Rose Bechara Perini fière de son or vert. Photo DR
Rose Bechara Perini collectionne les médailles d’or. Fondatrice de Darmmess, une petite entreprise sociale qui produit depuis 2019 de l’huile d’olive extra vierge, dans son pittoresque village de Deir Mimas, dans le caza de Marjeyoun, elle en a décroché deux aux éditions 2022 et 2023 de la New York International Olive Oil Competition (NYIOOC) et une autre à l’EVO-IOOC Italy International Olive Oil Contest 2023, qui célèbrent chaque année les meilleures huiles d’olive extra vierges au monde, faisant des lauréats des références dans le secteur.
Début février, elle accroche une quatrième médaille à son palmarès lors de l’édition 2026 de la NYIOOC. Cette distinction est d’autant plus marquante qu’elle vient couronner un parcours jalonné d’épreuves, notamment depuis le 7-Octobre et la guerre au Liban qui a suivi. Car, au-delà des médailles, cette reconnaissance raconte aussi l’histoire de résilience des petits agriculteurs du Liban-Sud. « La récolte s’est faite sous la menace permanente de la guerre, raconte Rose Bechara Perini. Rien n’a été simple, rien ne s’est déroulé normalement. Depuis 2019, nous avons investi énormément de temps et d’énergie dans notre projet, mais nous avons tout perdu – équipements et récoltes – quand Israël a bombardé nos installations. »
En 2023, la récolte fut si faible qu’elle en a perdu ses espaces de vente et ses circuits de distribution à l’international. En 2024, malgré un travail agricole rigoureux – entretien des vergers, investissements considérables en temps et en ressources –, l’offensive aérienne et l’invasion terrestre israéliennes dans la zone frontalière empêchent Rose Bechara Perini et son équipe de produire au tout dernier moment. Plus tragique encore : par mesure de précaution, elle avait déplacé ses machines (broyeurs, pressoirs hydrauliques, décanteurs et filtres en acier inoxydable) de Deir Mimas vers Zrariyé (Saïda), afin de travailler loin de la frontière. Toutefois, « l’ensemble de nos équipements a été bombardé et entièrement détruit par un missile israélien ».
Mais Rose Bechara Perini parvient, en 2025, à récolter une petite quantité d’olives à Deir Mimas. Malgré des conditions extrêmement difficiles et un manque criant de machines – à l’exception de quelques équipements fournis par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), d’autres empruntés ou loués –, elle lance ainsi, la même année, ses nouveaux terroirs à Ebel es-Saqi (Marjeyoun) et Kawkaba (Nabatiyé).



y a t il encore des naifs qui croient en ces medailles d'or octroyees par ceux cei et ceux pour n'importe que; produit et service ?
09 h 06, le 17 février 2026