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Raggi : Nous poursuivons les négociations avec Israël et n'avons pas d'autre choix


Raggi : Nous poursuivons les négociations avec Israël et n'avons pas d'autre choix

Le ministre des Affaires étrangères Joe Raggi. Photo ANI

Le ministre des Affaires étrangères Joe Raggi a affirmé mardi que le Liban poursuivrait les négociations avec Israël, estimant que le pays n'avait « d'autre choix », tout en se disant « prudemment optimiste ».

Le chef de la diplomatie libanaise a estimé que la principale importance de l'accord-cadre conclu fin juin avec Israël sous l'égide des États-Unis réside dans le fait qu'il consacre « l'indépendance de la trajectoire libanaise vis-à-vis de celle de l'Iran », parrain du Hezbollah, de sorte que « la décision libanaise est désormais pleinement libanaise ». Il a toutefois dénoncé « la poursuite des ingérences iraniennes dans les affaires libanaises, au-delà de la volonté de l'État libanais et de ses décisions souveraines ». Se disant « prudemment optimiste », il a conclu que « nous avançons et nous n'avons d'autre choix que de négocier », alors qu'une nouvelle session de pourparlers directs entre Beyrouth et Tel-Avivdoit se tenir à la mi-juillet à Rome, faisant suite à une série de discussions entre ambassadeurs des deux pays à Washington.

Le texte de l'accord-cadre prévoit aussi le retrait des troupes israéliennes de deux « zones pilotes » au Liban-Sud. Le ministre, affilié au parti chrétien des Forces libanaises (FL) et opposant farouche à la formation chiite, a réaffirmé que cet accord « n'est pas définitif, mais constitue une base pour poursuivre les négociations sur les questions en suspens ». Il a insisté sur la nécessité de consolider le cessez-le-feu, d'assurer un retrait complet des forces israéliennes, d'obtenir la libération des prisonniers et de poursuivre les négociations sur la délimitation de la frontière terrestre. Le ministre a également rappelé l'engagement du gouvernement à réserver le monopole des armes à l'État, « non pas pour satisfaire Israël, mais parce qu'il n'est pas envisageable qu'un groupe armé continue d'exister parallèlement à l'armée libanaise ». Selon lui, « une telle dualité ne peut engendrer que destruction et dévastation à tous les niveaux ».

Ces déclarations ont été faites alors qu'il recevait le vice-ministre arménien des Affaires étrangères, Vahan Kostanyan, en visite à Beyrouth pour remettre une aide humanitaire de 150 000 dollars de la part du gouvernement arménien. M. Kostanyan a souligné, selon la diplomatie libanaise, que cette enveloppe « témoigne de l'estime de l'Arménie envers le Liban et son peuple ». Il a également réaffirmé « le soutien constant de son pays à la souveraineté du Liban » et sa volonté de renforcer la coopération et la coordination entre les deux pays dans divers domaines.

Le chef de la diplomatie libanaise a de son côté salué « le rôle positif et constructif que les Arméniens du Liban ont toujours joué dans le pays, ainsi que leur contribution dans de nombreux secteurs ». Il a également affirmé « le soutien indéfectible du Liban à l'Arménie dans son combat pour sa souveraineté, ainsi qu'à la résilience du peuple arménien et à sa lutte pour l'indépendance et la liberté ».

Le ministre des Affaires étrangères Joe Raggi a affirmé mardi que le Liban poursuivrait les négociations avec Israël, estimant que le pays n'avait « d'autre choix », tout en se disant « prudemment optimiste ».Le chef de la diplomatie libanaise a estimé que la principale importance de l'accord-cadre conclu fin juin avec Israël sous l'égide des États-Unis réside dans le fait qu'il consacre « l'indépendance de la trajectoire libanaise vis-à-vis de celle de l'Iran », parrain du Hezbollah, de sorte que « la décision libanaise est désormais pleinement libanaise ». Il a toutefois dénoncé « la poursuite des ingérences iraniennes dans les affaires libanaises, au-delà de la volonté de l'État libanais et de ses décisions souveraines ». Se disant « prudemment optimiste », il a conclu...