabatiyé el-Faouqa. Elle était accompagnée de sa mère et de son employée de maison. Selon le...
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