Une réunion entre le président libanais Joseph Aoun (g.) et le président du Parlement Nabih Berry au palais de Baabda le 20 octobre 2025. Photo ANI
Le président du Parlement libanais, Nabih Berry, a affirmé lundi, depuis le palais de Baabda, que ses réunions avec le chef de l'État Joseph Aoun sont toujours « excellentes », après une brève entrevue entre les deux hommes. Sans donner plus de détails sur le contenu de leur entretien, M. Berry, interrogé par la presse à sa sortie, a affirmé que la rencontre avait été « excellente, comme toujours ».
Cette entrevue a eu lieu alors que les autorités libanaises veulent resserrer les rangs autour d'une position unifiée face aux violations israéliennes de la trêve de novembre 2024 et pour discuter de la marche à suivre après un appel de M. Aoun à des négociations directes avec Israël. De telles tractations sont « nécessaires dans le cadre de la résolution de la crise régionale » avait indiqué Joseph Aoun il y a tout juste une semaine, parallèlement au sommet de Charm el-Cheikh sur le « plan de paix » de Donald Trump pour Gaza. Ces pourparlers devraient notamment permettre de résoudre des dossiers comme celui de la délimitation de la frontière terrestre entre les deux pays.
Joseph Aoun, Nabih Berry et Nawaf Salam veulent s'assurer d'avoir une position unifiée sur cette question après des tensions au sein du trio ces derniers semaines. Elles ont notamment opposé MM. Aoun et Salam sur sur les répercussions de l'illumination polémique du rocher de Raouché à Beyrouth lors d'une commémoration pour la mort de Hassan Nasrallah. Nabih Berry et Nawaf Salam se sont, eux, écharpés sur la question de l'intérêt du gouvernement pour le Liban-Sud et ses habitants, tandis que, sur la question du vote des expatriés aux législatives du printemps prochain, M. Berry a également un avis différent de celui du Premier ministre.
« Sauver les pourparlers indirects »
Ils ont dans ce cadre tenu une série de réunions bilatérales ces derniers jours, que ce soit à Baabda ou Aïn el-Tiné pour discuter de la marche à suivre concernant les attaques israéliennes et les négociations, alors que les États-Unis envisagent de rédiger un nouveau « plan d’action » pour le Liban, comprenant notamment une partie sur l’importance de négociations directes avec Israël pour résoudre les questions liées à la délimitation des frontières et au retrait israélien des positions encore occupées. Cette feuille de route viendrait compléter celle présentée cet été par l’émissaire américain Tom Barrack et s’inspirerait de l’accord de Gaza.
M. Barrack, dont la mission pour le Liban devrait prendre fin prochainement avec l'arrivée de Michel Issa, nouvel ambassadeur américain à Beyrouth, a longuement commenté lundi la situation dans la région, insistant sur le désarmement du Hezbollah sans lequel le pays sera livré au « chaos ».
À propos de ces négociations, Nawaf Salam a indiqué au quotidien Asharq al-Awsat, dans des déclarations publiées dimanche, que « l’objectif de Joseph Aoun » avec son appel à des négociations lundi dernier vise à inciter les États-Unis à intervenir afin de sauver les pourparlers indirects, qui sont au point mort en raison du refus d’Israël de s’engager à appliquer la cessation des hostilités prévue par l’accord ». Il a également misé sur « la réaction positive de l’administration américaine à cette initiative, pour créer une ouverture susceptible de servir de base à la mise en œuvre de la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l’ONU, et ainsi réaffirmer l’Accord d’armistice de 1949 entre le Liban et Israël, y compris l’engagement à délimiter la frontière internationale entre les deux pays ».
La résolution 1701, qui servait de cadre à l'accord de cessez-le-feu de novembre dernier, prévoit notamment le retrait israélien total des territoires libanais en parallèle du désarmement de toutes les milices au Liban, et a fortiori au sud du Litani.
Ces développements interviennent environ un mois et demi après que le gouvernement libanais a accueilli favorablement un plan élaboré par l’armée libanaise visant à désarmer les groupes armés non étatiques, principalement le Hezbollah.




Alors on peut dormir tranquille. Non mais on se croit dans un cauchemar sans fin. Vite réveillez-nous.
12 h 28, le 21 octobre 2025