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Vocalises guerrières


Proche-Orient, terre des paradoxes ! D’un côté, le drame: les coups de boutoir du butor Netanyahué, les Palestiniens réduits à déguerpir dare-dare ou à virer steak tartare. De l’autre, le cirque : les vieux canassons résiduels libanais, qui se croient obligés de faire leur numéro à la télé et sur les réseaux.

Version plouc de la grenouille provençale qui voulait se faire aussi grosse que le bœuf japonais Wagyu, Istiz Nabeuh s’est fendu d’une déclaration bien torchée à l’adresse des ambassadeurs du quintette. Une bave dont les termes méritent de passer à la postérité. Extraits du délire : « Nous, numéro deux depuis trois décennies d’une République peau de bananière, vous demandons de faciliter l’élection présidentielle, mais sans exercer de veto sur un candidat particulier. » Comprendre : le Franju est intouchable, même si les deux tiers des Libanais d’en bas n’en veulent pas. Suit ensuite une volée de bois vert à l’adresse de son quasi homologue en gériatrie américain Battlin’ Joe Biden, dont la politique n’est pas sa cup of tea. Ça y est, le sous-fifre de l’axe de la résistance vient d’ouvrir un nouveau front ! Pour se calmer, l’Ancêtre de la Maison-Blanche a dû s’enfourner une sorbetière complète de sa glace favorite aux pépites de chocolat.

Depuis, c’est la curée ! Chaque croûton local veut donner son avis historique sur le matraquage hystérique des Hébreux au Liban-Sud. Requinqué par le vide présidentiel et le gouvernement de Mikou placé sous poumon artificiel, notre brave ministre du Dehors bombe le torse. Cet inconsolable orphelin d’Orangina enfourche son blanc destrier et jure qu’Israël ne sortira pas gagnant de la guerre de Gaza. Yoav Gallant en tremble encore !

Même le derviche tourneur de Moukhtara, pourtant d’habitude plus subtil, tricote des cottes de maille pour les Palestiniens et se prépare à virer sa cuti dans la présidentielle. Et l’on passe sur l’ineffable Naïm Kassem, le lumineux Ali Khreis, le jovial Mohammad Raad, tous prêts à réduire Américains et Israéliens en charpie… si seulement on ne s’avisait pas de les retenir. Une brochette de seconds couteaux sans manche auquel il manque la lame.

Entre ceux qui tressent des lauriers aux Ben Abdel-Zizou d’Arabie, ceux qui jouent les rase-moquette devant Bachar d’Assadie et ceux qui se consument d’amour pour le chah persan barbu, on n’est pas sortis de l’auberge. Quelles sont leurs vraies intentions ? Il serait bon qu’ils les précisent sans trop tarder, avant que la guignolade ne finisse dans la panade.

À regarder tout ce barnum, jamais on n’aurait pu penser que le Liban regorgeait d’autant de titans guerriers. Les recruteurs du Hamas n’auront qu’à se baisser pour embaucher des kamikazes.

Vivement Yehia Sinouar à Baabda pour que tout s’arrange !

gabynasr@lorientlejour.com

Proche-Orient, terre des paradoxes ! D’un côté, le drame: les coups de boutoir du butor Netanyahué, les Palestiniens réduits à déguerpir dare-dare ou à virer steak tartare. De l’autre, le cirque : les vieux canassons résiduels libanais, qui se croient obligés de faire leur numéro à la télé et sur les réseaux. Version plouc de la grenouille provençale qui voulait se faire...
commentaires (2)

HOMMAGE GABY NASR. INSURPASSABLE. JE ME DEMANDE QU,EN LIRAIT-ON SI VOUS ENGAGEZ VOTRE CANONNADE NUCLEAIRE.

LA LIBRE EXPRESSION

12 h 26, le 09 février 2024

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Commentaires (2)

  • HOMMAGE GABY NASR. INSURPASSABLE. JE ME DEMANDE QU,EN LIRAIT-ON SI VOUS ENGAGEZ VOTRE CANONNADE NUCLEAIRE.

    LA LIBRE EXPRESSION

    12 h 26, le 09 février 2024

  • Excellent comme d’habitude.

    Sissi zayyat

    10 h 29, le 09 février 2024

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