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Culture - Spectacle

« Le Livre de la jungle » selon Akram Khan : Londres sous les eaux

« Le Livre de la jungle » selon Akram Khan : Londres sous les eaux

Le chorégraphe britannique Akram Khan revisite « Le Livre de la jungle » de Rudyard Kipling sous un jour écologiste. Photo Akram Khan Company

Et si Mowgli était réfugiée climatique dans le monde moderne ? Le chorégraphe britannique Akram Khan revisite Le Livre de la jungle de Rudyard Kipling sous un jour écologiste jusqu’au 26 mai à Paris.

« Ce n’est pas le Livre de la jungle traditionnel, Mowgli n’est pas un garçon, mais une fille, ça se passe quelque part à Londres et ça parle de changement climatique », résume Akram Khan à l’AFP après la première de Jungle Book Reimagined dimanche au théâtre du Châtelet à Paris.

Dans cette relecture de la célèbre histoire de Rudyard Kipling, écrite en 1894, le monde moderne est sous les eaux. Les derniers humains ont fui vers les hauteurs. Les animaux, chassés par l’homme, occupent la terre d’en bas.

Mowgli, échouée chez les bêtes, a pour mission de réconcilier les espèces entre elles et de leur « réapprendre à écouter ». « Nous avons perdu la faculté d’écouter la Terre », souligne Akram Khan. Pour lui, l’attention silencieuse est le seul remède contre « la cacophonie de sons » qui nous entoure.

Dans quel état d’esprit serait Mowgli de nos jours ? « Anxieux ! » dit sans détour le metteur en scène, qui a tout de même laissé « un peu de magie et d’espoir » dans son spectacle, aussi destiné aux enfants.

« Je voulais aussi qu’ils soient inspirés et émerveillés » par ce récit en anglais sous-titré « qui transcende le langage », explique-t-il. Malgré un ton souvent grave, l’ours Baloo retrouve par à-coups sa bonhomie et son côté clown qui rappellent sa version Disney.

Les autres animaux sont bien moins tendres, à l’image d’un gang de singes avides de pouvoir, ayant appris « la cruauté des humains ».

« Notre arrogance de penser que nous contrôlons la nature : voilà notre problème », dit le chorégraphe.

« Nous sommes le cancer de la Terre et notre propre cancer », assène-t-il encore en mentionnant la guerre en Ukraine, la destruction de la forêt amazonienne, et les crises humaines et alimentaires qui en découlent.

Akram Khan appelle alors à ralentir, à s’inspirer de la sagesse de l’éléphant, image rémanente du spectacle. Avec lui, « tout est plus lent, plus profond ».

À la résilience, aussi : « Tout est en nous, si vous revenez en arrière, nous étions chasseurs-cueilleurs », à une époque où les humains savaient écouter. « Nous portons notre passé en nous, le corps est un musée vivant. »

Akram Khan reviendra à Paris du 6 au 8 juillet au théâtre des Champs-

Élysées pour Xenos, son ultime show solo en tant que danseur.

Source : AFP


Et si Mowgli était réfugiée climatique dans le monde moderne ? Le chorégraphe britannique Akram Khan revisite Le Livre de la jungle de Rudyard Kipling sous un jour écologiste jusqu’au 26 mai à Paris.« Ce n’est pas le Livre de la jungle traditionnel, Mowgli n’est pas un garçon, mais une fille, ça se passe quelque part à Londres et ça parle de changement climatique »,...

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