Notre co-rédacteur en chef Anthony Samrani.
Chère lectrice, cher lecteur,
Près d’un mois après le début de la guerre en Iran, qui a débouché sur un conflit régional de grande ampleur, la situation semble toujours inextricable.
Cette semaine a été dominée par la question d'éventuelles négociations entre l'Iran et les Etats-unis. Une option qui a donné lieu à des annonces par Trump, aussi démenties par l'Iran. Jeudi, Donald Trump a reporté de dix jours son ultimatum de frappes sur le secteur énergétique iranien, assurant que les discussions avec l'Iran, dont la capitale a été de nouveau fortement frappée vendredi matin par Israël, se « passent très bien ».
Ces derniers jours, les deux parties ont échangé leurs conditions pour parvenir à un accord, chacune d’entre elles imposant à son adversaire des clauses qu’il ne peut pas accepter. « La guerre prendra fin lorsque l’Iran décidera d’y mettre fin, et non lorsque Trump le décidera », affirmait mercredi un responsable iranien.
Une des conditions iraniennes serait notamment l’arrêt des frappes israéliennes contre le Hezbollah. Une demande qui prend des allures de vœu pieux, alors qu’au Liban aussi, l’issue semble de plus en plus lointaine. Tandis que les combats font rage dans le sud du pays, l'avancée israélienne y est bien plus rapide que lors de l’offensive terrestre de l’automne 2024, obligeant le Premier ministre Nawaf Salam à alerter le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, quant au risque d’une annexion d’une partie de cette région. En interne aussi, le risque de tensions augmente, le départ de l’ambassadeur iranien approchant, malgré l’opposition du tandem chiite.
Téhéran et Washington peuvent-ils encore trouver un compromis ? Un accord en Iran peut-il potentiellement changer la donne au Liban ? Le risque de voir le Liban-Sud annexé par Israël est-il réel ? Dans ce contexte, les questions affluent. Posez les vôtres à notre co-rédacteur en chef Anthony Samrani en commentaires de cet article (si vous êtes abonné(e)) ou par mail à livechatolj@lorientlejour.com. Il y répondra ce vendredi 27 mars à 13h, heure libanaise, ici.
À très vite !


oui il est temps de parler d'un liban nouveau sur la base des identités, envies, mode de vie, et affinités des libanais. Pour répondre à "No Comment" : Je crois que personne n'ose en parler ( ou ne veut pas en parler) parce qu'ils auront tout à perdre au niveau magouilles, au niveau sièges parlementaires, partis etc... Ils endorment les libanais avec des slogans pompeux de "vivre ensemble" alors qu'ils savent bien qu'il existe plusieurs identités et visions libanaises. La classe actuelle baigne dans ce système et n'ose pas changer. La grande mascarade "liban pays messager" faut arreter svp...
13 h 14, le 27 mars 2026