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Nos Lecteurs ont la Parole

L’immigration et la violence conjugale

Après avoir lu la chronique de Francis Vailles dans La Presse+ traitant d’un sondage de l’OCDE relatif à la violence conjugale, je me suis demandé si nos fonctionnaires de l’immigration à Québec et à Ottawa tenaient compte de tels sondages au moment de choisir les candidats étrangers à l’immigration.

Imaginez, à cette question strictement posée aux femmes : « La violence conjugale est-elle justifiée dans certaines circonstances ? » la réponse a été affirmative à 92 % en Guinée (pays musulman à 85 %), à 80 % en Afghanistan (pays musulman à 99 %), à 57 % au Sénégal (pays musulman à 95 %) et à 55 % en Irak (pays musulman à 97 %). Au Mexique, c’est un petit 5 %, mais en Allemagne 20 %. Je parie que ce pourcentage élevé dans ce dernier pays a quelque chose à voir avec la forte immigration de confession musulmane (turque et syrienne, notamment) qui y prévaut. Au Pakistan (pays musulman à 95 %), 85 % des femmes affirment avoir été victimes de violence conjugale physique ou sexuelle au moins une fois dans leur vie ; en France, c’est 26 %.

En clair, un des moyens pour diminuer la violence conjugale au Canada est de privilégier une immigration plus en phase avec nos valeurs touchant les rapports entre les hommes et les femmes.

Dernièrement, j’ai lu le récit de l’écrivaine états-unienne Joyce Carol Oates intitulé Paysage perdu (éditions Philippe Rey, Paris, 2017), et j’ai été grandement étonné par le passage suivant (p. 131) :

« Étant une femme qui s’exprime principalement par le langage, je m’interroge depuis longtemps sur les sources du masochisme féminin. Ou sur ce que, faute de termes plus subtils et moins réducteurs, nous pouvons appeler la prédilection des femmes pour l’autopunition, l’effacement, l’oubli de soi. Cette prédilection est sans doute apprise – “acquise” –,

“culturellement déterminée ”… –

mais elle doit sûrement naître de racines biologiques, d’états neurophysiologiques. Ce genre de prédilection est antérieur à la culture. En fait, il la modèle. (…)

« Et cependant : quel pourrait bien être l’avantage de l’autopunition en termes d’évolution ? De l’abnégation face à la brutalité, à la cruauté d’autrui ? De l’acquiescement à la volonté (perverse, insane) d’autrui ? Ce secret terrifiant dont les femmes ne souhaitent pas parler ni même, dans certains milieux (religieux, fondamentalistes), reconnaître l’existence. »

Montréal-Québec

Les textes publiés dans le cadre de la rubrique « courrier » n’engagent que leurs auteurs et ne reflètent pas nécessairement le point de vue de L’Orient-Le Jour. Merci de limiter vos textes à un millier de mots ou environ 6 000 caractères, espace compris.


Après avoir lu la chronique de Francis Vailles dans La Presse+ traitant d’un sondage de l’OCDE relatif à la violence conjugale, je me suis demandé si nos fonctionnaires de l’immigration à Québec et à Ottawa tenaient compte de tels sondages au moment de choisir les candidats étrangers à l’immigration.
Imaginez, à cette question strictement posée aux femmes : « La...

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