Chère lectrice, cher lecteur,
Au Moyen-Orient, le temporaire est permanent ; la crise, une norme ; l’urgence, une structure. Pourtant, malgré la violence et la pénurie d’espoir, la région témoigne d’une réelle vitalité intellectuelle, dont L’Orient-Le Jour tient à se faire l’écho.
C’est l’ambition de « Voix du Moyen-Orient », un nouvel espace multilingue où se croisent une pluralité de regards et de points de vue sur la région. Coordonné par Soulayma Mardam Bey, il se veut le porte-voix de personnalités que vous n’avez pas toujours l’habitude d’entendre, qu’il s’agisse de figures reconnues ou de profils émergents et prometteurs. En français, en anglais et, pour la première fois, en arabe, leurs contributions seront publiées dans leur langue originale, avant d’être traduites à destination de notre public francophone. Parfois en résonance directe avec l’actualité, parfois à distance de l’immédiateté médiatique, ces textes et entretiens proposeront des analyses, des récits et des réflexions qui ouvrent des perspectives nouvelles.
Avec « Voix du Moyen-Orient », espace de pluralisme, de liberté et de débat, L’Orient-Le Jour poursuit et approfondit sa mission interculturelle : celle d’être un pont entre le Liban et le monde, un point de convergence des idées entre les deux rives de la Méditerranée. Car notre région est trop souvent réduite au fracas de ses crises, alors qu’elle est aussi une terre de pensée, d’imagination et d’intelligence collective.
Cette semaine, Voix du Moyen-Orient vous propose un grand entretien sur l’état de la région avec le politologue et chercheur franco-libanais Ziad Majed. La romancière libanaise Najwa Barakat revient pour sa part sur la fragilité douloureuse du vivre-ensemble, pourtant au cœur de l’identité libanaise. Omar Kaddour, écrivain et journaliste syrien, se penche sur l'ère de la guerre permanente. Vous pourrez également retrouver un récit du journaliste, chercheur et ancien prisonnier politique égyptien, Mostafa El A’sar, sur la défaite de la révolution, quinze ans après le déclenchement des printemps arabes, et la nécessité de poursuivre, y compris à petite échelle, le combat. Enfin, Khaldoun al-Mallah, médecin et écrivain palestinien originaire du camp de Yarmouk, médite sur le sens de l’espoir à l’heure de la détresse : et s'il surgissait, contre toute attente, de son envers même, le désespoir ?



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Je suis une nouvelle abonnée à l'OLJ et je me disais justement qu'il serait intéressant qu'il paraisse également en arabe! Et voilà une initiative dans ce sens qui est parfaitement bienvenue.
03 h 11, le 18 avril 2026