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Société - Témoignages

Qui était le couple libanais tué lundi dans une frappe de drone israélien à Zebdine ?

Ils laissent derrière eux trois enfants : Asma (13 ans), Ali (12 ans) et Ahmad (5 ans).

Qui était le couple libanais tué lundi dans une frappe de drone israélien à Zebdine ?

Hassan Atoui (g.) et son épouse Zeinab Raslan, tués lors d’une frappe aérienne israélienne le 6 octobre 2025. Photo fournie par une amie du couple

Zeinab Raslan ne quittait plus son mari, Hassan Atoui, depuis l'attaque israélienne des bipeurs le 17 septembre 2024 qui l'avait rendu aveugle. Lundi, après avoir acheté du pain à Zebdine (Nabatiyé), elle revient à sa voiture où son époux l'attend quand le véhicule est ciblé par un drone israélien. Tous deux sont tués et la frappe blesse quatre autres personnes. Peu après, le porte-parole arabophone de l’armée israélienne, Avichay Adraee, affirmera que Hassan Atoui était « un membre central et très actif de l’unité de défense aérienne du Hezbollah ».

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Blessés des bipeurs piégés du Hezbollah : la faille dans la peau

Ingénieur en matériel médical et jeune quadragénaire, Hassan Atoui revenait d'une séance de physiothérapie et se rendait avec son épouse, ancienne institutrice de l’école Issa ben Mariam à Khiam (Marjeyoun), chez son frère, explique son cousin à L'Orient-Le Jour. Leurs funérailles se sont tenues mardi dans le village natal de Hassan Atoui, à Kfar Kila (Marjeyoun). Zeinab Raslan, la trentaine, était elle originaire de Taybe, un village proche de Kfar Kila. Lors du rassemblement, un drone israélien a survolé la foule, selon notre correspondant au Liban-Sud, Mountasser Abdallah. Ils laissent derrière eux trois enfants : Asma (13 ans), Ali (12 ans) et Ahmad (5 ans).

« Ils ne réussiront pas à tuer l’esprit qui est en nous »

Les trois enfants fréquentent l'établissement scolaire al-Rahma à Kfarjoz (Nabatiyé). Zeinab Khaled, ancienne collègue de leur mère, y enseigne. « Zeinab était très aimante, très engagée dans son travail. Tous nos collègues et enseignants l’appréciaient », décrit-elle. Elle raconte à L'OLJ que les enfants « ont entendu la frappe alors qu’ils étaient à l’école. Peu après, un ami de leur père est venu les chercher ». S'il ne leur a pas dit tout de suite la vérité, le cadet « s'est mis à pleurer dès qu'il a quitté la classe, n’arrêtant pas de demander si son père allait bien. » Tous sont choqués, dit-elle. « Ali n'a plus aucune réaction : il ne rit plus, ne pleure plus, comme s'il n'avait plus de sentiments », explique-t-elle, ajoutant que ce sont « des enfants très polis, bien élevés et courageux, qui ont de bons résultats scolaires ». L'aînée Asma s'est, elle, exprimée sur les réseaux sociaux louant la mémoire de ses parents.

Pour mémoire

Les antiennes de la radio du Hezbollah

Trois semaines avant sa mort, Hassan Atoui avait accordé une interview à la Radio al-Nour, média affilié au Hezbollah, pour le premier anniversaire de l’attaque des bipeurs. Interrogé sur la possibilité d’une vengeance, il avait alors répondu que « la vengeance avait eu lieu dès après l’attaque quand la société s’est rassemblée autour des blessés, de leurs familles, etc ». Et d'ajouter : « Quand il y a une attaque, il y a forcément des victimes, mais empêcher l’ennemi d’atteindre son objectif, c’est une victoire. Ils ne réussiront pas à tuer l’esprit qui est en nous », avait-il ajouté. « Hassan était mon pilier, il était plus qu’un frère pour moi », témoigne son cousin. « C’était le plus patient d’entre nous. Malgré ses blessures, il restait le plus fort du groupe. Il était notre modèle. Sa femme, elle aussi, nous a aidés à tenir », dit-il. Zeinab Raslan était devenue « sa main droite », affirme-t-il. « Toute sa vie tournait autour d’elle. »

Zeinab Raslan ne quittait plus son mari, Hassan Atoui, depuis l'attaque israélienne des bipeurs le 17 septembre 2024 qui l'avait rendu aveugle. Lundi, après avoir acheté du pain à Zebdine (Nabatiyé), elle revient à sa voiture où son époux l'attend quand le véhicule est ciblé par un drone israélien. Tous deux sont tués et la frappe blesse quatre autres personnes. Peu après, le porte-parole arabophone de l’armée israélienne, Avichay Adraee, affirmera que Hassan Atoui était « un membre central et très actif de l’unité de défense aérienne du Hezbollah ». Lire aussi Blessés des bipeurs piégés du Hezbollah : la faille dans la peau Ingénieur en matériel médical et jeune quadragénaire, Hassan Atoui revenait d'une séance de physiothérapie et se rendait avec son épouse, ancienne...
commentaires (3)

Zeinab Raslan était devenue « sa main droite » donc il était encore actif, ses proches l'ont trahi et Israël l'a trucidé. Simple comme bonjour! Ils y passeront tous si le HB n’arrête pas toutes ses activités subversives politiques suivies par les dites associations de charité, l’éducation ou autres activités de propagandes Fakihiennes. Le Hezbollah n'est plus et la mort de Atoui est la preuve que le monde entier ne veut plus en entendre parler. Aux élections de 2030 il ne sera plus qu'un mauvais souvenir chez les chiites avant les autres.

Pierre Christo Hadjigeorgiou

09 h 12, le 08 octobre 2025

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Commentaires (3)

  • Zeinab Raslan était devenue « sa main droite » donc il était encore actif, ses proches l'ont trahi et Israël l'a trucidé. Simple comme bonjour! Ils y passeront tous si le HB n’arrête pas toutes ses activités subversives politiques suivies par les dites associations de charité, l’éducation ou autres activités de propagandes Fakihiennes. Le Hezbollah n'est plus et la mort de Atoui est la preuve que le monde entier ne veut plus en entendre parler. Aux élections de 2030 il ne sera plus qu'un mauvais souvenir chez les chiites avant les autres.

    Pierre Christo Hadjigeorgiou

    09 h 12, le 08 octobre 2025

  • C’est malheureux, il n’y a pas d’autre terme. Des gens qui auraient pu vivre tranquillement et jouir de la vie en famille, se font tuer pour services rendus à une cause qui n’est pas la leur. Mourir pour la syrie, gaza ou le yemen est incompréhensible. Seul l’extrémisme sectaire aveugle, peut amener des gens à faire la guerre en ne sachant pas bien ni pourquoi ni pour qui.

    Goraieb Nada

    06 h 44, le 08 octobre 2025

  • Google translate quand tu nous étreins

    Georges Yared

    04 h 01, le 08 octobre 2025

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