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Société - Crise au Liban

Des pharmacies en grève ouverte à partir de vendredi

La publication d'une liste de médicaments subventionnés est "le seul moyen de pousser les importateurs à distribuer leur stock", estiment les pharmaciens. 

Des pharmacies en grève ouverte à partir de vendredi

Un pharmacien au Liban. Photo Mohamed Azakir/Reuters

L'Association des propriétaires de pharmacie a annoncé jeudi le début d'une grève ouverte à partir de demain vendredi, jusqu’à ce que le ministère de la Santé fournisse aux officines une liste détaillée des médicaments qui continueront à être subventionnés par la Banque du Liban (BDL), rapporte l'Agence nationale d'information (Ani, officielle). 

Les pharmaciens réclament qu'une liste de ces médicaments encore subventionnés lui soit fournie et que le prix des autres produits soit lié au taux de change sur le marché parallèle (plus de dix fois le taux officiel), afin d’assurer la vente aux clients et d’éviter "le monopole du marché noir et des trafiquants". La publication de cette liste est "le seul moyen de pousser les importateurs à distribuer leur stock", ont estimé ces pharmaciens.

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Ils dénoncent le fait qu'en dépit de la décision de la BDL de restreindre ses subventions aux médicaments anticancéreux ou aux traitements pour les maladies incurables et chroniques, les importateurs ont quasiment cessé de distribuer les médicaments aux pharmacies. Les autres médicaments - non subventionnés - doivent être vendus au taux de change du marché parallèle, soit à près de 18.200 L.L. ce matin. La BDL fournit aux importateurs de médicaments, ainsi que de farine et de matériel médical, 85 % des devises nécessaires au taux officiel de 1 507,5 livres pour un dollar, alors que le reste doit être trouvé par les importateurs au taux du marché parallèle.

"Inaction du ministère de la Santé"
L'Association a également dénoncé l'inaction du ministère de la Santé et son incapacité à trouver des solutions. "Les médicaments alternatifs, s'ils sont disponibles, auront besoin de plusieurs mois avant d'être distribués sur le marché", a-t-elle prévenu, prenant en compte le temps de conclure les accords et de les soumettre à des tests de qualité. Les propriétaires d'officines ont également alerté contre les attaques et les vols dont ils sont victimes dernièrement, et la circulation de faux médicaments et de produits issus du trafic illégal.

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De son côté, le syndicat des importateurs de médicaments au Liban avait lancé dimanche dernier un véritable cri d’alarme, soulignant que des centaines de médicaments étaient déjà en rupture de stock. Il avait ajouté que des centaines d’autres risquaient de devenir introuvables en juillet si l’État et la Banque du Liban, dont les réserves en devises ont fondu, ne parvenaient pas à mettre fin aux dysfonctionnements du mécanisme de subvention sur les importations dont bénéficient ces produits depuis le début de la crise. Dans leur communiqué, les importateurs assuraient que "les importations sont quasiment à l’arrêt depuis plus d’un mois", car la BDL n’avait pas honoré "600 millions de dollars d’impayés" sur des dossiers pourtant validés et avait arrêté de délivrer des autorisations préalables pour les nouveaux dossiers présentés. La BDL a indiqué lundi qu’elle allait commencer à régler les factures liées aux subventions des importations de médicaments, sans préciser de date, annonçant que le paiement ne dépassera pas 400 millions de dollars, un montant qui inclura également les importations de farine et autres.


L'Association des propriétaires de pharmacie a annoncé jeudi le début d'une grève ouverte à partir de demain vendredi, jusqu’à ce que le ministère de la Santé fournisse aux officines une liste détaillée des médicaments qui continueront à être subventionnés par la Banque du Liban (BDL), rapporte l'Agence nationale d'information (Ani, officielle). Les pharmaciens réclament...

commentaires (1)

Tant que nos chers dirigeants auront toujours leurs médicaments par une autre voie, pas de souci. Les autres n'ont qu'à crever : au moins ils se tairont!

Politiquement incorrect(e)

18 h 33, le 08 juillet 2021

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Commentaires (1)

  • Tant que nos chers dirigeants auront toujours leurs médicaments par une autre voie, pas de souci. Les autres n'ont qu'à crever : au moins ils se tairont!

    Politiquement incorrect(e)

    18 h 33, le 08 juillet 2021

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