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Dernières Infos - Tunisie

10 ans de prison contre l'ex-président d'une instance anticorruption


Le palais de justice de Tunis le 19 mai 2026, lors d’un rassemblement d’avocats contre le président tunisien Kaïs Saïed et le recul des libertés. Photo FETHI BELAID / AFP

Un ancien bâtonnier, Chawki Tabib, a été condamné à dix ans de prison à Tunis pour « falsification » de documents durant sa présidence de l'Instance nationale de lutte contre la corruption (INLUCC), a indiqué vendredi à l’AFP un de ses avocats.

À l'issue d'une audience jeudi, le tribunal de première instance a prononcé cette peine notamment pour « faux commis par un agent public » ainsi que « détention et usage de faux « , a précisé son avocat, Me Samir Dilou. Cette affaire est liée à un rapport de l’INLUCC transmis, à l’époque, à l’Assemblée des représentants du peuple. Ce document comportait des éléments accusant l’ancien chef du gouvernement Elyes Fakhfakh (2020) de conflit d’intérêts, selon Me Dilou et des médias locaux.

La procédure avait été engagée à la suite d’une plainte déposée par le représentant d’une société dans laquelle M. Fakhfakh détenait des parts, d’après la même source. Figure connue du milieu juridique et avocat de plusieurs opposants, M. Tabib a présidé l’INLUCC de janvier 2016 au 24 août 2020. Il est placé sous mandat de dépôt depuis le 14 avril et fait l’objet de plusieurs poursuites pour des « irrégularités » dans la gestion de l’instance. Par ailleurs, celui qui a été bâtonnier de l'Ordre national des avocats de Tunisie est également poursuivi dans d'autres affaires, notamment pour « détournement de fonds et blanchiment d’argent » durant sa présidence de l'INLUCC.

Un ancien bâtonnier, Chawki Tabib, a été condamné à dix ans de prison à Tunis pour « falsification » de documents durant sa présidence de l'Instance nationale de lutte contre la corruption (INLUCC), a indiqué vendredi à l’AFP un de ses avocats.À l'issue d'une audience jeudi, le tribunal de première instance a prononcé cette peine notamment pour « faux commis par un agent public » ainsi que « détention et usage de faux « , a précisé son avocat, Me Samir Dilou. Cette affaire est liée à un rapport de l’INLUCC transmis, à l’époque, à l’Assemblée des représentants du peuple. Ce document comportait des éléments accusant l’ancien chef du gouvernement Elyes Fakhfakh (2020) de conflit d’intérêts, selon Me Dilou et des médias locaux.La procédure avait été engagée à la suite d’une...