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Coronavirus au LIban

Des chiffres toujours alarmants : cinq décès et près de 800 cas en 24h

A Saïda, dans le Sud du pays, la propagation de la pandémie ne connaît pas de répit, poussant les commerçants à garder leurs commerces fermés jusqu'à la fin de la semaine prochaine.

Des chiffres toujours alarmants : cinq décès et près de 800 cas en 24h

Des réfugiés palestiniens demandant la libération de leurs proches incarcérés à Roumieh, lors d'un sit-in dans le camp de Aïn el-Heloué, à Saïda, le 18 septembre 2020. Photo Mountasser Abdallah

Au lendemain d'un record macabre sur le plan des décès quotidiens des suites du coronavirus, le Liban a enregistré cinq décès supplémentaires et 779 nouveaux cas de Covid-19 (dont sept en provenance de l'étranger) au cours des dernières 24h, selon le dernier bilan en date du ministère de la Santé, publié samedi. Ces chiffres font grimper à 28.297 le nombre de cas cumulés depuis l’apparition de la pandémie dans le pays en février, dont 286 décès. Au total, 11.440 patients se sont rétablis, alors que 449 personnes sont encore hospitalisées, dont 124 en soins intensifs.

A Saïda, dans le Sud du pays, la propagation de la pandémie ne connaît pas de répit, poussant les commerçants à garder leurs commerces fermés jusqu'à la fin de la semaine prochaine, selon notre correspondant Mountasser Abdallah. Dans le Nord, à Tripoli, le chef du parti Kataëb, Samy Gemayel, s'est offert une tournée dans le souk de la ville, en compagnie de son épouse et de leur enfant. Fait notable, aucun d'eux ne portait de masque, alors que les rues du souk étaient bondées.

En outre, dans la matinée, le directeur de l'hôpital gouvernemental Rafic Hariri de Beyrouth a déploré le fait que parmi les décès déclarés la veille se trouvait un jeune homme de 18 ans, qui souffrait d'un cancer. "Nous avons beaucoup de travail devant nous", a commenté Firas Abiad. 

"Amnistie spéciale"

Pour sa part, le député du Kesrouan Chamel Roukoz est revenu sur la question inquiétante des contaminations au sein des prisons, alors que plus de 200 cas ont été enregistrés dans le plus grand centre carcéral du pays, à Roumié. "La lutte contre le coronavirus dans les prisons est nécessaire et urgente. Cela doit se faire de façon moderne, et dans le cadre de la loi, en accélérant les jugements et en étudiant les cas humanitaires exceptionnels à travers des amnisties spéciales, en plus d'un accompagnement logistique au sein des prisons. Mais profiter de la situation humanitaire pour faire passer une amnistie générale par la force, cela n'est pas acceptable", a prévenu le député, alors que des proches de détenus, notamment islamistes, réclament une amnistie générale pour ces détenus, dont un grand nombre croupit en prison depuis de nombreuses années, certains encore dans l'attente de leur jugement. "Les motivations derrière les appels à l'amnistie générale et ses conséquences et dangers sont connus. Elle sont politiques (...)", a estimé le général à la retraite qui a participé à plusieurs batailles contre des jihadistes islamistes dans le pays.

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Prendre soin du « soin »


Durant la semaine, le ministère de la Santé a modifié les modalités concernant les mesures à respecter pour les passagers arrivant au Liban. Ceux arrivant à l'aéroport de Beyrouth, et qui ont effectué un test PCR "fiable" dans le pays de départ, devraient respecter un isolement de 10 jours, sans toutefois effectuer un nouveau test PCR à leur arrivée. Par contre, les personnes arrivant au Liban et ayant effectué un test PCR jugé "non fiable" doivent se soumettre une nouvelle fois à un même test à l'aéroport, et respecter un isolement de dix jours aussi. Les cas positifs doivent effectuer une quatorzaine, à domicile ou dans des hôtels, et les municipalités sont chargées de faire respecter ces mesures.

Il y a deux semaines, le gouvernement sortant avait décidé de rouvrir quasiment l'ensemble des secteurs du pays, alors même que les nouveaux cas et le nombre de décès s'envolent depuis plusieurs semaines. Conformément à la décision du ministère de l'Intérieur, les boîtes de nuit, les cinémas et les théâtres, ainsi que les marchés en plein air, les jardins publics, les salles des fêtes, le Casino du Liban, les cybercafés et les salles de jeux électroniques ont pu rouvrir. Jeudi, le ministère a également permis la réouverture des salles de jeux intérieures pour enfants, à 50 % de leur capacité. Cependant, les piscines et les terrains de sport couverts, ainsi que les parcs d'attraction en intérieur restent fermés. Quant au couvre-feu, ses horaires restent les mêmes, de 1h à 6h le lendemain.

Malgré cette réouverture d'une majorité des secteurs, la direction des grottes de Jeïta, dans le Kesrouan, a annoncé la fermeture pour deux semaines du site touristique "afin de prendre toutes les mesures nécessaires pour empêcher la propagation du virus". Le site rouvrira le 3 octobre.


Au lendemain d'un record macabre sur le plan des décès quotidiens des suites du coronavirus, le Liban a enregistré cinq décès supplémentaires et 779 nouveaux cas de Covid-19 (dont sept en provenance de l'étranger) au cours des dernières 24h, selon le dernier bilan...

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On récolte en septembre ce qu'on a cultivé en juillet. Et ainsi de suite.

Esber

06 h 46, le 20 septembre 2020

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Commentaires (1)

  • On récolte en septembre ce qu'on a cultivé en juillet. Et ainsi de suite.

    Esber

    06 h 46, le 20 septembre 2020