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À nos lecteurs - Aux lecteurs

Ce journalisme auquel nous croyons

Même à (presque) cent ans, nous pouvons encore grandir. C’est cette conviction qui nous a poussés à améliorer constamment la qualité de notre offre éditoriale afin de vous proposer un contenu aussi riche et varié que possible. C’est cette conviction qui nous conduit aujourd’hui à nous lancer de plain-pied dans le journalisme d’investigation. Sans renier notre mission première, celle de vous informer et de vous donner les clés de compréhension des enjeux qui secouent le Liban, et plus largement le Moyen-Orient, nous pensons que ce type de journalisme est plus nécessaire que jamais, à l’heure où la redevabilité est l’une des principales revendications des Libanais.

Dans cette logique, nous avons déjà réalisé ces derniers mois de longues enquêtes portant notamment sur la double explosion au port de Beyrouth, le coût faramineux des navires-centrales dans notre politique énergétique (ici et ici) ou encore, plus récemment, au sujet de l’affaire de pédophilie impliquant le prêtre Mansour Labaky (ici et ici).

Mais nous avons décidé de franchir un nouveau pas en nous associant, pour la première fois de notre histoire, à un consortium de médias et d’ONG, pour décrypter la plus grande fuite de données financières d’Afrique, impliquant plusieurs protagonistes libanais. L’enquête « Congo hold-up » s’appuie sur plus de 3,5 millions de documents et de détails concernant des millions de transactions issues de la BGFIBank, obtenus par la Plateforme de protection des lanceurs d’alerte d’Afrique (PPLAAF) et le site d’information français Mediapart et partagés avec leurs partenaires, dont L’Orient-Le Jour. Elle révèle notamment que la filiale congolaise de la banque, qui appartient au clan de Joseph Kabila, l’ancien président de la République démocratique du Congo, compte parmi ses plus gros clients une nébuleuse d’entreprises liées à la fratrie libanaise Tajeddine, dont plusieurs membres sont considérés par les États-Unis comme d’importants contributeurs financiers du Hezbollah. La BGFIBank RDC a permis à des entreprises appartenant à la famille d’accéder au système bancaire international pendant des années, malgré les sanctions américaines. L’argent en question a-t-il fini dans les caisses de la milice chiite ? L’enquête « Congo hold-up » ne permet ni de le confirmer ni de l’infirmer. Elle met en revanche en exergue la persistance de liens entre Tajco, une entreprise accusée par le Trésor américain d’agir comme promoteur immobilier pour le compte du Hezbollah, et la famille Tajeddine. L’investigation dévoile aussi que la filiale suisse de Bankmed a accueilli pendant des années des comptes liés au clan Tajeddine, en dépit de nombreux signaux d’alerte.

En nous associant à ce consortium international, nous avons saisi une opportunité, mais nous ne comptons pas pour autant en rester là. L’Orient-Le Jour croit au journalisme d’investigation et compte y consacrer encore davantage de temps et de ressources au cours des prochains mois. Avec toujours la même boussole : la restitution scrupuleuse des faits, la rigueur dans leur interprétation et la clarté dans leur présentation.

L'Orient-Le Jour


Même à (presque) cent ans, nous pouvons encore grandir. C’est cette conviction qui nous a poussés à améliorer constamment la qualité de notre offre éditoriale afin de vous proposer un contenu aussi riche et varié que possible. C’est cette conviction qui nous conduit aujourd’hui à nous lancer de plain-pied dans le journalisme d’investigation. Sans renier notre mission première,...

commentaires (6)

Espérons que tout ce qui est dit et écrit est vrai. Au Liban entre les paroles et les actes il y a un monde, un monde étrange qui empêche toute vérité de voir le jour. Nous espérons aussi que la nouvelle direction aura un droit de regard sur les modérateurs qui, en fonction des jours s’avèrent aussi dignes de la liberté de paroles que le régime dictatorial de notre pays. En attendant un changement en profondeur, je vous souhaite à tous de bonnes fêtes et un grand et bon courage pour pouvoir exercer votre métier et perpétuer la liberté d’expression chère à notre cœur, cette seule arme qui nous reste pour combattre l’obscurantisme et la dictature à peine voilée dans notre pays et dont certains modérateurs nous empêchent de le faire en abusant de leur pouvoir de censures.

Sissi zayyat

11 h 28, le 20 décembre 2021

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Commentaires (6)

  • Espérons que tout ce qui est dit et écrit est vrai. Au Liban entre les paroles et les actes il y a un monde, un monde étrange qui empêche toute vérité de voir le jour. Nous espérons aussi que la nouvelle direction aura un droit de regard sur les modérateurs qui, en fonction des jours s’avèrent aussi dignes de la liberté de paroles que le régime dictatorial de notre pays. En attendant un changement en profondeur, je vous souhaite à tous de bonnes fêtes et un grand et bon courage pour pouvoir exercer votre métier et perpétuer la liberté d’expression chère à notre cœur, cette seule arme qui nous reste pour combattre l’obscurantisme et la dictature à peine voilée dans notre pays et dont certains modérateurs nous empêchent de le faire en abusant de leur pouvoir de censures.

    Sissi zayyat

    11 h 28, le 20 décembre 2021

  • Bon courage ! Vous êtes exceptionnels !

    Marie-Hélène

    23 h 33, le 24 novembre 2021

  • Bon courage. Vous êtes exceptionnels !

    Marie-Hélène

    23 h 32, le 24 novembre 2021

  • ON LEUR APPORTE LE MORCEAU A LA BOUCHE A L,OLJ ET ILS DORT LE JOURNALISME. FAUT-IL LEUR METTRE LA BOUCHEE SOUS LES DENTS ?

    LA LIBRE EXPRESSION.

    19 h 40, le 24 novembre 2021

  • SI C,EST VRAI SURTOUT POUR LE SCANDALE DES BARGES ET AU DELA DONT J,AI REPETE EN SUCCINT L,HISTOIRE TANT DE FOIS SUR LE FORUM POINTANT QUE CES MEMES BARGES CANADIENNES ONT ETE OFFERTES RECONDITIONNEES A L,ACHAT AVEC PROMPTE LIVRAISON A 300.000.- DOLLARS L,UNITE AVEC PROPRIETE ET PUIS ACHETEES PAR LES TURCS ET LOUEES A 10 MILLIONS DE DOLLARS PAR MOI.S., PERSONNE DE L,OLJ N,A TROUVE NECESSAIRE DE SAVOIR TOUTE L,HISTOIRE ET MES DIRES SONT RESTES LETTRE MORTE. A MOINS QU,ON AIT PRIS MES DIRES POUR DE LA BLAGUE.

    LA LIBRE EXPRESSION.

    11 h 58, le 24 novembre 2021

  • C’est très bien … bravo !!

    Bery tus

    06 h 39, le 24 novembre 2021

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