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Économie - Électricité

EDL met en garde contre un rationnement encore plus draconien du courant

EDL met en garde contre un rationnement encore plus draconien du courant

La centrale de Zahrani (photo), celle de Deir Ammar et les navires-centrales turcs produisent actuellement 800 mégawatts (MW), selon EDL. Photo d’archives Mahmoud Zayyat/AFP

Électricité du Liban (EDL) a mis en garde samedi contre un rationnement en courant électrique encore plus sévère que celui auquel elle soumet actuellement le pays. Un rationnement qui pourrait finir par se traduire par une interruption totale de la fourniture de courant, si EDL ne parvient pas à s’approvisionner en devises étrangères, nécessaires pour financer ses opérations.

L’établissement public a lancé cet avertissement « en raison des conditions économiques, financières et monétaires difficiles que traverse le pays » et du fait que la Banque du Liban (BDL) n’ouvre plus de crédits lui permettant de financer ses importations de carburant. EDL a également besoin de devises étrangères pour entretenir ses équipements de plus en plus vétustes et payer la production de courant fournie par les deux navires-centrales loués à la société Karpowership, une filiale de l’opérateur turc Karadeniz, amarrés depuis des années à Zouk et Jiyeh. « Électricité du Liban met en garde contre l’entrée dans une phase dangereuse, pouvant aller jusqu’à l’interruption totale de la production de courant », dans le cas où elle n’aurait pas de devises étrangères, « comme c’est le cas actuellement », a fait savoir la compagnie dans un communiqué.

« Actuellement, les centrales de Zahrani (Liban-Sud) et de Deir Ammar (Liban-Nord) et les navires-centrales turcs produisent 800 mégawatts (MW) », a indiqué le fournisseur public. Il a fait valoir par ailleurs que le million de tonnes de carburant négocié par le Liban auprès de l’Irak ne constituait qu’un tiers de ses besoins annuels. En revanche, l’office assure être en mesure « d’augmenter immédiatement sa production à environ 2 000 MW, à condition que les facilités à obtenir des dollars lui soient assurées ». Selon les données collectées et compilées par l’Institut Issam Farès pour les politiques publiques et les affaires internationales de l’Université américaine de Beyrouth, l’établissement public peut théoriquement fournir une production totale oscillant entre 1 800 et 2 000 MW, alors que la demande, elle, s’établit entre 3 000 et 3 400 MW.

Le Liban est en proie depuis l’automne 2019 à une crise dont la Banque mondiale a estimé qu’elle est l’une des pires au monde depuis 1850. À court de devises, le pays peine à importer suffisamment de fuel pour faire fonctionner ses centrales électriques. Depuis mi-2020, EDL a réduit la production d’électricité, provoquant des rationnements de courant atteignant jusqu’à 23 heures par jour dernièrement. En temps normal, des générateurs privés prennent le relais lors du rationnement du courant fourni par l’État mais en raison de pénuries de mazout, les propriétaires de ces groupes électrogènes sont obligés, eux aussi, de les éteindre plusieurs heures en journée et pendant la nuit, obligeant les Libanais à vivre sans électricité. Plusieurs secteurs, notamment les hôpitaux privés et la restauration, ont récemment mis en garde contre l’impact de ces pénuries sur la poursuite de leurs activités, les hôpitaux agitant la menace d’une « catastrophe sanitaire » en l’absence de solutions.


Électricité du Liban (EDL) a mis en garde samedi contre un rationnement en courant électrique encore plus sévère que celui auquel elle soumet actuellement le pays. Un rationnement qui pourrait finir par se traduire par une interruption totale de la fourniture de courant, si EDL ne parvient pas à s’approvisionner en devises étrangères, nécessaires pour financer ses...

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Moins que rien ça donne quoi? Des politiciens qui nous gouvernent.

Sissi zayyat

22 h 34, le 03 août 2021

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Commentaires (1)

  • Moins que rien ça donne quoi? Des politiciens qui nous gouvernent.

    Sissi zayyat

    22 h 34, le 03 août 2021

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