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Lifestyle - This is America

Une première (œuvre) asiatique dans la collection d’art de la Maison-Blanche

En 1961, la First Lady de l’époque, Jacqueline Kennedy, décide de faire de la Maison-Blanche « un véritable musée », en exhibant le meilleur de l’art américain. Cette collection vient de s’enrichir d’une inspiration venue d’ailleurs.

Une première (œuvre) asiatique dans la collection d’art de la Maison-Blanche

Melania Trump dévoilant la sculpture « Floor Flame » de Noguchi, placée au Rose Garden. Photo tirée de son compte Instagram flotus

La semaine dernière, l’actuelle First Lady Melania Trump a dévoilé une installation venue rehausser l’iconique Rose Garden de la Maison-Blanche qui vient d’être rénové à son initiative. Il s’agit de l’œuvre d’un grand nom de la sculpture contemporaine, Isamu Noguchi, qu’il avait créée en 1962. Baptisée « Floor Flame », elle a été choisie par Mme Trump et acquise par The White House Historical Association pour 125 000 dollars lors d’une vente de Sotheby’s en mars dernier. Composée de deux pièces en bronze patinées de noir, l’une angulaire et l’autre compacte et de plus petite dimension, l’ensemble est posé sur le sol, traduisant la vision de l’artiste ainsi formulée par le bureau de presse de la First Lady : « Il s’agit là de l’intersection d’un arbre avec la terre. Afin de reconnecter les spectateurs à la planète, l’artiste a imaginé la sculpture posée directement sur le sol. Cette installation a été placée sur la terrasse de la roseraie afin qu’elle puisse aller à la rencontre des visiteurs. Bien que puissante en elle-même, “Floor Flame” est humble de par sa dimension et apparaît comme un complément de l’autorité du bureau Ovale. » Il y a aussi dans cette œuvre, avait fait remarquer un critique, « comme un clin d’œil à la spécificité du Japon où le cérémonial de la vie se déroule sur le sol ». Melania Trump ajoute : « Non seulement cette sculpture témoigne de la diversité inhérente aux beaux-arts de notre nation, mais elle jette aussi une lumière sur la belle contribution des artistes américano-asiatiques au paysage de notre pays. » Noguchi (1904-1988), né à Los Angeles d’un père japonais et d’une mère américaine, a en effet passé son enfance au Japon avant de revenir aux États-Unis. Il a mené une carrière de sculpteur, de designer et d’architecte paysagiste à New York, Los Angeles, Tokyo, Sapporo et Paris.

La sculpture « Floor Flame » d’Isamu Noguchi. Photo AFP

Les beaux-arts à la Maison-Blanche, l’affaire des Kennedy

Quant à l’histoire de la collection d’art de la Maison-Blanche, telle que relatée par la White House Historical Association, elle a débuté par les portraits des présidents commandités par le Congrès. Avant l’avènement de la photographie, certains chefs d’État invitaient des peintres à installer leurs ateliers à la Maison-Blanche afin de retenir les événements significatifs qui s’y dérouleraient et de les peindre. À la fin du XIXe siècle, quelques tableaux représentant des paysages ont été acquis et accrochés à la présidence.

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Mais c’est avec l’arrivée au pouvoir du président John F. Kennedy, féru de culture, que la collection d’art de la Maison-Blanche a été officiellement organisée sous l’égide d’un curateur professionnel, œuvrant avec une équipe spécialisée, en charge de sélectionner des pièces pour leur portée historique et esthétique. Son épouse, Jackie Kennedy, elle-même curatrice dans l’âme, a veillé à la formation en 1961 du Fine Arts Committee for the White House, regroupant des experts en beaux-arts, en décoration et en préservation. Le Congrès américain a vite approuvé par une loi cet effort de la First Lady, stipulant notamment « qu’une attention spéciale soit portée aux espaces officiels et publics de la Maison-Blanche à caractère de musée et à leur préservation ».

500 toiles et 65 000 objets d’art décoratif

Sur sa lancée, Jackie Kennedy a également fondé une association privée, la White House Historical Association, chargée de perpétuer sa vision sur la préservation historique et éducative du pays, d’effectuer des acquisitions pour la collection d’art des lieux et d’organiser des programmes publics autour de ce concept.

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Depuis, en plus de faire et défaire la politique internationale, la Maison-Blanche n’a plus cessé de promouvoir les arts et la culture, une tâche dévolue aux présidents et à leurs épouses qui se sont succédé à la tête de l’État. Au fil des années, la collection a pris de l’ampleur et compte aujourd’hui plus de 500 toiles portant les signatures de grands talents américains de toute veine parmi lesquels Georgia O’Keeffe, Henry Ossawa Tanner, Alma Thomas et John Singer Sargent. La présidence abrite également quelque 65 000 objets de différents médias et usages. Dans cet esprit de continuité, la White House Historical Association organise mardi prochain, 1er décembre, un symposium virtuel via Zoom sur L’Histoire de la diversité artistique dans la collection de la Maison-Blanche, avec un volet sur le nouvel arrivant, Isamu Noguchi. J.F.K. avait ainsi exprimé sa vision sur l’art : « J’ai longtemps cru que la qualité de la vie culturelle américaine est un élément d’une immense importance à l’échelle de laquelle se mesure notre valeur », soulignant que « les arts sont d’une égale importance pour la société que les sciences ».


La semaine dernière, l’actuelle First Lady Melania Trump a dévoilé une installation venue rehausser l’iconique Rose Garden de la Maison-Blanche qui vient d’être rénové à son initiative. Il s’agit de l’œuvre d’un grand nom de la sculpture contemporaine, Isamu Noguchi, qu’il avait créée en 1962. Baptisée « Floor Flame », elle a été choisie par Mme Trump et...

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