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Politique - Gouvernement

La déclaration ministérielle probablement finalisée aujourd’hui

Le Premier ministre affirme que son cabinet travaillera pour tous, même pour les partis qui ne lui accorderont pas leur confiance au Parlement.

La déclaration ministérielle probablement finalisée aujourd’hui

Le Conseil des ministres réuni hier à Baabda. Photo Dalati et Nohra

Le nouveau gouvernement de Nagib Mikati a tenu hier son premier Conseil des ministres au palais de Baabda, sous la présidence du chef de l’État, Michel Aoun. Une réunion à l’issue de laquelle une commission chargée de rédiger la déclaration ministérielle sur la base de laquelle le cabinet sollicitera la confiance du Parlement a été formée. Elle est composée du Premier ministre, du vice-Premier ministre Saadé Chami et des ministres de la Justice, de l’Énergie, de la Culture, de l’Intérieur, de l’Information, de l’Éducation, du Travail, de l’Agriculture et d’État pour le Développement administratif. La commission s’est réunie hier à 13h au Grand Sérail et poursuivra son travail aujourd’hui à 11h30.

Suivant des informations obtenues en soirée auprès d’une source de la commission, la déclaration ministérielle devrait être finalisée aujourd’hui, et présentée dans les plus brefs délais, demain ou jeudi, au Conseil des ministres pour approbation. Une fois la déclaration ministérielle terminée, elle devrait être envoyée rapidement au Parlement dont le président Nabih Berry, toujours selon la source précitée, pourrait fixer la session de vote de confiance à lundi prochain. Au cours de cette session, le gouvernement Mikati devrait obtenir près d’une centaine de voix, suivant les informations. Le souci d’accélération de la mise sur pied du gouvernement était donc évident hier, à l’issue de cette première réunion au Grand Sérail.

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Pour ce qui est du contenu de la déclaration, il semble que le document sera bref et concis, principalement axé sur l’action à entreprendre en vue de freiner l’effondrement actuel que vit le Liban, plutôt que « de grands slogans politiques », souligne cette même source. On y verra des clauses sur les solutions aux problèmes d’électricité et de carburants, sur la protection des dépôts bancaires, sur les écoles, etc. Le document reprendra également le programme inclus dans l’initiative française (lancée dès le lendemain de l’explosion de Beyrouth et de la démission du cabinet de Hassane Diab). Les thématiques que devrait reprendre la déclaration sont donc relatives à la gestion de la pandémie de Covid-19, au traitement des conséquences de l’explosion du 4 août et à la reconstruction du port détruit ce jour-là, aux réformes exigées par la communauté internationale (négociations avec le Fonds monétaire international, contrôle des capitaux, audit, électricité…), ainsi qu’à la tenue des élections législatives de mai 2022 dans les délais.

Parler moins, travailler plus

Le Conseil des ministres, qui a été précédé par la photo-souvenir traditionnelle avec le président de la Chambre, Nabih Berry, s’est tenu après une brève réunion entre les trois présidents.

« Ce gouvernement est le quatrième sous mon mandat, après 13 mois pendant lesquels le cabinet sortant gérait les affaires courantes », a rappelé M. Aoun au cours de la réunion. « Durant cette période, la situation s’est détériorée sur les plans économique, monétaire, financier et social, et les conditions de vie ont régressé, atteignant des niveaux inédits (...) Nous ne devons pas perdre de temps car nous n’avons plus le luxe de tergiverser », a-t-il dit.

« Il faut trouver des solutions urgentes et lancer rapidement un chantier de travail, pour remettre le Liban sur la voie du sauvetage et du redressement. Le gouvernement doit travailler en tant qu’équipe unifiée pour exécuter ce programme de sauvetage. Nous faisons face à de grands obstacles, c’est pourquoi je vous recommande de parler moins et de travailler plus », a lancé le chef de l’État. « Le monde extérieur et le pays comptent sur nous pour résoudre les crises qui se sont accumulées, et plus nous faisons preuve de sérieux, plus les États amis et frères nous soutiendront », a-t-il souligné.

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« Les Libanais attendent que ce gouvernement trouve des solutions à leurs problèmes quotidiens et réponde à leurs ambitions en un avenir meilleur. (...) La priorité est à l’allègement de leurs souffrances », a insisté le chef de l’État. Se penchant sur la question de la déclaration ministérielle, il a souhaité que la commission chargée de la rédaction de cette déclaration inclue dans le document « les constantes nationales, le plan de sauvetage préparé par le gouvernement précédent, ainsi que les réformes prévues par l’initiative française ».

M. Aoun a également insisté pour que « la tenue des élections législatives dans les délais prévus et la poursuite de l’enquête sur l’explosion au port de Beyrouth » figurent dans la déclaration ministérielle, tout comme « l’accélération de la lutte contre la corruption, la poursuite des négociations avec le Fonds monétaire international (FMI), la mise en place de la carte d’approvisionnement et la restructuration du secteur bancaire, de même que le retour chez eux des Syriens déplacés et la finalisation et l’application du plan pour le secteur électrique ».

Un gouvernement pour « tous les Libanais »

Pour sa part, le Premier ministre a reconnu que « beaucoup de travail et de labeur » attendent son équipe. « Nous devons tous faire des sacrifices, le pays a besoin de mesures exceptionnelles », a-t-il plaidé. « Il est vrai que nous ne détenons pas de baguette magique, mais avec une volonté solide nous pouvons tous, en tant qu’équipe unie, donner à la population ce qu’elle attend de nous », a estimé M. Mikati.

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Après avoir appelé, lui aussi, les ministres à réduire le nombre de leurs déclarations à la presse, il a fait savoir que son gouvernement allait travailler sur des solutions à la crise des carburants et des médicaments, « afin de mettre un terme à l’humiliation de la population ». Il a ensuite promis que les ministres coordonneront leur action, en réponse aux craintes de blocage qui pourraient surgir du fait des rivalités politiques entre les différentes composantes du gouvernement. « Ce gouvernement travaillera pour tous les Libanais, pour ceux qui nous ont soutenus et même ceux qui ne nous ont pas soutenus, ceux qui nous accorderont leur confiance (au Parlement) dans les prochains jours et ceux qui ne le feront pas », a ajouté Nagib Mikati, dans une allusion au Courant patriotique libre de Gebran Bassil, gendre de M. Aoun, qui laisse planer le doute sur le fait d’accorder sa confiance au nouveau gouvernement.


Le nouveau gouvernement de Nagib Mikati a tenu hier son premier Conseil des ministres au palais de Baabda, sous la présidence du chef de l’État, Michel Aoun. Une réunion à l’issue de laquelle une commission chargée de rédiger la déclaration ministérielle sur la base de laquelle le cabinet sollicitera la confiance du Parlement a été formée. Elle est composée du Premier ministre,...

commentaires (4)

CHUUUUTTTTTTT ! le gouvernement est en pleine réflexion pour se réunir afin de faire sa déclaration. Ne le dérangez pas, il en a pour une plombe. C.I.A.O. Patience l’année prochaine c’est dans cent cinq jours ! HAHAHA

Le Point du Jour.

20 h 31, le 15 septembre 2021

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Commentaires (4)

  • CHUUUUTTTTTTT ! le gouvernement est en pleine réflexion pour se réunir afin de faire sa déclaration. Ne le dérangez pas, il en a pour une plombe. C.I.A.O. Patience l’année prochaine c’est dans cent cinq jours ! HAHAHA

    Le Point du Jour.

    20 h 31, le 15 septembre 2021

  • Une question me hante à laquelle je ne trouve pas d’écho dans les médias. Comment ce gouvernement qui n’a même pas eu encore le vote de confiance se comporte comme s’il était déjà en place et se permet de poser pour la photo de souvenir au complet avec le chef d’état alors que la constitution dit que pas de gouvernement avant le vote de confiance. Les passassions de pouvoir vint bon train, et les titres et missions sont déjà attribués. Je rêve, ou notre constitution a été à nouveau oubliée et piétinée pour cause de magouilles et de lâcheté qui font que ce pays ne respecte plus rien ni personne à commencer par son peuple. Vous trouvez ça normal ? Moi pas. J’attends une réponse.

    Sissi zayyat

    12 h 16, le 14 septembre 2021

  • le sublime ministre de l'info avait deja devance son chef direct en exigeant/menacant/suggerant aux journalistes de ne plus donner leurs voix a certains critiques de l'etat des choses...... lui animateur -expert en jeux televises , plus tard candidat aux parlemenatires decu, finalement star de la pub a but fiances int'l ,nous disent ils sait tres bien de quoi il en est.

    Gaby SIOUFI

    09 h 46, le 14 septembre 2021

  • "Nous ne devons pas perdre de temps car nous n’avons plus le luxe de tergiverser" Il me semble que c'était déjà vrai il y a treize mois, mais il vient seulement de s'en rendre compte. Bon retour sur Terre!

    Yves Prevost

    07 h 32, le 14 septembre 2021

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