Au Liban-Sud, presque chaque maison a perdu un fils. Photo Mohammad Yassine/L'Orient-Le Jour

C’était il y a un an. Le 27 septembre 2024, à 18h21, tout le monde se fige à Beyrouth. Plus de 80 bombes israéliennes viennent d’être larguées en l’espace de quelques secondes sur la banlieue sud de la capitale, laissant présager l’inimaginable dans la rue chiite et au-delà : le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, est visé. Quelques heures plus tard, on apprendra que le leader chiite est mort.
Un an plus tard, où en est le Hezbollah alors que son désarmement est au cœur de l’actualité libanaise ? Comment la base populaire du parti vit-elle ces développements ?


Un an sans Nasrallah : la base populaire du Hezbollah dans tous ses états

Avec la disparition du « sayyed », la base populaire du Hezbollah a perdu son « père », son « protecteur », sa « fondation », celui qu’elle a érigé en saint. Un an après son assassinat par l’armée israélienne, elle se sent « orpheline ». Le deuil semble impossible. Lyana Alameddine l’a rencontrée.

(Sur)vivre sans Nasrallah : comment le Hezbollah tente de se réinventer

C'était il y a tout juste un an. Le 27 septembre, le Hezbollah s'apprêtait à perdre son leader suprême Hassan Nasrallah. Depuis, il lui a fallu apprendre à le survivre, et à s'adapter. Contrôle du groupe, nouvelles instances, réorientation politique, fin de l'ère des missiles... Qu'est-il devenu ? Nemtala Eddé, Salah Hijazi et Malek Jaddah ont enquêté.

27 septembre 2024, 18h21, « tout le monde se fige » : des Libanais racontent l’assassinat de Hassan Nasrallah

Nous sommes le 27 septembre 2024, il est 18h21, et « tout le monde se fige ». Le bruit qui vient de retentir au Liban ne ressemble à aucun autre. Et pour cause : en plein cœur de la banlieue sud de Beyrouth, Israël vient d’assassiner Hassan Nasrallah. Mais ça, personne ne le sait encore. Zeina vous raconte à nouveau cette journée, à travers des témoignages de Libanais.

« J'y viendrais même du fin fond du monde » : prières et confidences au mausolée de Hassan Nasrallah

« Quand j’ai des soucis, je lui parle et il me tend l'oreille. C’est mon ange gardien ». Près d'un an après l'assassinat de Hassan Nasrallah, le mausolée érigé en son honneur ne désemplit pas. Yara Sarkis s’y est rendue.

Un an après la guerre de septembre, ces familles libanaises toujours sur le seuil de l’attente…

Presque dans chaque maison du Liban-Sud, un fils, un frère ou un mari a été perdu dans la guerre de 2024. Il y a ceux qui sont morts et enterrés et qui ont désormais une tombe où leurs proches viennent leur parler et se recueillir. Mais il y a aussi ceux qui ne sont jamais revenus et dont le nombre est inconnu. On les appelle les « disparus au combat », et pour leur famille, leur sort n’est toujours pas scellé : ni morts ni vivants, mais attendus jusqu'à ce jour. Ils se sont confiés à notre correspondant Mountasser Abdallah.

Du Hezbollah ou de l'État, qui est vraiment tombé à Raouché ?

La projection du visage de Nasrallah sur la Grotte aux pigeons pourrait s’apparenter à un « 7-Mai politique » : un assaut, mais par l’occupation des symboles et l’humiliation des institutions. Qu’est-ce que cela dit du Hezbollah ? Mais alors qu'après la cérémonie, Wafic Safa a remercié les chefs de l’armée et des FSI pour avoir « participé à sa réussite », qu’est-ce que cela dit aussi de l’État aujourd’hui ? Rita Sassine commente l’actualité qui a marqué la semaine dernière.

« Votre rocher, vous irez vous y cacher bientôt comme des cafards, toi Nawaf et ton copain Joseph »

Ce 25 septembre, la désobéissance civile avait des milliers de visages sur la corniche de Beyrouth. Dans les rues bondées de Raouché, ils étaient nombreux à se bousculer pour apercevoir le doigt d’honneur fait à l’État, lors d'une commémoration de l’assassinat de Nasrallah qui a rapidement viré au lynchage de Nawaf Salam. Un reportage de Caroline Hayek.

Bipeurs piégés : le jour où « l’enfer s’est abattu » sur les hôpitaux libanais

7 septembre 2024, 15h30. Des milliers de petites bombes, nichées dans des bipeurs, sèment l’effroi au Liban. Très vite, une vague de « gueules cassées » déferle sur les hôpitaux, dans l'incompréhension générale. Pour le personnel, qui doit opérer à la chaîne, la nuit promet d'être longue. Un an après l'attaque des bipeurs, ils nous ont raconté cette journée.


C'était une beau jour pour le Liban ...
16 h 49, le 29 septembre 2025