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Environnement - Climat

Sécheresse au Liban : le lac Qaraoun atteint son niveau le plus bas jamais enregistré

L’Office national du Litani a indiqué à Reuters que les apports de ce lac pendant la saison humide n’ont pas dépassé 45 millions de mètres cubes en 2025, soit une fraction de la moyenne annuelle

Sécheresse au Liban : le lac Qaraoun atteint son niveau le plus bas jamais enregistré

Le lac Qaraoun, le plus grand réservoir du Liban, le 9 juillet 2025. Photo Aziz Taher/Reuters

Le directeur de l’Office national du Litani, Sami Alawiyé, a fait état lundi à l'agence Reuters d'une pénurie d’eau dans toutes les régions et bassins hydrauliques au Liban ». Les niveaux d’eau du lac de Qaraoun, le plus grand réservoir naturel du Liban, situé sur le fleuve du Litani, ont chuté à des niveaux « historiquement bas », menaçant selon lui l’agriculture, la production d’électricité, et l’approvisionnement en eau potable.

L’Office national du Litani a ainsi indiqué que les apports du lac de Qaraoun pendant la saison humide de 2025 n’ont pas dépassé 45 millions de mètres cubes, soit une fraction de la moyenne annuelle de 350 millions de mètres cubes. L’année dernière, ce chiffre atteignait 230 millions. « Il y a eu des années de sécheresse en 1989, 1990 et 1991, mais cette année est la plus sèche », a constaté M. Alawiyé. De plus, « l’eau actuellement disponible dans le lac de Qaraoun, soit environ 61 millions de mètres cubes, est inutilisable en raison d’une pollution sévère », a-t-il ajouté.

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Les centrales hydroélectriques reliées au bassin du Litani ont été mises à l’arrêt, a précisé le responsable, ce qui a provoqué des pertes financières et aggravé le rationnement du courant imposé par le fournisseur public Électricité du Liban. « Deux facteurs sont en jeu : la baisse des précipitations et la pression sur les nappes phréatiques », a-t-il expliqué. L’approvisionnement dans certaines zones a également été réduit de 20 heures à 10 heures par jour. Et dans la région fertile autour du village de Qaraoun, dans la plaine de la Békaa, les agriculteurs ressentent déjà l’impact, révèle l’enquête.

Suzy Hoayek, conseillère auprès du ministère de l’Énergie et de l’Eau à Beyrouth, a annoncé de son côté le lancement dans dix jours d’une campagne nationale de sensibilisation à la réduction de la consommation. « La chose la plus importante est de gérer la demande », a-t-elle déclaré dans des propos cités par Reuters.

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De son côté, la ministre de l’Environnement Tamara el-Zein avait affirmé le 10 juin dernier, au cours de l’inauguration de l’exposition « Weaving Fever » au Centre de l’Autorité nationale du fleuve Litani, s’être « entretenue avec le ministre de l’Agriculture sur le thème de l’eau et de la pénurie qui affecte l'agriculture, l'environnement, le tourisme », selon les informations de notre correspondante Sarah Abdallah. Mme El-Zein avait ajouté avoir discuté des « répercussions (de la sécheresse), dont les incendies », fréquents ces derniers temps au Liban.

Le lac de Qaraoun n'est pas le seul affecté par le manque d'eau à la suite de l'hiver 2024-2025 au Liban : les ressources disponibles dans d'autres régions, dont celles du barrage de Chabrouh, à Faraya, se raréfient elles aussi cet été.

Le directeur de l’Office national du Litani, Sami Alawiyé, a fait état lundi à l'agence Reuters d'une pénurie d’eau dans toutes les régions et bassins hydrauliques au Liban ». Les niveaux d’eau du lac de Qaraoun, le plus grand réservoir naturel du Liban, situé sur le fleuve du Litani, ont chuté à des niveaux « historiquement bas », menaçant selon lui l’agriculture, la production d’électricité, et l’approvisionnement en eau potable.L’Office national du Litani a ainsi indiqué que les apports du lac de Qaraoun pendant la saison humide de 2025 n’ont pas dépassé 45 millions de mètres cubes, soit une fraction de la moyenne annuelle de 350 millions de mètres cubes. L’année dernière, ce chiffre atteignait 230 millions. « Il y a eu des années de sécheresse en 1989, 1990 et 1991, mais cette année...
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