Nasri Sayegh, le faire, le défaire et l’effacement libanais
Comment cerner Nasri Sayegh ? Comment limiter un pluriartiste qui n’arrive pas à se limiter lui-même aux multiples pratiques qu’il met en œuvre, tant pour explorer le monde avant qu’il ne s’efface que pour le fixer pour l’empêcher de s’effacer ? L’animateur de Radio Karantina, par ailleurs photographe et chroniqueur d’une poignée de lieux et monuments qui l’obsèdent, dissèque pour le lecteur son univers compulsif.
Le 1er mars, plusieurs artistes, dont le tandem Joreige-Hadjithomas, étaient réunis autour de Nasri Sayegh pour interroger sa quête et ses multiples pratiques et échanger des points de vue. « Vivre de son art est une antithèse, pour moi comme pour beaucoup de mes amis, collègues, compagnons. Mais nous n’avons pas le choix », commente Nasri Sayegh qui photographie puis efface, estompe, décolore, inverse, fait disparaître le contexte. Ailleurs, il accole des bouts de films de danse sur des musiques qui n’ont rien à voir, fusionnant au final les cultures avec une éblouissante évidence. Il lui arrive de broder ses images comme on suture ou comme on grave, pour les sauver et les soustraire au temps dévorateur : « J’ai appris la broderie à l’âge de 6 ans avec ma maîtresse d’école. Ma première broderie était un Mickey Mouse...
Le 1er mars, plusieurs artistes, dont le tandem Joreige-Hadjithomas, étaient réunis autour de Nasri Sayegh pour interroger sa quête et ses multiples pratiques et échanger des points de vue. « Vivre de son art est une antithèse, pour moi comme pour beaucoup de mes amis, collègues, compagnons. Mais nous n’avons pas le choix », commente Nasri Sayegh qui photographie puis efface, estompe, décolore, inverse, fait disparaître le contexte. Ailleurs, il accole des bouts de films de danse sur des musiques qui n’ont rien à voir, fusionnant au final les cultures avec une éblouissante évidence. Il lui arrive de broder ses images comme on suture ou comme on grave, pour les sauver et les soustraire au temps dévorateur : « J’ai appris la broderie à l’âge de 6 ans avec ma maîtresse d’école. Ma première...
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