La devanture de la Banque du Liban à Hamra. Photo F.G.
La Banque du Liban (BDL) a annoncé lundi la signature d’un accord de coopération avec K2 Integrity, une société américaine de conseil en matière de risques et de conformité dans le domaine de la criminalité financière. Cette démarche s’inscrit dans les efforts de la BDL de « lutter contre l’expansion de l’économie informelle et contrer toutes formes d’activités illégales et frauduleuses », indique-t-elle dans un communiqué.
« Cette initiative intervient dans le contexte de la volonté de la BDL de sortir de la « liste grise » du Groupe d’action financière (GAFI) », poursuit la BDL. Ce dernier avait placé le Liban sous surveillance renforcée le 25 octobre 2024, le pays s’étant engagé à résoudre rapidement les déficiences stratégiques identifiées dans les délais convenus, afin d’éviter d’être inclus dans la « liste noire » des pays non coopératifs, suite à quoi il pourrait être exclu du système financier mondial.
Dans le cadre de ses fonctions, K2 Integrity « fournira le soutien technique et consultatif nécessaire pour l’adoption et la mise en œuvre de mesures renforçant les systèmes de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme au Liban », précise la BDL.
La société K2 Integrity a été cofondée par les frères Jules et Jeremy Kroll, le premier étant également le fondateur du cabinet d’audit Kroll, vendu en 2004. La société Kroll avait été présélectionnée en 2020 pour mener un audit juricomptable des comptes de la BDL avant d’être écartée au profit du cabinet Alvarez & Marsall, en partie à cause de pressions politiques liées à ses liens supposés avec Israël.
La BDL « s’appuiera sur l’expertise spécialisée et la présence internationale de K2 Integrity pour élaborer et mettre en œuvre un plan d’action rigoureux visant à identifier les lacunes systémiques, combler les vides réglementaires et œuvrer à la restauration de la confiance dans le système financier libanais, tant au niveau national qu’international », conclut la banque centrale.
« Il s’agit d’une bonne nouvelle pour le Liban », note un expert du secteur sous couvert d’anonymat. « Les juridictions qui ont recours à ce genre de sociétés accélèrent d’habitude la mise en place des réformes demandées, augmentant leurs chances d’une sortie de la liste grise du GAFI », abonde un autre.



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cette Ste-Conseil fera vite fait ses valises, vite fait realisera l'impossibilite de traiter avec une crasse politico/economico/ financiere aussi mafieuse .
08 h 55, le 17 juillet 2025