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Politique - Crise au Liban

Frangié : Je n’envisage pas de me retirer de la course à la présidentielle

Le chef des Marada n'est pas contre une extension du mandat du  commandant en chef de l’armée, mais estime qu'il s'agit « d'une option parmi d'autres ».

Frangié : Je n’envisage pas de me retirer de la course à la présidentielle

Le chef des Marada Sleiman Frangié à Zghorta, le 11 juin 2023. Photo Nabil Ismaïl

Le chef du courant Marada Sleiman Frangié a annoncé jeudi soir qu’il n’envisageait pas de se retirer de la course à la présidence de la République, le poste étant vacant depuis plus d'un an après la fin du mandat de Michel Aoun le 31 octobre 2022.

Cette vacance à la magistrature suprême traîne en longueur alors que le Liban-Sud est le théâtre d'un échange quotidien de bombardements entre le Hezbollah et Israël, depuis le début du conflit entre l'Etat hébreu et le Hamas.

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Et Sleiman Frangié dans tout ça ?

Lors d’un débat politique sur la chaîne LBCI, le leader chrétien a déclaré : « Je n’envisage pas de me retirer (de la course à la présidentielle). Je suis ouvert à tout dialogue ou discussion ». L’allié du Hezbollah et proche du régime syrien a précisé qu’ « on ne peut pas minimiser le sujet de la présidence en cette période sensible ». « Sans consensus, il n’y aura pas de président, a-t-il insisté. Il doit y avoir un dialogue et un consensus avec la participation de tous, a minima ».

Sleiman Frangié est le candidat du tandem chiite Hezbollah-Amal à la présidence. Selon certains observateurs, l’opération « Déluge d’al-Aqsa » menée par le Hamas, le 7 octobre dernier en territoire israélien, a été perçue comme favorable à la candidature du chef des Marada.

Guerre inévitable ?

« La gestion de l'État, la question des déplacés (syriens), la question du droit au retour (des réfugiés palestiniens) et la nécessité d'élire un président sont des questions dont nous avons convenu avec Gebran Bassil (chef du Courant patriotique libre, lors d'une réunion le 25 octobre) et j'ai souligné qu’on ne peut imposer de conditions à la Résistance (Hezbollah) », a-t-il dit.

Sleiman Frangié a affirmé dans ce contexte que la « Résistance ne veut pas la guerre, qu’elle agit avec sagesse, mais que si l’ennemi impose la guerre, celle-ci serait inévitable ».

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Le sort de Joseph Aoun au cœur d'une nouvelle guéguerre interchrétienne

Depuis le début du conflit entre Israël et le Hamas, Sleiman Frangié et Gebran Bassil ont affiché leur unité, face au risque de voir le Liban emporté dans la guerre opposant le mouvement islamiste palestinien à l’Etat hébreu, sur fond d’implication du Hezbollah. Les deux leaders chrétiens, tout deux alliés du parti chiite, ne sont pas d’accord cependant sur le dossier de la présidentielle et le chef du CPL est farouchement opposé à la candidature de Sleiman Frangié.

Refus de toute nomination en période de vacance présidentielle

Évoquant le commandant en chef de l’armée, le général Joseph Aoun, dont le mandat arrive à terme le 10 janvier 2024, le chef des Marada a assuré son « soutien à toute initiative qui protègerait l’institution militaire ». « Nous refusons néanmoins toute nomination en période de vacance présidentielle », a-t-il insisté.

« Je ne suis pas contre une extension du mandat commandant en chef de l’armée. La prolongation est une option parmi d'autres, car nous devons permettre à l’institution militaire de poursuivre sa mission. Si le Hezbollah n’a aucun problème avec Joseph Aoun, il est engagé à mes côtés, en tant que candidat à la présidence de la République », a-t-il souligné.

Le général Aoun est officieusement considéré au Liban et à l'étranger comme un candidat sérieux à la présidentielle.

Se prononçant sur un autre plan sur le conflit entre Israël et le Hamas, le leader chrétien du Liban-Nord a estimé que « c’est l’équilibre de la terreur qui protège le Liban. Frapper le Liban n’est plus une promenade de santé pour Israël et les forces de la Résistance l’ont forcé à revoir ses calculs ».

Le chef du courant Marada Sleiman Frangié a annoncé jeudi soir qu’il n’envisageait pas de se retirer de la course à la présidence de la République, le poste étant vacant depuis plus d'un an après la fin du mandat de Michel Aoun le 31 octobre 2022.Cette vacance à la magistrature suprême traîne en longueur alors que le Liban-Sud est le théâtre d'un échange quotidien de...

commentaires (8)

Frangieh a parfaitement raison ? C'est juste le moment ou il faut afficher, voire exacerber, les divisions entre Libanais ?

Michel Trad

18 h 37, le 10 novembre 2023

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Commentaires (8)

  • Frangieh a parfaitement raison ? C'est juste le moment ou il faut afficher, voire exacerber, les divisions entre Libanais ?

    Michel Trad

    18 h 37, le 10 novembre 2023

  • Le terme de "Résistance" ne doit jamais être prononcé au Liban pour la simple raison que la veritable "Résistance" n'a existé qu'en France lors de l'occupation allemande de 1939 à 1945. Aussitôt la guerre finie, chacun est rentré chez lui et la Résistance a fermé sa porte définitivement.

    Un Libanais

    17 h 54, le 10 novembre 2023

  • A la fin du compte les chrétiens du Liban feront la fin des chrétiens du moyen orient , une triste fin ça me donne des larmes aux yeux mon Liban que j’ai connu n’existera plus

    Eleni Caridopoulou

    17 h 52, le 10 novembre 2023

  • On se demande finalement comment un "candidat naturel" maintient sa candidature sans qu'elle soit officiellement déclarée. Ce sont ces tractations qui nous dépassent. Dans le baromètre régional, ils (candidats) sont sur le qui-vive, en attendant je ne sais quelle opportunité, mais in fine, qui est le candidat de que quelle formation pour l'emporter ? Ils parient sur les développements régionaux, mais que c'est triste, pour ne pas écrire déshonorant de tirer une gloire d'après une telle tragédien...

    Nabil

    15 h 23, le 10 novembre 2023

  • DANS LA GRANDE ETABLE ON BROUTE ENCOR DE L,HERBE SECHE ET DE L,AVOINE.

    LA LIBRE EXPRESSION

    12 h 50, le 10 novembre 2023

  • C'est en tout cas, à la lumière du discours de demain, celui du Secrétaire général, qu'on lira plus clairement le sort de la présidentielle. Tout est dans la teneur de ce discours, mais en cas de mise à l'écart d'un conflit généralisé, (par miracle, je n'en sais rien), qui refuserait au Hezb son choix.

    Nabil

    12 h 05, le 10 novembre 2023

  • ""Si le Hezbollah n’a aucun problème avec Joseph Aoun, il est engagé à mes côtés, en tant que candidat à la présidence de la République », C'est là, la clé du maintien de sa candidature. Il a le vent en poupe, croyant avoir plus de chance de l'emporter par l'attitude du Hezb durant ce conflit. Le principe est simple, qui peut se permettre de défier le Hezb après avoir épargner au Libanais l'entrée en guerre sur tout le territoire. Cela s'appelle au Liban : l'influence des ingérences extérieures. On est donc en présence de deux candidature, Aoun et Frangié, et c'est le Hezb qui décide...

    Nabil

    12 h 00, le 10 novembre 2023

  • surtout pas celui la...pour faire du Liban La grande Syrie !!...les syriens (les 3Millions) sont tjs chez nous...

    Marie Claude

    11 h 58, le 10 novembre 2023

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