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Économie - Le chiffre de la semaine

28,2 % : la baisse du volume de crédits en cours dans les banques libanaises

28,2 % : la baisse du volume de crédits en cours dans les banques libanaises

C’est la baisse du volume de crédits en cours dans les banques libanaises à fin 2020 en glissement annuel, selon les chiffres fournis par la Banque du Liban (BDL). Ils ont atteint 43,37 milliards de dollars à fin 2020, contre 59,56 milliards à la même période un an plus tôt. Le Lebanon this Week de la Bank Byblos, qui a rapporté ces chiffres, explique cette baisse par une combinaison de plusieurs facteurs, dont la volonté des agents économiques de régler leurs prêts avant leur maturité, une baisse de la demande de nouveaux prêts en raison de la crise économique et financière (arrêt de la plupart des projets commerciaux et des investissements de la part du secteur privé) et le risque de non-remboursement des clients en raison de la crise, ce qui explique pourquoi les banques libanaises ont presque arrêté l’octroi de nouveaux crédits depuis la fin de l’été 2019.

Les crédits personnels ont eux atteint 15,2 milliards de dollars constituant 35,5 % des crédits utilisés en 2020, suivis par ceux destinés au commerce et aux services (13,4 milliards, soit 31,4 %), à la construction (6,3 milliards, 14,7 %), l’industrie (4,3 milliards, 10 %), les intermédiaires financiers (1,8 milliard, 4,2 %), l’agriculture (556,6 millions, 1,3 %) et les autres secteurs (1,2 milliard, 2,8 %).

Plus en détail, ceux en cours dans le secteur du commerce et des services en glissement annuel sont divisés entre le marché de gros (48 %), le commerce de détail (17,2 %), les services de l’immobilier, de la location et de l’emploi (13,5 %), le transport et le stockage (8,4 %), les hôtels et restaurants (8,2 %) et l’éducation (4,9 %).

Tous les secteurs, sans exception, ont vu leurs crédits en cours diminuer en glissement annuel, de 36,4 % pour la construction, de 32,5 % pour l’industrie, de 31,8 % pour le commerce et les services, de 27,4 % pour les intermédiaires financiers, de 26,2 % pour l’agriculture, de 18,8 % pour les prêts personnels et de 30 % pour les autres secteurs.

Sans surprise, ce sont les bénéficiaires des prêts personnels qui sont les plus nombreux à avoir obtenu des crédits, le volume du prêt étant inférieur à un particulier qu’à une entreprise qui investit. Ils représentent donc 85,6 % du nombre de bénéficiaires, suivis par ceux ayant contracté des prêts dans le secteur du commerce et des services (10,6 %), de l’industrie (2,8 %), de la construction (1,4 %), de l’agriculture (1,1 %), des intermédiaires financiers (0,5 %) et des autres secteurs (3,7 %). Leur nombre a naturellement diminué, tombant à 436 462 personnes morales et physiques (soit -24,3 % en glissement annuel), la grande partie (63,2 %) d’entre eux ayant un prêt entre 5 et 100 millions de livres à fin 2020 (soit entre 3 316,75 et 66 345 dollars au taux officiel de 1 507,5 livres pour un dollar, le taux en vigueur lorsque la plupart des crédits ont été contractés).

C’est la capitale Beyrouth qui concentre près des trois quarts des crédits bancaires octroyés (73,5 %) et plus de la moitié des bénéficiaires (54,2 %), suivie par le Mont-Liban (respectivement 13,5 % et 18 %), le Liban-Nord (5 % et 11,2 %), le Liban-Sud (4,5 % et 9,6 %) et la Békaa (3,6 % et 7,1 %).


C’est la baisse du volume de crédits en cours dans les banques libanaises à fin 2020 en glissement annuel, selon les chiffres fournis par la Banque du Liban (BDL). Ils ont atteint 43,37 milliards de dollars à fin 2020, contre 59,56 milliards à la même période un an plus tôt. Le Lebanon this Week de la Bank Byblos, qui a rapporté ces chiffres, explique cette baisse par une combinaison...

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