Des proches inspectent les destructions à Kfar Kila, dans le caza de Marjeyoun au Liban-Sud, en juillet 2024. Photo Mohammad Yassine
Israël devrait informer Washington qu'il ne se retirera pas du Liban après le délai de 60 jours de cessez-le-feu entre le Hezbollah et l'État hébreu, qui prend fin le 27 janvier, a rapporté la radio de l'armée israélienne, citée par des médias locaux.
Israël devrait également faire savoir aux États-Unis qu'il n'autorisera pas les habitants des villages libanais proches de la frontière à rentrer chez eux, a ajouté la radio. Selon l'accord de cessez-le-feu, entré en vigueur le 27 novembre, Israël doit se retirer du Liban dans les 60 jours suivant cette date.
La semaine dernière, des sources de l'armée israélienne ont déclaré au quotidien israélien Haaretz qu'elle « se prépare à la possibilité de rester au Liban-Sud au-delà des 60 jours prévus par l'accord de cessez-le-feu ». « Ce report aura lieu si l'armée libanaise ne remplit pas les obligations prévues par l'accord et ne parvient pas à reprendre le contrôle total du Liban-Sud », ont-elles précisé. Dans un tel scénario, l'armée israélienne « devrait rester sur place jusqu'à ce que l'armée libanaise puisse remplir ses engagements. »
Le cessez-le-feu qui a mis fin à la guerre entre le Hezbollah et Israël est entré en vigueur le 27 novembre 2024. Depuis, Beyrouth a condamné à plusieurs reprises des centaines de violations de l’accord par Israël, qui accuse lui aussi le Liban de violations. Le 24 décembre, le ministère libanais des Affaires étrangères a déposé une plainte auprès du Conseil de sécurité de l’ONU, condamnant les violations répétées par Israël du cessez-le-feu et de la résolution 1701.
Pendant ce temps, l’armée israélienne poursuit ses opérations au Liban-Sud, occupant certains villages frontaliers, procédant à des destructions et empêchant des habitants de rentrer chez eux. Au moins 36 personnes ont été tuées par les frappes israéliennes depuis le début de la trêve. À ce jour, le Liban a signalé jusqu’à 800 violations, selon une source proche du comité de surveillance.



Aucun pays n'a de la sympathie ni de l'empathie vis á vis d'une milice bête et sanguinaire. A cause d'elle aucun pays n'a de la sympathie et de l'empathie pour un gouvernement qui est á sa botte.
11 h 05, le 05 janvier 2025