Kaouther Ben Hania : Dans la Tunisie postrévolutionnaire, il n’y a pas de censure
Pour la première fois en un demi-siècle, un film tunisien est en compétition officielle au Festival de Cannes. Avec « Les filles d’Olfa », Kaouther Ben Hania consolide son statut de réalisatrice acharnée et affranchie, deux ans après sa nomination aux oscars pour « L’homme qui a vendu sa peau ». Entre deux projections, rencontre sur la Croisette.
OLJ / Propos recueillis par Karl RICHA, à Cannes ,
le 23 mai 2023 à 00h00
La réalisatrice tunisienne Kaouther Ben Hania dont le film est en lice pour la Palme d’or à Cannes. AFP
19 mai 2023. Il est presque minuit et la salle Lumière du Palais des festivals à Cannes ovationne le casting des Filles d’Olfa, le nouvel opus de la cinéaste Kaouther Ben Hania, en lice pour la Palme d’or. La réalisatrice tunisienne ne cache pas son émotion de voir son cinquième long-métrage aussi chaleureusement accueilli. Originaire de Sidi Bouzid, le berceau de la révolution de 2011 qui a fait tomber le régime de Ben Ali, elle semble visiblement soulagée au lendemain de cette projection. Au travers de ses films et documentaires, elle ne cesse de s’interroger sur la Tunisie pré et postrévolution du Jasmin qui a bousculé le milieu cinématographique du pays, faisant de ce dernier une quasi-exception dans une région rongée par la censure. Après L’homme qui a vendu sa peau, Kaouther Ben Hania revient avec un documentaire-fiction qui...
19 mai 2023. Il est presque minuit et la salle Lumière du Palais des festivals à Cannes ovationne le casting des Filles d’Olfa, le nouvel opus de la cinéaste Kaouther Ben Hania, en lice pour la Palme d’or. La réalisatrice tunisienne ne cache pas son émotion de voir son cinquième long-métrage aussi chaleureusement accueilli. Originaire de Sidi Bouzid, le berceau de la révolution de 2011 qui a fait tomber le régime de Ben Ali, elle semble visiblement soulagée au lendemain de cette projection. Au travers de ses films et documentaires, elle ne cesse de s’interroger sur la Tunisie pré et postrévolution du Jasmin qui a bousculé le milieu cinématographique du pays, faisant de ce dernier une quasi-exception dans une région rongée par la censure. Après L’homme qui a vendu sa peau, Kaouther Ben Hania revient avec un...
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