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Économie - Électricité

Le déchargement de l’Histria Perla est en cours

Le déchargement de l’Histria Perla est en cours

Une source proche du dossier n’a pas pu se prononcer sur l’impact du chargement de l’Histria Perla sur la production d’électricité, compte tenu des récents retards dans le déblocage des lignes de crédit par la Banque du Liban. Photo P.H.B.

La direction générale du pétrole, qui relève du ministère de l’Énergie et de l’Eau, a indiqué hier dans un communiqué que le gasoil contenu dans le navire-citerne Histria Perla, arrivé dans les eaux libanaises vers la mi-mars, est « conforme au cahier des charges » d’Électricité du Liban (EDL).

Selon une source proche du dossier, le déchargement de près de 30 000 tonnes de carburant a débuté hier après-midi et devrait permettre au fournisseur d’assurer la production d’électricité pendant un certain temps. La source n’a pas pu se prononcer sur l’impact de ce chargement sur la production dans la mesure où EDL pourrait choisir de maintenir le rationnement à son niveau actuel, voire de l’augmenter, en attendant d’être sûre que les prochaines cargaisons seront livrées et payées, compte tenu des récents retards dans le déblocage des lignes de crédit par la Banque du Liban (BDL), en plein contexte de crise financière aiguë.

Des aléas sur lesquels la loi débloquant l’équivalent en livres libanaises et au taux officiel de 200 millions de dollars adoptée par le Parlement fin mars pour financer les importations de carburant d’EDL pendant deux mois n’a pas d’impact, les avances du Trésor destinées à EDL étant financées à partir des réserves de devises du pays, qui fondent comme peau de chagrin.

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La direction générale du pétrole a rappelé que c’est le fournisseur public qui avait alors « refusé le déchargement du navire, sur recommandation de (la société allemande) Siemens (…) » qui demandait que le gasoil soit testé selon une méthode particulière, portant le nom d’« ASTM D381 ». Il s’agit d’un des trois procédés principaux pour vérifier la quantité de gomme contenue dans le carburant, selon l’entreprise autrichienne Anton Paar qui produit du matériel spécialisé pour les laboratoires. La teneur en gomme correspond aux résidus des carburants qui ne peuvent pas s’évaporer. C’est le laboratoire émirati Bureau Veritas qui a testé le gasoil selon les conditions établies par l’entreprise allemande. Contactée il y a deux semaines, la source citée plus haut avait ajouté que « personne ne (voulait) prendre la responsabilité d’accepter une cargaison de fuel non conforme après l’affaire Sonatrach (au printemps 2020, NDLR) », raison pour laquelle l’avis de Siemens a été sollicité.

Le mois dernier, EDL a augmenté les heures de rationnement, non seulement en raison des peurs concernant la non-conformité du gasoil de l’Histria Perla, mais aussi en raison du blocage d’un navire-centrale en provenance du Koweït au niveau du canal de Suez à cause de l’incident du porte-conteneurs Ever Green. Depuis son arrivée au Liban, il y a une semaine, la capacité de production du courant s’est quelque peu améliorée, passant de « 910 mégawatts (MW) à 1 200 MW », selon une autre source interrogée. Seule une partie des centrales libanaises consomment du gasoil. Il s’agit des centrales de Zahrani au Liban-Sud et de Deir Ammar au Liban-Nord.

La réforme du secteur de l’électricité fait partie des principaux chantiers que le Liban doit lancer pour redresser son économie et améliorer la qualité de vie de ses citoyens.

La direction générale du pétrole, qui relève du ministère de l’Énergie et de l’Eau, a indiqué hier dans un communiqué que le gasoil contenu dans le navire-citerne Histria Perla, arrivé dans les eaux libanaises vers la mi-mars, est « conforme au cahier des charges » d’Électricité du Liban (EDL).Selon une source proche du dossier, le déchargement de près de...
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