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Série de frappes israéliennes dans la Békaa, deux morts dans une frappe à Nabatiyé

Le député Ali Fayad invite le gouvernement à « plaider la cause des Libanais du Sud, cibles des Israéliens tous les jours, au lieu de perdre son temps à régler des questions secondaires ». 

Série de frappes israéliennes dans la Békaa, deux morts dans une frappe à Nabatiyé

Des habitants examinent une voiture détruite, visée par une attaque de drone israélien dans le village libanais de Zebdine, le 6 octobre 2025. AFP / Mahmoud ZAYYAT

Le calme précaire qui régnait tout au long du week-end a été rompu lundi après-midi par une série de frappes israéliennes d’envergure dans la Békaa, visant, selon l’armée israélienne, « des infrastructures du Hezbollah ». Peu avant, une frappe de drone au Liban-Sud avait coûté la vie à un couple et blessé quatre personnes à Nabatiyé, selon un bilan du ministère de la Santé. 

Le couple se trouvait à bord d’une voiture sur la route de Zebdine à Nabatiyé, selon les informations de notre correspondant au Liban-Sud, Mountasser Abdallah. L’homme, Hassan Atoui, originaire de Kfar Kila (caza de Marjeyoun), était devenu aveugle après avoir été blessé lors de l’explosion simultanée de bipeurs en septembre 2024, une attaque perpétré par Israël qui avait fait près de 3000 blessés. Son épouse, Zeinab Raslan, originaire de Adaïssé (caza de Marjeyoun), venait de remonter dans la voiture après avoir fait quelques achats dans une boutique lorsque le véhicule a été frappé par un drone israélien. 

Le porte-parole arabophone de l’armée israélienne, Avichay Adraee, a affirmé que Hassan Atoui était un « membre central et hautement actif de l’unité de défense aérienne du Hezbollah ». Il aurait, selon lui, « supervisé des opérations de reconstruction et des efforts d’armement au sein de cette unité, dont il constituait l’un des principaux experts techniques, tout en étant impliqué dans les relations et les importations d’équipements en provenance des dirigeants de l’unité en Iran ».

Le député Ali Fayad, bloc du Hezbollah, a fortement dénoncé cette attaque. « L’attaque a eu lieu à un moment et en un endroit très fréquenté, et un véritable massacre a été évité de justesse », a-t-il ajouté. Pour lui, « c’est une preuve supplémentaire de la monstruosité des attaques israéliennes quotidiennes sur les habitants du Liban-Sud ». Le député du Hezbollah en a profité pour tacler le gouvernement, qu’il a invité à « plaider la cause des Libanais du Sud, cibles des Israéliens tous les jours, au lieu de perdre son temps à régler des questions secondaires », dans une claire allusion à l’incident de Raouché (illumination de la Grotte aux pigeons avec les portraits des deux anciens secrétaires généraux du parti assassinés) et de la suspension d’une association du Hezbollah en Conseil des ministres dans le cadre de cette affaire, accusée de ne pas s’être conformée aux directives officielles qui interdisaient toute projection.

M. Fayad a ainsi demandé au gouvernement de plaider la cause des Libanais du Sud devant les instances internationales, estimant qu’il avait promis de le faire alors que les agressions israéliennes se poursuivent impunément.

Toujours dans le sud du pays, un drone israélien a largué en milieu d’après-midi une bombe incendiaire sur la zone de Houra, à la périphérie de Kfar Kila (caza de Marjeyoun), provoquant un incendie, a rapporté notre correspondant. Dans la matinée, l’armée israélienne avait également mené une opération de ratissage à l’aide de mitrailleuses depuis le site de Roueissat el-Alam, visant les hauteurs contestées et les abords du village de Kfarchouba (caza de Hasbaya).

Dans la Békaa, au moins trois frappes israéliennes ont visé les hauteurs de Harbata, tandis que d’autres raids ont touché les abords de plusieurs villages situés sur les hauteurs du Hermel. L’armée israélienne a affirmé avoir « frappé plusieurs cibles terroristes du Hezbollah dans la région de la Békaa, notamment des camps appartenant à l’unité de la Force al-Radwan, où des éléments du Hezbollah avaient été repérés ». Selon les informations de notre correspondante dans la région, Sarah Abdallah, ces frappes n’ont fait aucun blessé.

Affaibli militairement par la récente guerre contre Israël, qui a fait plus de 4.000 morts au Liban, le Hezbollah, longtemps force politique et militaire dominante, subit désormais de fortes pressions pour remettre ses armes à l’État. L’armée libanaise a présenté début septembre un plan de désarmement du Hezbollah et a rendu compte lundi de son application lors d'un Conseil des ministres. Depuis la décision prise en deux temps début août et ajustée début septembre, le gouvernement a consacré la restauration du monopole d’État sur les armes et chargé l’armée d’élaborer et de mettre en œuvre un plan de désarmement. Le Hezbollah, qui a accepté fin novembre 2024 un cessez-le-feu avec Israël mettant fin à 13 mois de combats, refuse quant à lui de remettre ses armes, du moins tant que l’armée israélienne occupe encore six points qu'elle juge « stratégiques » le long de la frontière et poursuit des frappes quasi-quotidiennes sur le pays.

Le calme précaire qui régnait tout au long du week-end a été rompu lundi après-midi par une série de frappes israéliennes d’envergure dans la Békaa, visant, selon l’armée israélienne, « des infrastructures du Hezbollah ». Peu avant, une frappe de drone au Liban-Sud avait coûté la vie à un couple et blessé quatre personnes à Nabatiyé, selon un bilan du ministère de la Santé. Le couple se trouvait à bord d’une voiture sur la route de Zebdine à Nabatiyé, selon les informations de notre correspondant au Liban-Sud, Mountasser Abdallah. L’homme, Hassan Atoui, originaire de Kfar Kila (caza de Marjeyoun), était devenu aveugle après avoir été blessé lors de l’explosion simultanée de bipeurs en septembre 2024, une attaque perpétré par Israël qui avait fait près de 3000 blessés. Son épouse, Zeinab...