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Économie - Rapport

La Banque mondiale estime la croissance libanaise à 3,5 % en 2025, prévient d’un rebond « fragile »

Selon la BM, la croissance s'explique par « le redressement du tourisme, ainsi que les premiers signes d’une stabilisation macroéconomique ».

La Banque mondiale estime la croissance libanaise à 3,5 % en 2025, prévient d’un rebond « fragile »

Vue d’ensemble sur Beyrouth. Photo d'illustration fournie par Guillaume Boudisseau

« En 2025, l’économie libanaise a enregistré une croissance positive signalant une avancée modeste vers une possible reprise à long terme ». C’est par cette formule prudente que la Banque mondiale (BM) introduit et résume la situation économique au Liban, dans son dernier rapport publié le 22 janvier et dont le titre, « Un rebond fragile », illustre parfaitement la tendance.

La BM confirme ainsi les estimations qu'elle avait établies dans son rapport régional sur la pauvreté publié il y a quelques mois. La croissance réelle de l’économie libanaise est ainsi maintenue à 3,5 % pour 2025, grâce notamment à « un redressement du tourisme, ainsi qu’aux premiers signes d’une stabilisation macroéconomique».

Dans ce cadre, l'institution internationale rappelle les effets positifs de « l’élection d’un président de la République, la formation d’un gouvernement et l’avancement de certaines réformes longtemps retardées ». En revanche, elle note que « le conflit en cours dans la région, les incidents sécuritaires sporadiques et la polarisation politique persistante continuent de peser sur le tourisme, les investissements et l’activité économique en général », des événements qui ont eu pour résultat de faire baisser les prévisions initiales de 4,7% de croissance pour 2025, avancées en avril 2025.

Certaines réformes pourraient « progresser plus rapidement »

En parallèle, la Banque mondiale souligne que « le programme de réformes a progressé de manière inégale », évoquant des évolutions positives au niveau des lois sur le secret bancaire et la restructuration du secteur bancaire, des réformes judiciaires et des nominations clés dans l’administration publique. Malgré cela, certaines « réformes essentielles pourraient progresser plus rapidement », précise-t-elle, « à savoir notamment la restructuration et l’assainissement du secteur bancaire, le rétablissement de la viabilité de la dette, ou l’élargissement de la marge de manœuvre budgétaire ».

À ce niveau, elle indique que « les marges d’amélioration restent considérables », notamment « sur le plan de la mobilisation des recettes et de la progressivité de l’impôt ». Les auteurs du rapport jugent également que la dette publique demeure « élevée » et les progrès au niveau de sa restructuration « trop lents, privant toujours le pays de l’accès aux marchés financiers internationaux ».

En ce qui concerne l’évolution des prix à la consommation, l’institution internationale estime que l’inflation est équivalente à 15,2 % en 2025 et devrait diminuer à 8,7 % en 2026. Et d’ajouter : « Pour la première fois depuis 2019, l’inflation devrait être ramenée à un seul chiffre en 2026, dans un contexte de stabilité continue du taux de change ». Une amélioration qui s’explique par « la dissipation des effets des variations du taux de change sur les prix et la dollarisation quasi complète » des prix à la consommation. La veille de la publication de ce rapport, l’Administration centrale des statistiques libanaise indiquait que le taux d’inflation annuel était équivalent à 14,8% en 2025.

Enfin, pour ce qui est de l’année en cours, la Banque mondiale prévoit lq consolidation de l’élan que connaît l’économie libanaise, et prévoit une croissance de 4 % du PIB réel en 2026. La concrétisation de ce résultat reste toutefois tributaire de « la poursuite soutenue des réformes, de flux de financements modestes en faveur de la reconstruction et du maintien de la stabilité politique », indique-t-elle, alors que « les transferts d’argent des migrants et le tourisme restent les principaux moteurs de la croissance ». Et de conclure : « une éventuelle détérioration des conditions de sécurité pèserait sur l’activité économique ».

« En 2025, l’économie libanaise a enregistré une croissance positive signalant une avancée modeste vers une possible reprise à long terme ». C’est par cette formule prudente que la Banque mondiale (BM) introduit et résume la situation économique au Liban, dans son dernier rapport publié le 22 janvier et dont le titre, « Un rebond fragile », illustre parfaitement la tendance.La BM confirme ainsi les estimations qu'elle avait établies dans son rapport régional sur la pauvreté publié il y a quelques mois. La croissance réelle de l’économie libanaise est ainsi maintenue à 3,5 % pour 2025, grâce notamment à « un redressement du tourisme, ainsi qu’aux premiers signes d’une stabilisation macroéconomique». Lire aussi Rebond des eurobonds libanais après deux mois d’accalmie Dans ce cadre,...
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