Illustration Joseph EL-HOURANY
En fin de journée la lumière recouvre le pays d’une couche de roses et d’ors qui transforme ses façades hideuses en palais de miroirs. La laideur recule jusqu’à se faire oublier. Ce tour de magie fait songer à la soudaine arrivée d’un sourire sur un visage que l’on croyait amorphe. Un feu s’éteint dans un paysage qui s’allume. De la montagne à la mer, les paysages se rejoignent et s’épousent comme de l’eau. Le pays redevient lui-même. Il redevient un pays. C’est elle, c’est la lumière, notre boussole. C’est à elle que nous devons la part intacte de nos vies. Chaque soir, à l’heure où le soleil se couche, nous avons sous les yeux l’image de ce qui ne se détruit pas.
En fin de journée la lumière recouvre le pays d’une couche de roses et d’ors qui transforme ses façades hideuses en palais de miroirs. La laideur recule jusqu’à se faire oublier. Ce tour de magie fait songer à la soudaine arrivée d’un sourire sur un visage que l’on croyait amorphe. Un feu s’éteint dans un paysage qui s’allume. De la montagne à la mer, les paysages se rejoignent et s’épousent comme de l’eau. Le pays redevient lui-même. Il redevient un pays. C’est elle, c’est la lumière, notre boussole. C’est à elle que nous devons la part intacte de nos vies. Chaque soir, à l’heure où le soleil se couche, nous avons sous les yeux l’image de ce qui ne se détruit pas.


Merci Joseph et Dominique pour le baume de votre dessin, de tes mots, après la lecture des "bruits sourds de l'effondrement du Liban". Merci de me rappeler cette lumière si belle, que j'aime tant et qui me manque...
11 h 51, le 15 août 2023