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Politique - Fête de l'Indépendance

"Nous ne permettrons aucune atteinte à la paix civile" au Liban, prévient le chef de l'armée

Le défilé militaire annulé en raison de la vacance présidentielle. 

Le commandant en chef de l'armée libanaise, Joseph Aoun, le 8 mars 2021. Photo d'archives de l'armée libanaise.

Le commandant en chef de l'armée libanaise, le général Joseph Aoun, a prévenu lundi, à la veille du 79ème anniversaire de l'indépendance du Liban, que la troupe "ne permettra aucune atteinte à la paix civile", alors que le pays traverse la pire crise économique de son histoire depuis la guerre civile (1975-1990) à laquelle s'ajoute une crise politique.

Depuis le 1er novembre, le Liban est entré dans une vacance politique inédite au niveau de l'Exécutif, sans président et avec un gouvernement d'expédition des affaires courantes. Cette situation fait craindre des dérapages sécuritaires selon plusieurs observateurs, l'armée et les forces de sécurité étant elles-mêmes touchées de plein fouet par la crise.

Portrait

Joseph Aoun, l’équilibriste qui peut faire consensus

Le général Aoun a également rappelé le "succès" de l'accord récemment conclu avec Israël sous l'égide des États-Unis au sujet de la frontière maritime entre les deux pays. Néanmoins, il a exhorté les autorités à assurer "la protection et le suivi" de cet accord, fruit de longues négociations.

Demain mardi 22 novembre, le Liban célébrera le 79ème anniversaire de son indépendance, en l'absence d'un président de la République et d'un Premier ministre de plein exercice. Le cabinet sortant de Nagib Mikati est en effet chargé de l'expédition des affaires courantes depuis mai dernier.

Face à cette situation, le défilé militaire qui se tient généralement le 22 novembre a été annulé, a déclaré lundi un porte-parole de l'armée à L'Orient Today.

Situation sécuritaire et tensions politiques

"Avec l'entrée du pays en vacance présidentielle et la montée des tensions politiques, protéger la sécurité et la stabilité reste notre priorité", a affirmé l'officier supérieur dans son ordre du jour lundi à la troupe. Dans des propos rapportés par l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), le chef de l'armée a ensuite prévenu : "Nous ne permettrons aucune atteinte à la paix civile, ni aucune perturbation, quels qu'en soient les objectifs. Notre mission était de protéger le Liban, son peuple et sa terre, et le restera", a-t-il ajouté.

Début novembre, le général Aoun, dont le nom est évoqué comme candidat potentiel à la présidence, avait déjà alerté contre le risque de troubles sécuritaires au Liban dans un contexte de vacance. Cette situation "pourrait mener à des tentatives d'exploiter la situation pour porter atteinte à la sécurité", avait-il dit. 

Frontière maritime

Le commandant en chef de l'armée s'est également exprimé sur le dossier de la frontière maritime commune entre le Liban et Israël, un accord historique ayant été conclu à ce sujet le 27 octobre dernier.  "Le succès du dossier du tracé de la frontière représente un message d'espoir pour notre pays, et une étape importante sur la voie de la sortie de crise à travers l'investissement dans une partie des ressources naturelles", a affirmé Joseph Aoun. "Ce succès nécessite la protection et le suivi par les institutions de l'État, dans ce qui sert l'intérêt de la nation et des Libanais", a-t-il souligné.

Le décryptage vidéo

Frontière maritime : quels sont les enjeux, pour le Liban, de l’accord avec Israël ?

L'accord sur la frontière maritime doit permettre d'exploiter le gaz et le pétrole offshore au large du Liban. Mais la crise économique et la vacance totale de l'Exécutif semblent compliquer ce processus, alors qu'Israël s'est déjà lancé dans le forage et l'exploitation de ses ressources.

Le commandant en chef de l'armée libanaise, le général Joseph Aoun, a prévenu lundi, à la veille du 79ème anniversaire de l'indépendance du Liban, que la troupe "ne permettra aucune atteinte à la paix civile", alors que le pays traverse la pire crise économique de son histoire depuis la guerre civile (1975-1990) à laquelle s'ajoute une crise politique. Depuis le 1er novembre, le Liban...
commentaires (13)

L'assassinat de Hariri et de tous les autres n'est pas une atteinte à la vie civile?

yves choueifaty

07 h 22, le 24 novembre 2022

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Commentaires (13)

  • L'assassinat de Hariri et de tous les autres n'est pas une atteinte à la vie civile?

    yves choueifaty

    07 h 22, le 24 novembre 2022

  • Quel paix civile ? Celle de la prise en otage ? La pax irania ?

    Aboumatta

    17 h 35, le 22 novembre 2022

  • BOF!

    Christine KHALIL

    09 h 34, le 22 novembre 2022

  • Quelle independance?

    CW

    03 h 36, le 22 novembre 2022

  • Vos ennemis sont de l’intérieur, des fois malheureusement devant un adversaire vorace et têtu la force devient la seule solution et toute armée nationale doit utiliser la force pour sauver sa patrie et son peuple exterminés (quoi que par d’autres moyens) comme les peuples syriens et iraniens

    Liban Libre

    00 h 10, le 22 novembre 2022

  • Il est l'un des meilleurs commandants de l'armée, et qui ne ménage aucun effort pour sa cohésion. Il est souhaitable qu'il garde ses fonctions militaires le plus longtemps possible tant que le pays n'est pas sorti de crise. Quand à le pousser à la première magistrature, cela ne ferait pas son bonheur car il ne pourra pas arrondir les angles à la libanaise, et serait confronté à des ennuis majeurs.

    Esber

    20 h 31, le 21 novembre 2022

  • Je me souviens quand j’allais au consulat libanais à Milan pour l’indépendance .??

    Eleni Caridopoulou

    18 h 03, le 21 novembre 2022

  • Si vous voulez vraiment proteger la paix civile, alors il faut desarmer ceux qui la menacent : Les milichiens barbus de toutes obediences - sans exceptions - Et les chantres du confessionalisme qui se pretendent "le plus fort de ma confession". Le reste n'est que rodomontances steriles.

    Michel Trad

    16 h 06, le 21 novembre 2022

  • Désolée, C’est parti trop tôt.. (Suite) Comment pouvez vous parlez de protection près l’explosion du port et le meurtre des plusieurs centaines de citoyens sans parler des mutilés et des traumatisés à vie? Où étaient les renseignements de l’armée pour passer à côté d’une telle catastrophe et l’empêcher d’arriver? Assez Monsieur, ne copiez pas les ratés qui ont saccage la république tout en jurant la main sur le cœur qu’ils ont tout fait pour sauver le pays et nous avec. Vous valez mieux que ça. Enfin je l’espère.

    Sissi zayyat

    15 h 46, le 21 novembre 2022

  • La décence veut qu’on ne gratte la plaie. En étalant tout ce que l’armée de n’importe quel pays a le devoir de faire pour protéger ses citoyens ne fait pas de la nôtre un exemple à suivre puisque vous le savez comme nous que vous n’arrivez pas à garantir ne serait-ce que le minimum syndical des droits à la protection de tout le peuple libanais

    Sissi zayyat

    15 h 42, le 21 novembre 2022

  • "Notre mission était de protéger le Liban, son peuple et sa terre, et le restera"... dixit joseph aoun, chef de l'armée libanaise! Sauf que ... l'armée tant chérie par le peuple libanais a faillit sur son devoir de protection du Liban, de son peuple et de sa terre: le liban est désintégré sans institutions valables, laissé à célébrer une indépendance fictive sans tête et sans test...les, le peuple fût attaqué par maintes forces armées sans beneficier de la protection de l'armée, et sa terre est laissée aux maraudeurs de tout genres qui circulent à travers une frontière passoire. Même si la grande majorité des braves soldats sont d'origine chiite, n'empêche qu'ils, ainsi que leurs confrères de l'armée, tiennent à cœur l'institution de l'armée l'unité de la Patrie et la puissance de l'état Libanaid, sinon ils ne seraient tous que faux témoins et oomalas. En finale et malgré tout VIVE LE LIBAN, VIVE LE PEUPLE LIBANAIS et VIVE L'ARMÉE LIBANAISE.

    Wlek Sanferlou

    14 h 46, le 21 novembre 2022

  • On ne demande qu’à vous croire mais soyez lucide et présentez la situation telle qu’elle est réellement à l’ombre d’une milice sur armée et qui s’adonne directement ou indirectement à toutes sortes de trafics maffieux : trafic de drogue, blanchissement d’argent, vol des biens de l’Etat et des particuliers, chantage politique …

    Lecteur excédé par la censure

    13 h 08, le 21 novembre 2022

  • J'aimerais qu'il soit aussi véhément quand au respect des résolutions de l'Onu et le désarmement de la seule milice mafieuse au Liban...

    Zeidan

    11 h 55, le 21 novembre 2022

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