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Décryptage

Double explosion de Beyrouth : ce que nous apprend l’analyse de données

Retour sur les principales zones d’ombre autour du drame qui a ravagé la capitale le 4 août.


Double explosion de Beyrouth : ce que nous apprend l’analyse de données

L’explosion, dans ses différentes étapes, qui a soufflé le port de Beyrouth, mardi 4 août 2020, et une bonne partie de la capitale. Mouafac Harb/AFP

Le bilan de la double explosion du 4 août s’élève, pour l’heure, à plus de 170 morts, plus de 6 000 blessés et 300 000 sans-abri, sans parler du coût économique engendré par la destruction du port et de nombreux quartiers de Beyrouth. Si les experts ont réussi à collecter un volume important de données fiables, de nombreuses incertitudes planent toujours sur les causes du drame, à plus forte raison du fait d’un accès difficile au terrain.

L’ampleur de la tragédie a donné lieu à de nombreuses interrogations au sein de l’opinion publique, soulevé différentes hypothèses et occasionné plusieurs « fake news ». Aujourd’hui, l’origine du feu ayant déclenché la première explosion n’a toujours pas été déterminée et des versions contradictoires s’affrontent autour de la présence – ou non – d’un avion dans le ciel au moment de l’explosion. Retour sur l’analyse des données récoltées jusque-là.


Des ouvriers effectuant des réparations à l’entrée du hangar numéro 12 du port de Beyrouth. Compte Twitter de Riam Dalati


Que sait-on de l’origine de l’incendie qui a provoqué la première explosion ?

Le mardi 4 août, un incendie est signalé au port de Beyrouth, un peu avant 18h, suivi d’une première explosion, que d’aucuns ont d’abord comparée à un tremblement de terre, puis d’une seconde explosion beaucoup plus impressionnante à 18h07. S’il est pour le moment avéré que l’incendie a déclenché la première détonation, peu d’informations fiables circulent au sujet de l’origine du feu. L’incendie est-il à mettre sur le compte de travaux de soudure? Y avait-il des feux d’artifice stockés dans le hangar numéro 12, là où se trouvaient vraisemblablement les 2 750 tonnes de nitrate d’ammonium ? La question se pose car les premières hypothèses supposaient la présence de feux d’artifice, ou plus généralement de matières inflammables, dans le hangar numéro 9, où l’incendie se serait déclenché avant de se propager au hangar numéro 12. Or, selon le rapport d’investigation préliminaire publié, de sa propre initiative, par la société de conseil en sécurité Nigma présente au Liban sous le nom de Potech Consulting, « le nitrate d’ammonium n’était pas isolé dans le hangar. D’autres matières ou équipements y étaient et ont pris feu. Car c’est bien le même hangar d’où sont issus les trois événements : feu, explosion 1, explosion 2 ». Le rapport de Nigma se base sur des images prises d’une vidéo authentifiée qui montre plusieurs petites explosions se déroulant à l’intérieur du même entrepôt. « Cet élément est clé pour notre investigation car il prouve la présence de matériel explosif en plus d’un éventuel stock de nitrate d’ammonium », note le document. « Des éléments indiquent un scénario dans lequel des ouvriers, qui n’étaient peut-être pas au courant du contenu de l’entrepôt, soudaient la porte et ont déclenché les feux d’artifice qui ont ensuite fait exploser le nitrate d’ammonium quelques minutes plus tard », commente Nick Waters, analyste de sources ouvertes auprès du média d’investigation Bellingcat. Le rapport de Nigma souligne néanmoins qu’aucun signe de matériel ou équipement de soudure n’est visible sur la matière (photos, vidéos, témoignages) disponible.La vidéo de la première explosion montre effectivement de petits éclats de lumière qui évoquent des feux d’artifice. Toutefois, si la nature de l’explosion indique la présence de matières explosives, il n’est pas sûr qu’il s’agisse de feux d’artifice. « Les munitions de petit calibre ont le même effet. Si elles sont stockées dans une caisse et que la caisse prend feu, que la poudre de munition prend feu, cela donnera la même chose », décrypte Fabien Tabarly, PDG de Nigma et co-auteur du rapport précité avec Marwan Khoury, docteur en sciences forensiques. « Les vidéos disponibles montrent un grand bâtiment en feu avec de nombreux feux d’artifice ou de petites munitions qui explosent, produisant une fumée blanche caractéristique des matériaux faiblement explosifs », confirme pour sa part Doug Perovic, professeur au département de sciences des matériaux de l’ingénierie de l’Université de Toronto et expert en génie médico-légal.

Alors que le chef de l’État, le président Michel Aoun, a évoqué la possibilité d’une intervention extérieure, au moyen d’un missile ou d’une bombe, cette dernière semble toutefois peu probable. « Les munitions fortement explosives / poudre à canon utilisées dans les bombes et les engins explosifs improvisés (EEI) produisent normalement de la fumée noire, ce qui n’a pas été observé », selon M. Perovic.

Un avion était-il en train de survoler le port ?

C’est l’un des points qui fait le plus débat : un avion était-il présent au-dessus du port de Beyrouth quelques secondes avant l’explosion ou non ? « Dans les enquêtes médico-légales, l’exactitude des déclarations des témoins varie souvent », remarque Doug Perovic. « Les témoins peuvent inconsciemment subir les effets d’un biais de confirmation lorsqu’ils croient avoir assisté à quelque chose qu’ils pensent avoir observé, menant à des opinions opposées », ajoute-t-il. De nombreux témoins sont pourtant catégoriques, affirmant avoir distinctement entendu le son d’un réacteur d’avion. « On s’est rendu compte que, lorsque l’on pose la question au Liban, les gens font référence au bruit d’un avion à réaction – c’est-à-dire typiquement les F-16 (israéliens, NDLR) qui survolent régulièrement Beyrouth et qu’on entend dans les plaines de la Békaa pour aller ensuite en Syrie, note Fabien Tabarly. Sur tous les témoignages photos et vidéos – nous n’avons rien à ce sujet », poursuit-il.

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« Nous savons que, peu de temps avant la plus petite explosion (attribuée aux feux d’artifice), l’incendie dans l’entrepôt a considérablement augmenté en intensité et a commencé à produire un rugissement, probablement à cause de l’air aspiré par le feu, ou parce que les feux d’artifice qui y auraient été (stockés) ont commencé à exploser à une vitesse plus élevée », observe pour sa part Nick Waters. Le bruit attribué à un avion serait donc en réalité du gaz.

Un flot d’images et de vidéos montrant un missile tombant sur le hangar numéro 12 en feu a aussi circulé sur la Toile. Elles ont été rapidement discréditées par les experts qui ont démontré qu’il s’agissait de photomontages basés sur des images préexistantes ou de la silhouette d’oiseaux volant aux alentours de l’incendie. Enfin, d’autres personnes rapportent avoir entendu le bruit d’un avion après l’explosion. « Cela a du sens car le bruit de l’explosion se propage beaucoup plus rapidement que celui de la combustion, qui est beaucoup plus diffus », décrypte Fabien Tabarly. « Ce sont des indices concordants qui font que l’on va plutôt vers la théorie de la combustion lente plutôt que de l’avion », poursuit-il.


Quels sont les points-clés sur lesquels l’enquête doit se concentrer ?

Deux enquêtes sont actuellement en cours à différents niveaux. L’une à l’échelle judiciaire, menée par le procureur de la République Ghassan Oueidate, et l’autre sur le plan administratif, menée par le Premier ministre démissionnaire, Hassane Diab. Si des éléments auraient dû être dévoilés la semaine dernière dans les cinq jours suivant la double explosion, conformément aux promesses des autorités, aucun détail qui permettrait de faire la lumière sur l’acheminement des 2 750 tonnes de nitrate d’ammonium, l’incendie ou la déflagration n’a été révélé pour le moment.

« Le problème dans ce drame est que la “scène du crime” a non seulement été détruite, mais que de nombreuses personnes y sont aussi allées pour aider, ramasser des objets, par curiosité… » note Fabien Tabarly. « Cela va être compliqué pour les équipes médico-légales (forensiques) de faire des prélèvements, mais il n’y a pas d’autre solution », poursuit-il.

Selon les experts, la couleur orangée de la fumée résultant de l’explosion permet de confirmer l’émission de gaz issus des vapeurs de nitrate d’ammonium, de protoxyde d’azote et d’eau. Des photos ont également montré la présence de quantités importantes de nitrate d’ammonium entassées dans des sacs dans des conditions favorisant l’humidité et la chaleur dans l’entrepôt – contrairement aux normes imposées par de nombreux pays à l’échelle internationale. Le rapport de Nigma souligne à cet égard qu’une photo prise deux semaines avant l’explosion et sur laquelle l’on peut voir un homme portant un masque chirurgical, en période de lutte contre la pandémie de Covid-19, aux côtés de deux autres hommes effectuant des travaux de rénovation sur la porte ouverte de l’entrepôt, permet de s’assurer de la présence encore récemment de nitrate d’ammonium dans le hangar numéro 12 du port.

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« Négligence, irresponsabilité, mauvais stockage, mauvais jugement »

« La question principale est de savoir ce qui a provoqué le feu initial – un feu industriel assez important », estime Fabien Tabarly. « L’analyse par spectroscopie chimique des résidus à divers endroits de l’origine peut confirmer si des produits chimiques ou des accélérateurs ont été impliqués dans la cause de l’incendie initial », note Doug Perovic.

Si pour le moment la double explosion est attribuée à de la négligence de la part des autorités, l’enquête devrait également permettre de vérifier s’il ne s’agit pas d’un départ de feu intentionnel. « Le soudage et les feux d’artifice ont simplement été des événements qui semblent avoir déclenché le feu – dans d’autres situations, cela aurait pu facilement être une cigarette jetée et un réservoir d’essence, ou des étincelles d’une meuleuse d’angle et un réservoir d’essence », souligne Nick Waters.

Reste également à savoir pourquoi une telle quantité de nitrate d’ammonium, véritable bombe à retardement, a été stockée pendant six ans au cœur de la capitale – une chronologie retracée grâce à des lettres administratives envoyées par les différentes autorités concernées et obtenues par les journalistes d’investigation. À l’heure où chaque responsable au sein du port de Beyrouth, des autorités douanières et du gouvernement rejette toute responsabilité, la question est encore loin d’avoir une réponse.

Quelle méthode d’investigation préliminaire ?

Les réseaux sociaux ont permis toutes sortes de montages et de détournements au détriment de la réalité factuelle. D’où l’importance d’en savoir plus sur la méthode employée par les experts pour établir précisément la chronologie des évènements et garantir l’objectivité de leur travail, de manière indépendante de toute grille de lecture idéologique. L’ampleur du drame a, en effet, provoqué une série de suppositions, plus basées sur une lecture géopolitique que sur une analyse de faits. Médias d’investigation et experts en sécurité se sont penchés sur ces questions et leur travail permet d’ores et déjà d’écarter certaines thèses et d’en prendre d’autres avec précaution. Dans l’investigation préliminaire menée par Nigma conseil, Fabien Tabarly revient sur la méthode employée par Nigma conseil pour analyser les données récoltées, un travail en cinq étapes.

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Première étape, le recueil de la matière à travers des moteurs sur le web qui rassemblent toutes les informations existantes, qu’il s’agisse de photos, de vidéos, de témoignages ou d’analyses.

Vient ensuite l’étape de la validation. « Avant de faire quoi que ce soit, on vérifie la validité des informations. Sur un ensemble de mille informations par exemple, on en élimine 500 parce qu’elles relèvent visiblement du montage, ne sont pas étayées de faits ou pas cohérentes. On élimine 50 %, voire 60 % de la matière collectée », explique Fabien Tabarly. « Il nous reste donc 40 % d’informations à traiter. Par exemple, avec l’image sur laquelle on voit un missile descendre vers le hangar 12, on fait un double traitement d’image pour vérifier si c’est de l’incrustation ou si c’est réel », poursuit-il.

La troisième étape est celle de l’expertise. « On va ensuite soumettre les images et chercher de l’information auprès d’experts qui peuvent être spécialistes en munitions, en explosifs ou en zones d’attentats, etc. », indique M. Tabarly.

Une fois les informations validées, il faut reconstituer la cinématique. Toutes les informations sont reprises pour reconstituer la scène grâce à un travail manuel sur un tableau, mais aussi informatique. « On dresse une ligne temporelle sur laquelle on colle de l’image, du texte et du son », explique M. Tabarly.

La dernière étape, enfin, repose sur l’analyse séquentielle de la chronologie dont sont tirées des conclusions potentielles. « Pour chaque étape, nous vérifions l’information et sa cohérence à l’étape d’après », commente M. Tabarly. « Alors que la plupart des gens parlent par exemple d’un début de feu aux alentours de 17h55, on s’est, en fin de compte, rendu compte, grâce à un témoignage de dernière minute, que les fumées étaient déjà visibles à 17h40, voire avant. »


Le bilan de la double explosion du 4 août s’élève, pour l’heure, à plus de 170 morts, plus de 6 000 blessés et 300 000 sans-abri, sans parler du coût économique engendré par la destruction du port et de nombreux quartiers de Beyrouth. Si les experts ont réussi à collecter un volume important de données fiables, de nombreuses incertitudes planent toujours sur les...

commentaires (11)

Bref toutes les hypothèses sont possibles et envisageables! Nous sommes dans l'ignorance la plus totale et c'en est effarant.

Maya Chehab

14 h 40, le 14 août 2020

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Commentaires (11)

  • Bref toutes les hypothèses sont possibles et envisageables! Nous sommes dans l'ignorance la plus totale et c'en est effarant.

    Maya Chehab

    14 h 40, le 14 août 2020

  • Que l'enquête sur l'apocalypse du port de Beyrouth suive son cours. L'Etat libanais, ou ce qu'il en reste, se doit de protéger la population et de prévenir tout accident de même nature. Personne ne peut croire qu'il n'y avait que l'emplacement du port qui servait de lieu de stockage de matériel explosif aux réseaux du crime organisé qui contrôlent le pays. Que tout le Liban soit fouillé, notamment l'aéroport de Beyrouth .....

    COURBAN Antoine

    17 h 44, le 13 août 2020

  • Essayant de garder le maximum de neutralité et sans faire aucune supposition ne nature partisane politiquement, n'existe-t-il personne au port qui est capable de nous dire ce qui était stocké au hangar 12??? Pourquoi nous nous limitons aux analyses post-mortem ? On dirait que c'est un lieu où tout le monde fait ce qu'il a envie de faire sans aucun contrôle.

    Salim Naufal

    11 h 53, le 13 août 2020

  • Le travail urgentissime que les autorités auquel les autorités concernées doivent effectuer et qu’ils aillent inspecter et sans l’ordre de qui que soit les sites sensibles au Liban et leurs alentours pour s’assurer que des bombes à retardement encore plus dévastatrices ne s’y trouvent pas. Il y paraît clairement que des pièges ont été tendus pour que Liban soit détruit et ce d’une façon accidentelle en déposant un peu partout des matières dangereuses à proximité des armes de HB dans le but étant de faire le maximum possible de dégâts et de morts. Lorsqu’on vous dit que les meilleurs alliés d’Israël sont Nasrallah et ses troupes vous ricanez. La bombe à retardement a été minutieusement placée dans un endroit stratégique de façon à souffler une partie bien précise de Beyrouth puis une manipulation assez simple qui montre à Israël l’endroit du stockage des armes et le tour est joué. Je crains que d’autres suivront et le scénario sera le même. Rappelez vous que le fait que pays et ses citoyens brûlent ne représente aucun problème pour les deux protagonistes puisqu’il ne s’agit pas du leur, quand aux citoyens ce sont des quantités négligeables pour arriver à leur but.

    Sissi zayyat

    10 h 51, le 13 août 2020

  • DES ARMES ETAIENT STOCKEES DANS LE MEME HANGAR. SI ON NE CONFIE PAS L,ENQUETE A UNE AGENCE INTERNATIONALE L,AFFAIRE SERA ETOUFFEE ET LES VRAIS RESPONSABLES DISCULPES.

    L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

    07 h 23, le 13 août 2020

  • j'étais avec mon fils sur la terrasse a 300 m du port im. East Village à Mar Michael, quand on a entendu un vrombissement bizarre dont on ne comprenait l'origine , pas d'avions ds le ciel, je me retourne vers le pirt et vois une légère fumée s'échapper d'un hangar proche des silos. j'appelle vite les pompiers; en ressortant sur la terrasse la fumée etait sombre, je demande à mon fils qui filmait de descendre car c'était dangereux, je prends l'ascenceur pour la galerie Tanit, mes collaborateurs et moi même quittons le bureau vers la salle d'exposition du fond car la premiere explosion nous propulse un peu partout , la seconde blessera deux de mes collaborateurs dont un grièvement. Max Kunigk à posté sa video avant d'être propulsé dans l'eau de la piscine ce qui lui a sauvé la vie, le chauffeur et la femme de chambre ont été blessés et nous déplorons 4 morts et deux blessés grâves dans l'immeuble.

    Naila Kettaneh-kunigk

    06 h 45, le 13 août 2020

  • Je m’étonne du fait qu’aucun des « experts » qui donnent leurs avis concernant l’explosion de ce qui restait des 2750 tonnes de nitrate d’ammonium n’ait fait un rapprochement avec les silos contigus à l’entrepôt N° 12. Or il est bien connu que la manipulation des grains dans les silos génère des poussières et poudres ainsi que des gaz, vapeurs et aérosols qui peuvent s’enflammer du fait d’une étincelle et entrainer l’explosion des silos. Pour éviter ce genre d’accident ces éléments sont continuellement évacués des silos par des ventilateurs qui les rejettent à l’extérieur. Du fait de la proximité des silos les sacs de nitrate devaient être certainement couverts d’une couche importante de poussières et poudres accumulées pendant 6 ans comme on le constate d’ailleurs de la photo que vous publiez. Cette couche de poussières et poudres semble avoir pris feu du fait d’une étincelle de soudage et a provoqué la première explosion lorsque le feu a porté le nitrate à la température critique. Il reste à déterminer la nature de la 2ème explosion et le contenu des autres hangars.

    Moussalli Georges

    02 h 19, le 13 août 2020

  • N'y a-t-il pas moyen par le service des satellites survolant la région, (et assurément Israël le fait en permanence, compte tenu des enjeux géopolitiques) de revoir la scène de la catastrophe, en différé? Peut-être est-ce rêver en couleurs???

    Christian Samman

    02 h 02, le 13 août 2020

  • Je m’étonne du fait qu’aucun des « experts » qui donnent leurs avis concernant l’explosion de ce qui restait des 2750 tonnes de nitrate d’ammonium n’ait fait un rapprochement avec les silos contigus à l’entrepôt N° 12. Or il est bien connu que la manipulation des grains dans les silos génère des poussières et poudres ainsi que des gaz, vapeurs et aérosols qui peuvent s’enflammer du fait d’une étincelle et entrainer l’explosion des silos. Pour éviter ce genre d’accident ces élément sont continuellement évacués des silos par des ventilateurs qui les rejettent à l’extérieur. Du fait de la proximité des silos les sacs de nitrate devaient être certainement couverts d’une couche importante de poussières et poudres accumulées pendant 6 ans comme on le constate d’ailleurs de la photo que vous publiez. Cette couche de poussières et poudres semble avoir pris feu du fait d’une étincelle de soudage et a provoqué la première explosion lorsque le feu a porté le nitrate à la température critique. Il reste à déterminer la nature de la 2ème explosion et le contenu des autres hangars.

    Moussalli Georges

    01 h 47, le 13 août 2020

  • Avant de repeter ce que dit M. Nick Waters, savez-vous qui est M. Nick Waters et en quoi ce qu'il nous raconte est avéré? Ou est la contre-these dans cet article?

    Mago1

    01 h 32, le 13 août 2020

  • Les habitants de Beyrouth sont ils victimes de troubles psychiques quand ils disent avoir entendu un avion? Et cette vidéo prise depuis la mer, avec le son du jet APRES l'explosion, c'est aussi du bidon? . https://www.youtube.com/watch?v=_pCRoAAdf1U

    Mago1

    01 h 15, le 13 août 2020