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Lifestyle - Documentaire

Le « sphinx » Melania se dévoile sur les grands écrans du monde

La sortie du documentaire éponyme retraçant les 20 jours qui ont précédé l’investiture de son époux en janvier 2025 continue de faire de nombreux remous.

Le « sphinx » Melania se dévoile sur les grands écrans du monde

La Pemière dame présentant en avant-première « Melania » au Trump Kennedy Center à Washington, DC, le 29 janvier dernier. Photo Brendan Smialowski/AFP

Lors du premier mandat présidentiel de son époux, Melania Trump s’était distanciée de son rôle de First Lady passant une grande partie de son temps dans son appartement à la Trump Tower à New York. Prétextant la nécessité d’être auprès de son jeune fils scolarisé à Big Apple, elle faisait de rares apparitions à la Maison-Blanche pour des occasions officielles, alors qu’il est demandé à l’hôtesse de lieux un plus grand engagement socioculturel destiné à conforter la politique du mandat. Elle avait poussé à l’extrême la discrétion et la réserve avec de rares interventions et déclarations publiques. Une attitude que ni le public ni les médias avaient apprécié et qui lui avait valu le surnom de « sphinx » . Aujourd’hui, un an après le début du second mandat de Donald Trump, l’ancienne mannequin de 55 ans a décidé de révéler certaines facettes de son personnage. Comme un goût de revanche pour, aussi, n’avoir pas fait la couverture de l’incontournable revue Vogue (alors dirigée par la grande prêtresse de la mode Anna Wintour).

Le couple présidentiel pose lors de l'avant-première du documentaire « Melania » au Trump Kennedy Center. Photo Dimitrios Kambouris/Getty Images/AFP
Le couple présidentiel pose lors de l'avant-première du documentaire « Melania » au Trump Kennedy Center. Photo Dimitrios Kambouris/Getty Images/AFP

Tournage sous l’œil avisé de Trump

Ainsi Melania Trump vient de donner sa version personnelle de son rôle de First Lady les 20 jours qui ont précédé l’investiture de son époux en janvier 2025 dans un film documentaire d’Amazon intitulé tout simplement Melania.

Le spectateur n’en saura pas grand-chose, sinon ses déplacements de la résidence du président en Floride à la Maison-Blanche en passant par la Trump Tower à New York, des nombreux rendez-vous avec ses stylistes pour décider des tenues qu'elle portera le jour de l'investiture ou de la décoration à la Maison-Blanche et de la douleur de la perte de sa mère et de Michael Jackson, son chanteur préféré.

Après une avant-première en grande pompe au Kennedy Center, récemment rebaptisé Trump Kennedy Center, le documentaire est projeté depuis une semaine sur les écrans de 2 000 salles de cinéma aux États-Unis et 500 à l’étranger. Le tournage a eu lieu en grande partie à Mar-a-Lago, sous l’œil très attentif de Donald Trump, maître absolu chez lui. Et pour cause, Melania est la productrice officielle du film où elle apparaît en train d’orchestrer les préparatifs devant mener le couple à sa seconde investiture. Dans une des séquences, elle évoque aussi ses origines slovènes. L’affiche du film la montre dans une posture qui se veut professionnelle, assise sur une chaise, mais vêtue d’un ensemble smoking très glamour et chaussée de très haut stilettos. Excellent commentaire à ce sujet par le New York Times qui écrit : « Melania Trump n'a pas la réputation d'être accessible, et le documentaire ne fait que le confirmer. On ne la voit jamais détendue : elle est toujours impeccablement coiffée, maquillée et perchée sur des talons hauts. (Ses escarpins emblématiques occupent fréquemment le devant de la scène, même si les plus observateurs peuvent l'apercevoir une fois en pantoufles) ».

Un panneau publicitaire annonçant le film « Melania » à Culver City en Californie, vandalisé, le 30 janvier 2026. Photo Chris Delmas/AFP
Un panneau publicitaire annonçant le film « Melania » à Culver City en Californie, vandalisé, le 30 janvier 2026. Photo Chris Delmas/AFP

Accueil mitigé et 40 millions de dollars en marketing

Quant à l’idée de ce documentaire, il reviendrait à Melania qui l’aurait proposée à Jeff Bezos, le grand patron d’Amazon lors d'un dîner à Mar-a-Lago en 2024. Toujours est-il que le tycoon (quatrième fortune du monde), a encaissé 40 millions de dollars pour gérer par le biais de sa société Amazon MGM le marketing de cette production. Un prix jamais atteint pour promouvoir un documentaire.

Quid de l’accueil du public, des médias et des réseaux sociaux, pour ces images bien huilées d’une Melania sortant de sa coquille et métamorphosée en une First Lady new-look ? Il n’est pas étonnant que dans ce contexte, l’accueil soit mitigé. Le documentaire a été abordé avec un mélange de curiosité et de grande méfiance. Peu convaincant, il a été qualifié de « film de propagande ». Sans compter que le choix du metteur en scène, Brett Ratner, est fort contestable : Il traîne derrière lui un lourd dossier de harcèlements sexuels, dénoncé au départ par le mouvement féministe #MeToo et qui l’avait mis au chômage de 2017 jusqu’à cette date.

Lancement en grande pompe à la Maison-Blanche

Mais Donald Trump étant ce qu'il est, un homme pour qui aucun obstacle n’existe, avait prévu un lancement en grand éclat pour Melania. Une projection privée du documentaire a donc eu lieu à la Maison-Blanche avant sa sortie en salle, en présence notamment de personnalités de la finance (Tim Cook, PDG d’Apple, Lynn Martin, PDG de la Bourse de New York, Eric Yuan, PDG de Zoom). De même que de la reine Rania de Jordanie (qui figure dans le film) et Mike Tyson. Ces special guests ont pu déguster du pop-corn dans des boîtes design en noir et blanc, des biscuits à l’effigie de la Première dame, et ont reçu des exemplaires de ses mémoires, également intitulés Melania.

Hors des murs de la présidence, la projection a suscité des critiques de la part des démocrates, en particulier de la congresswoman Alexandris Ocasio-Cortez qui a reproché à Donald Trump d’avoir organisé une « soirée cinéma à la Maison-Blanche », alors qu'une menaçante tempête de neige s'annonçait et qu’un infirmier avait été tué par des agents de l'immigration. Entre-temps, le président, que rien n’arrête, avait organisé une autre avant-première au Trump Kennedy Center en violation apparente d'une loi fédérale. Avant l’ouverture des guichets, il avait posté ce message sur Truth Social : « Melania est un film à voir absolument. Réservez vos billets dès aujourd’hui ! Ils partent comme des petits pains ! » Cela alors que le box-office de la premier semaine n’a pas enregistré le succès escompté. Pour The Atlantic, magazine de gauche, Melania est une « honte », alors que la revue spécialisée Variety le qualifie de « publireportage ».

Lors du premier mandat présidentiel de son époux, Melania Trump s’était distanciée de son rôle de First Lady passant une grande partie de son temps dans son appartement à la Trump Tower à New York. Prétextant la nécessité d’être auprès de son jeune fils scolarisé à Big Apple, elle faisait de rares apparitions à la Maison-Blanche pour des occasions officielles, alors qu’il est demandé à l’hôtesse de lieux un plus grand engagement socioculturel destiné à conforter la politique du mandat. Elle avait poussé à l’extrême la discrétion et la réserve avec de rares interventions et déclarations publiques. Une attitude que ni le public ni les médias avaient apprécié et qui lui avait valu le surnom de « sphinx » . Aujourd’hui, un an après le début du second mandat de Donald Trump, l’ancienne mannequin...
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Trump et son show off à l’américaine. Divertissant.

NG

06 h 21, le 10 février 2026

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  • Trump et son show off à l’américaine. Divertissant.

    NG

    06 h 21, le 10 février 2026

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