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Politique - Portrait

Tarek Bitar, au nom de la loi

Dépeint comme un justicier féroce à l’égard des malfrats et sourd aux tentatives de copinage de la part des politiques, Tarek Bitar est aux manettes de la plus grosse affaire judiciaire du pays. Le magistrat, déterminé à mener son enquête jusqu’au bout, est néanmoins la cible de pressions violentes qui pourraient enterrer tout espoir pour les Libanais d’obtenir la vérité sur l’explosion au port de Beyrouth.

Tarek Bitar, au nom de la loi

Le juge d’instruction en charge de l’enquête sur l’explosion au port, Tarek Bitar. Photo DR

C’est l’histoire d’un juge qui avait pressenti la violente tempête qu’il aurait à affronter en acceptant un dossier de l’ampleur de celui de la double explosion au port de Beyrouth. Un drame qui a ébranlé le pays, dont le bilan s’élève à au moins 218 morts et dont les ramifications dépassent largement les frontières du pays du Cèdre.

Dans l’enceinte décrépite du Palais de justice, symbole de la désuétude et de la faillite de l’administration libanaise, Tarek Bitar est seul à s’atteler à la tâche. « Aux États-Unis, vous auriez vu un immeuble entier avec 400 personnes assignées à une telle affaire », déplore une source proche de l’enquête. Seul, le magistrat, qui va bientôt sur ses 47 ans, ne l’a pourtant jamais autant été. Celui que l’on dépeint comme un authentique justicier affiche sa détermination à mener cette enquête jusqu’au bout, « pour montrer aux citoyens libanais que leur justice dispose de juges capables d’affronter un tel dossier », dit-on dans son entourage. Derrière le bras de fer qui oppose Tarek Bitar à une grande partie de la classe politique libanaise se joue l’édification d’un État de droit, critère indispensable au fonctionnement d’une véritable démocratie, pour rompre enfin avec l’ordre milicien. Mais les eaux sur lesquelles le magistrat navigue sont déchaînées et menacent à tout moment de le jeter par-dessus bord.Tarek Bitar est la cible d’une campagne de plus en plus agressive de la part de plusieurs responsables politiques, en particulier du tandem chiite Amal et Hezbollah, depuis qu’il a lancé des poursuites à l’encontre d’anciens ministres, députés et responsables sécuritaires issus de leurs camps respectifs pour leur responsabilité dans le stockage sans précaution du nitrate d’ammonium à l’origine de la déflagration meurtrière. Cette campagne se traduit par de violentes diatribes, mais aussi par la propagation de messages de désinformation dans les médias et sur les réseaux sociaux ternissant sa réputation et son travail, l’accusant notamment de politiser l’enquête et de choisir ses cibles. La cabale pour le récuser est plus que lancée. Bien que Tarek Bitar soit réputé pour son indépendance politique et sa férocité à la « Falcone » à l’égard des malfrats, son sort a réussi à cliver la rue libanaise en raison de l’instrumentalisation du dossier et surtout de sa confessionnalisation. Le 14 octobre, une manifestation contre le magistrat a dégénéré en affrontements armés sanglants dans le quartier de Tayouné à Beyrouth, faisant sept tués et des dizaines de blessés.

« Il savait dans quoi il s’embarquait »

Si Tarek Bitar est officiellement aux manettes de l’enquête depuis huit mois, son nom avait déjà été avancé rapidement après le drame du 4 août, lorsque les autorités du pays ont décidé de déférer l’affaire devant la Cour de justice, un tribunal d’exception dédié aux crimes d’État. Le magistrat figurait en deuxième position des juges d’instruction proposés par la ministre de la Justice de l’époque au Conseil supérieur de la magistrature (CSM). « Il fallait quelqu’un avec suffisamment d’expérience, mais en même temps qui soit jeune et dynamique pour supporter cette charge très lourde. Et bien sûr, Tarek Bitar remplit aussi toutes les conditions de base, à savoir qu’il est indépendant et propre », avait affirmé Marie-Claude Najm à L’OLJ. Mais à ce moment-là, l’homme se montre hésitant et pose des conditions. « Tarek Bitar n’est pas né de la dernière pluie. Il a clairement vu que de gros nœuds juridiques risqueraient de bloquer son travail et qu’il fallait au préalable créer un cadre mettant chacun sur un pied d’égalité devant la loi », rapporte-t-on dans l’entourage du juge. Selon ses proches, il avait suggéré qu’aucune enquête ne démarre avant un amendement des lois pour supprimer tout ce qui relève des « immunités » ou des « demandes d’autorisation », et de créer une commission spéciale pour l’affaire du port formée de plusieurs juges. Mais ses propositions essuient un refus des autorités, ce qui le refroidit.

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L’instruction est finalement confiée à son confrère Fadi Sawan. Ce dernier ne va pas tarder à faire les frais de l’acharnement politique à vouloir enterrer l’enquête. Six mois après sa prise de fonction, il est récusé par la Cour de cassation suite à un recours pour « suspicion légitime » déposé par les députés et ex-ministres Amal Ali Hassan Khalil et Ghazi Zeaïter, les mêmes qui sont aujourd’hui dans le collimateur du juge Bitar aux côtés d’autres hauts responsables libanais. Un nouvel enquêteur doit alors être désigné, mais rares sont les candidats au vu de la tournure que prend le dossier, et plus rares encore sont les potentiels noms qui font consensus entre le CSM et la ministre de la Justice. Celui de Tarek Bitar revient sur le devant de la scène. « C’est quelque part “un fils” du CSM, il est très respecté et apprécié par l’institution », affirme une source proche du magistrat. « Voyant que le dossier était allé entre les mains d’un autre pour finir par lui revenir, Tarek Bitar l’a pris comme un signe du destin. Cette fois, il ne pouvait plus refuser. C’est devenu sa mission », d’après cette même source. « Il est clair qu’il savait dans quoi il s’embarquait. C’est le b.a.-ba des grands justiciers après tout. Ce n’est pas une balade en forêt qu’ils s’attendent à affronter mais des vents violents et une mer houleuse ! » témoigne un avocat qui a eu plusieurs fois affaire au juge. « C’est une tête brûlée. Quand il croit en sa mission, plus rien ne l’arrête, et encore moins lorsque les tactiques pour l’arrêter sont injustes. Ça renforce encore plus sa détermination à aller jusqu’au bout », poursuit-il.

« Aucun politique n’ose l’appeler »

Cette ténacité semble irriter au plus haut point la classe politique libanaise, guère habituée à être inquiétée par la justice, et qui ne cesse de tendre des pièges au magistrat. Depuis qu’il a succédé à son prédécesseur, Tarek Bitar est loin d’avoir connu la quiétude. Il a été dessaisi temporairement de l’enquête à deux reprises suite aux recours en justice déposés par les responsables incriminés par l’enquête, et les demandes d’autorisation pour poursuivre des responsables sécuritaires, qu’il adresse à leur ministre de tutelle, sont pour la plupart refusées.

Dans la bouche des responsables du Hezbollah et d’Amal, le magistrat mène une enquête « politisée » et « sélective » qui ne s’attaque qu’aux partis chiites du pays selon un agenda dicté par les États-Unis qui ont le parti de Dieu en ligne de mire. Ces accusations sont pourtant aux antipodes de la réputation que s’est bâtie celui qui aurait pour horreur le copinage et la collusion fréquente entre certains juges libanais et le monde politique. Originaire du Akkar d’une famille connue pour adorer « le Cèdre », Tarek Bitar, le septième d’une fratrie de huit enfants, n’a en effet jamais montré grand intérêt pour la chose politique. « Il a choisi de servir son pays en s’engageant dans la justice. Le Liban est sa seule devise », à en croire son entourage. Diplômé de l’Université libanaise, il commence sa carrière au Liban-Nord où il réussit à s’affirmer en occupant des postes de renommée malgré son jeune âge. D’abord en tant que juge pénal à Tripoli avant d’être désigné en 2010 procureur d’appel pour le Nord. En 2017, soit à 41 ans, il se retrouve à la tête de la Chambre criminelle de Beyrouth et traite de plusieurs cas complexes de terrorisme, de meurtre, de viol, de crimes financiers et de trafic de drogue dont certains ont eu un grand écho médiatique. Il condamne par exemple à la potence Tarek Yatim, l’homme responsable de l’assassinat de Georges Rif, poignardé de plusieurs coups de couteau en plein jour et sous les yeux de son épouse dans le quartier de Gemmayzé. L’un des plus récents dossiers sous la responsabilité du juge est l’affaire d’Ella Tannous qui a soulevé un tollé au Liban : le juge a condamné en 2020 deux hôpitaux privés et deux médecins à verser de lourdes indemnités à la famille de cette fillette victime d’une erreur médicale, et qui avait dû être amputée de ses bras et de ses jambes. Avec ce verdict, il s’est mis à dos le corps médical qui s’était mis en grève.

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Tarek Bitar a aussi déjà goûté aux menaces. En juillet 2020, une personne tente de poser des bombes au sein de son bureau avant d’être neutralisée par les forces de sécurité. « L’homme arrêté était un pauvre type, mais on n’a jamais su s’il était aux ordres de quelqu’un. À l’époque, le juge sévissait sévèrement contre les trafiquants de drogue. Ils le détestaient », rapporte un proche. À ce poste, Tarek Bitar, marié et père de deux enfants, travaille sans relâche. Il rentre chez lui très tard le soir et ne prend jamais ses congés. « Il avait besoin de rentrées financières, et pourtant il n’a jamais accepté les postes d’enseignant à l’université qu’on lui a proposés. Pour lui, c’était du temps en moins consacré à la justice, et c’était hors de question », affirme une amie du magistrat.

Farouchement indépendant, au point d’être accusé de mener une cabale contre les politiques, Tarek Bitar serait redouté par ces derniers. « Aucun responsable ne l’appelle. Ils n’osent même pas le faire. Il refuse toute invitation ou toute demande. Il déteste les mondanités. Son cercle d’amis est finalement très restreint », témoigne un membre de son entourage selon lequel le juge a érigé des murs infranchissables pour protéger son travail des interférences politiques.

Le juge « humain »

Depuis février, mois durant lequel il a récupéré l’affaire de la double explosion au port de Beyrouth, Tarek Bitar n’a pas vu sa charge de travail diminuer, bien au contraire. L’homme voit encore moins sa famille tandis que la pression qu’il subit de toutes parts ne fait que s’accroître. Le magistrat a néanmoins réussi à conserver un visage humain et une sensibilité qui n’ont pas manqué de toucher les familles des victimes du drame du 4 août, mais aussi celles des prévenus qu’il a souvent reçues, contrairement à son prédécesseur Fadi Sawan. Mounia Fawaz, épouse de Charbel qui fut parmi les personnes emprisonnées pendant les premiers mois de l’enquête avant d’être relâché, se souvient d’un juge au grand cœur. « Au début, on n’avait aucune information. Mais quand Tarek Bitar a été nommé, tout a changé. On a commencé à voir un peu la lumière », affirme Mounia avant d’ajouter : « Que Dieu le protège. Gérer une telle affaire dans ce pays, c’est effrayant. »

Le magistrat et sa famille, qui résident au nord de Beyrouth, sont aujourd’hui sous protection militaire. Plusieurs menaces ont été proférées à l’encontre de Tarek Bitar et cette garde sécuritaire qui l’entoure effraie ses enfants. Leur père, lui, n’est aucunement intimidé. « Il espère coûte que coûte qu’il pourra mener l’enquête jusqu’au bout. Mais si les pressions extérieures ont raison de lui, il a au moins la conscience tranquille que son successeur aura entre les mains un dossier extrêmement bien ficelé et surtout bientôt terminé. Après tout, ce n’est pas sa personne qui compte, mais le succès de l’enquête », affirme un de ses proches.

Décryptage

Autopsie de la méthodologie d’un magistrat accusé, par certains, de tous les maux

En marge de la violente campagne de diffamation contre le juge Tarek Bitar, des critiques contre sa façon de mener l’enquête sont émises par des membres de la classe politique et plusieurs commentateurs au sein des médias. Cette interférence dans le travail du juge est non seulement condamnable, mais elle est aussi sans réel fondement. Explication.

« Tarek Bitar fait du ciblage politique » ; « il n’a pas interpellé les anciens anciens chefs de gouvernement en poste avant Hassane Diab » ; « il n’a pas cherché à interroger le président de la République Michel Aoun et son prédécesseur Michel Sleiman » ; « il ne s’attaque pas au cœur du dossier qui est de savoir qui est derrière l’arrivée du nitrate d’ammonium au Liban ». Les Libanais n’ont eu de cesse d’entendre ces critiques dans la bouche des leaders du Hezbollah et d’Amal qui s’en prennent violemment à la méthodologie de l’enquête sur l’explosion du 4 août au port de Beyrouth, menée par le juge d’instruction Tarek Bitar. Celles-ci ont bel et bien réussi à se frayer un chemin dans les esprits, au point d’être répétées par les commentateurs et journalistes réputés proches du Hezbollah et par une partie de la rue libanaise à présent convaincue que le magistrat agit sous influence, selon un agenda américain « antichiite ». Ces accusations ont certes pour effet de discréditer le magistrat, mais elles portent surtout atteinte à l’enquête entre ses mains.

Pendant six ans, des centaines de tonnes de nitrate d’ammonium sont restées dans un hangar du port de Beyrouth alors que de nombreux responsables politiques, militaires et sécuritaires étaient au courant de leur présence et de leur nature létale. Ces mêmes responsables ont gravement failli à la protection de leurs citoyens mais, sans scrupules, ils continuent d’interférer de façon flagrante dans une investigation dont la règle de base est d’être secrète.

Une manifestation de proches des victimes de l’explosion au port de Beyrouth. Photo Mohammad Yassine

« Une enquête sélective »

D’après la campagne de désinformation lancée par le tandem chiite Amal-Hezbollah, le juge Bitar s’en prend uniquement aux responsables de leurs camps respectifs. Les députés chiites Ali Hassan Khalil et Ghazi Zeaïter ainsi que le directeur de la Sûreté générale Abbas Ibrahim figurent bien sur la liste des personnes incriminées par le magistrat, mais ils ne sont certainement pas les seuls. Faudrait-il rappeler que l’ex-ministre de l’Intérieur Nouhad Machnouk et le directeur du port de Beyrouth Hassan Koraytem (tous deux proches de Saad Hariri), l’ancien ministre des Transports Youssef Fenianos (mouvement des Marada), le directeur de la Sécurité de l’État Tony Saliba, l’ancien commandant de l’armée Jean Kahwagi, le directeur des douanes Badri Daher (proche du président Aoun), pour ne citer que ceux-là, ne leur sont pas affiliés politiquement (du moins officiellement) ? Bien que l’on ignore les preuves dont dispose le magistrat dans son dossier, L’OLJ a révélé dans plusieurs de ses enquêtes l’implication directe et indirecte des personnalités visées à travers l’analyse des documents que nous avons pu consulter.

Dans son rapport « They killed us from the inside », publié à l’occasion de la première commémoration du drame du 4 août, Human Rights Watch a également remonté le fil des responsabilités locales dans le dossier. Selon l’ONG, toutes les personnalités visées par Tarek Bitar sont bel et bien liées à l’affaire. « Il n’y a rien de surprenant dans les poursuites lancées par le juge. Toutes les personnes qu’il incrimine figurent parmi les officiels que nous avons identifiés comme ayant été non seulement alertés du danger que représente le nitrate, mais qui en plus n’ont pris aucune disposition pour nous protéger », affirme la porte-parole Aya Majzoub. Autrement dit, toutes les personnes que les responsables du tandem chiite voudraient voir interrogées par le juge n’étaient pas au courant. Seule une personnalité manque à la liste : le président Michel Aoun. « Le système judiciaire libanais est clair là-dessus, on ne peut pas interpeller le président de la République de la sorte », poursuit la porte-parole de l’ONG.

Par ailleurs, et bien que les responsables continuent de se barricader derrière leurs dites « immunités », le juge Bitar a veillé tout au long de sa progression à passer par les voies judiciaires avant de lancer des interpellations, contrairement à son prédécesseur Fadi Sawan. « Tarek Bitar envoie des missives au Parlement, des demandes, il fait des motions, des requêtes. Il utilise toutes les voies légales qui lui sont données pour avancer, et s’il ne trouve pas d’écho à ses demandes, il procède par la loi », note un avocat s’exprimant sous couvert d’anonymat. « Depuis qu’il a pris en charge l’enquête, Tarek Bitar n’a commis aucune faute de procédure. D’ailleurs, tous les reproches qui lui sont adressés par les politiciens confirment que c’est un parcours sans faute ! » ironise une source judiciaire.

« Il ne cherche pas qui est le propriétaire du nitrate »

Il est important de rappeler que l’enquête sur l’explosion du port de Beyrouth est divisée en trois volets. Le premier, extraterritorial, consiste à savoir pourquoi les 2 750 tonnes de nitrate d’ammonium sont arrivées au Liban à bord du Rhosus en 2013. Dans une volonté de noyer le poisson, les détracteurs du juge Bitar, à l’instar de Hassan Nasrallah, l’accusent d’avoir complètement éludé cette première partie qui constitue selon eux le cœur de l’enquête. Certains commentateurs n’ont pas manqué d’en conclure que le juge d’instruction n’avait probablement rien dans son dossier.

« Personne n’a le droit de décider des priorités du dossier. Techniquement, personne n’est censé être au courant de son contenu. Et surtout, la méthode de travail n’appartient qu’au juge. Lui seul définit par quel angle attaquer et quelle stratégie adopter », s’indigne une source judiciaire.

Par ailleurs, le juge aurait même fait de grands progrès pour établir à qui appartient réellement le stock de nitrate d’ammonium et pourquoi la marchandise est arrivée sur les côtes libanaises. Toutefois, cette partie de l’enquête ne dépend pas que de lui mais des juridictions chypriote, suisse, anglaise, géorgienne, mozambicaine et émiratie, qui n’ont toujours pas coopéré avec le magistrat malgré les nombreuses demandes d’entraide qu’il leur a adressées. « La marchandise a été achetée par un montage de sociétés offshore et payée par des transactions offshore et opaques, tout cela hors du Liban. Le juge libanais n’a aucune marge de manœuvre là-dessus », déplore une source judiciaire qui estime que le ministre libanais des Affaires étrangères, sans intervenir dans l’instruction, doit à tout prix convoquer les ambassadeurs des pays concernés pour les sommer de coopérer selon les conventions internationales. « Les montages juridico-financiers sont faciles à démonter. Si l’on résout cette histoire des commissions rogatoires, l’enquête est bouclée dans un à deux mois. Mais il faut pour cela de la bonne foi et de la bonne volonté des pays étrangers », conclut-elle.


C’est l’histoire d’un juge qui avait pressenti la violente tempête qu’il aurait à affronter en acceptant un dossier de l’ampleur de celui de la double explosion au port de Beyrouth. Un drame qui a ébranlé le pays, dont le bilan s’élève à au moins 218 morts et dont les ramifications dépassent largement les frontières du pays du Cèdre. Dans l’enceinte décrépite du Palais...

commentaires (7)

TAREK BITAR PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE LIBANAISE L'ANNEE PROCHAINE

LA VERITE

17 h 20, le 04 novembre 2021

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Commentaires (7)

  • TAREK BITAR PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE LIBANAISE L'ANNEE PROCHAINE

    LA VERITE

    17 h 20, le 04 novembre 2021

  • Tenais bon Monsieur Bitar, ce n'est pas seulement les souverainistes Libannais qui vous regardent avec les yeux et le cœur plein d'espoir, la soif de justice d'un peuple martyrisé, mais le Liban biblique et la Phenicie millénaire aussi ! Vous n'êtes pas seul, la très grande majorité des Libannais attend et espère de vous la vérité pour que le Liban puisse continuer à vivre car tous les pouvoirs régaliens de notre État s'effondrent doucement et sûrement. Si vous tenez bon, malgré tout, contre tous ces mafieux impliqués, pour nous TOUS, alors vous serez un exemple pour ceux qui veulent servir le pays sans se servir.

    Zahar Nicolas / CONSEILS & GESTION SARL.

    19 h 54, le 22 octobre 2021

  • Ce juge sera le symbole du renouveau de l'état Libanais, état de lois et de droits quoi qu'on pense! Allah yikoun bi aaounou.

    Wlek Sanferlou

    18 h 48, le 22 octobre 2021

  • Ça n’est pas la faute de M. Bitar si tous les mis en causes sont des vendus au service des traitres de notre pays. Ils ne sont contents d’être mis en cause et vont se cacher sous la robe de Hassouna. Il fallait penser avant aux conséquences de la trahison de son pays. Leur acte de lâcheté s’est soldé par la mort de centaines de citoyens innocents et la destruction de la moitié de la capitale et tout ce qu’ils retiennent c’est que tous les vendus ne sont pas encore convoqués. Attendons la fin de l’histoire pour en juger pour le moment ils sont obligés de comparaître devant le juste pour s'expliquer un point c’est tout. Quant à l’équipe mise à disposition du juge pour cette affaire énorme et qui s’élève à zéro grâce à Aoun qui a refusé que cela soit confié à des instances internationales mais n’a mis les moyens pour aider ce juge. Il devrait avoir honte de son statut et son travail de sape pour empêcher que la vérité soit connue par tous par lâcheté et par intérêt mesquin et petit face à l’ampleur de ce crime. Pareil pour toute la machine judiciaire qui tremble et s’exécute au moindre aboiement du barbu pour céder à ses désirs au lieu de se montrer solidaire et de mettre tout en œuvre pour aider ce HERO Monsieur Bitar, qui lui, met sa vie en danger pour anéantir les criminels en faisant respecter les lois de notre pays. HONTE À TOUS CEUX QUI CONTINUENT À COLLABORER POUR LEUR SEUL INTÉRÊT OU PAR LÂCHETÉ ALORS QU’EN ÉTANT UNIS, ILS N’AURAIENT RIEN À CRAINDRE.

    Sissi zayyat

    12 h 36, le 22 octobre 2021

  • Un juge qui veut faire son travail malgré les intimidations de ceux qui sont mouillés jusqu’au cou dans cette affaire. Non corrompu, on essaie de le « casser » psychologiquement car ils sont aux abois et ne veulent pas que la vérité éclate au grand jour. Ils organisent une manifestation pacifique mais avec des gens lourdement armés qui ont failli faire basculer le pays dans une nouvelle guerre. Ils utilisent les réseaux sociaux surtout Twitter pour le décrédibiliser…ils font feu de tout bois mais ils vont échouer et j’espère que les élections vont les dégommer. Bonne journée

    Karam Georges

    08 h 05, le 22 octobre 2021

  • Enfin une personnalité libanaise qui inspire le respect. Je vous remercie M. Bitar , du fond du coeur. Vous et votre oeuvre serez peut-être la première pierre du renouveau. C’est ce que je nous souhaite.

    El moughtareb

    03 h 27, le 22 octobre 2021

  • Le peuple aimerais avoir ce genre de ministre à la justice.... mais au Liban, les gens honnêtes n'y on évidemment pas droit

    Aboumatta

    01 h 47, le 22 octobre 2021

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