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Melania Trump cultive le Rose Garden de Jackie Kennedy

La First Lady vient d’annoncer qu’elle va rafraîchir la célèbre roseraie de la Maison-Blanche, 90 jours avant la réélection, ou pas, de son époux. Histoire de laisser un bel effluve dans leur sillage, à défaut d’une odeur de sainteté...


Melania Trump cultive le Rose Garden de Jackie Kennedy

L’emblématique Rose Garden conçu par Jackie Kennedy. Photo tirée du compte Instagram de Melania Trump, @Flotus

« Même dans les temps les plus difficiles, le Rose Garden de la Maison-Blanche a toujours été un symbole de force et de continuité. Aujourd’hui, j’ai le grand plaisir d’annoncer notre volonté de restaurer cet espace mythique afin de préserver son histoire et sa beauté pour les générations à venir. »

C’est avec ces mots que la First Lady Melania Trump a annoncé qu’elle allait entreprendre la première rénovation, après 53 ans d’existence, de cette roseraie emblématique de la demeure présidentielle. Un lieu cher à son cœur car il porte l’empreinte d’une précédente Première dame, Jacqueline Kennedy, à laquelle elle voue une grande admiration. L’épouse du président JFK en avait conçu le style, et sa réalisation avait été faite à l’époque sous la supervision d’une amie de la famille, Richard Lambert Mellon, plus connue sous le prénom de Bunny, héritière du label Listerine (bain de bouche), horticultrice de grand talent et également philanthrope. Alors que plusieurs locataires de la Maison-Blanche avaient fait du Rose Garden le cadre de belles réceptions, le président Donald

Trump a préféré utiliser cet impressionnant parterre de fleurs multicolores, poussant sur fond d’une colonnade néo-classique blanche, pour ses conférences de presse. Il devrait attendre un mois encore, le temps que s’achèvent les travaux de réaménagement, pour retrouver les médias dans son coin favori.


Melania Trump en pleine action. Photo tirée du compte Instagram @FLOTUS


« Marie-Antoinette aurait approuvé ! »

Néanmoins, pour rester dans la note des traditions, les Trump ont récemment organisé un important state dinner en l’honneur du Premier ministre australien Scott Morrison et son épouse, Jenny. L’initiative de Melania Trump a tout de suite provoqué la réponse ironique d’un tweet ainsi rédigé : « Marie-Antoinette would TOTALLY approve » (« Marie-Antoinette aurait totalement approuvé »). Et un grand nombre de followers ont suivi, mettant la « distante Melania » dans leur collimateur, pour avoir lancé ce projet au moment où 40 millions d’Américains sont au chômage et que le nombre des morts du Covid-19 vient de franchir les 150 000. Sans compter que les sondages ne sont pas très rassurants quant à la réélection présidentielle de Donald Trump.

L’avis à ce sujet de Myra Gutin, auteure d’un livre intitulé The President’s Partner: The First Lady in the Twentieth Century, également professeure en communication à la Rider University à New Jersey, fut le suivant : « Il est vrai que traditionnellement le rôle d’une Première dame consiste notamment à surveiller et améliorer la décoration de la Maison-Blanche, un rôle que je ne voudrais pas amoindrir. Mais j’y vois quand même là une diversion à la presse négative dont l’administration fait l’objet. Cela lui donne juste un petit temps de répit. » Alors que c’est Ellen Wilson, première épouse du président Woodrow Wilson (mandat 1913-1921), qui avait débuté en 1913 l’aménagement de ce jardin, il n’a jamais servi de cadre à des cérémonies prestigieuses avant l’administration Kennedy qui a su lui donner tout son glamour.


L’emblématique Rose Garden conçu par Jackie Kennedy en pleine floraison. Photo tirée du compte Instagram White House


La touche de JFK

Dans ce contexte, Stewart McLaurin, président de la White House Historical Association, fondée par Jacqueline Kennedy, souligne : « Ces marches, placées à gauche, qu’utilise le président pour faire son entrée sont en fait une idée de John Kennedy, afin qu’elles servent d’estrade qui permet plus de visibilité au moment où le chef de l’État arrive pour prononcer un discours. »

Ainsi, avec Melania Trump, le Rose Garden retrouvera son design originel de 1962 avec, en plus, une infrastructure améliorée, un meilleur drainage et un environnement plus sain qui réduira le risque de brûlure des feuillages. Bien sûr, ont été prévus une accessibilité pour les personnes souffrant de handicap et un support parfait qui permettra aux médias une retransmission optimale des activités de la Maison-Blanche, en direct et sur place, à partir de ce spot historique et de ce beau coin naturel.

Avant son départ (ou pas) de la Maison-Blanche, Melania Trump semble être dans un mood de changements. Elle a déposé sa touche dans les salons Red Room et Blue Room et la salle de bowling. En mars dernier, elle a diffusé une photo la montrant arborant un casque de chantier et penchée sur les plans d’architecture d’un pavillon de tennis à la Maison-Blanche.

« En fin de compte, déduit M. McLaurin, la Maison-Blanche appartient au peuple américain. Et c’est la responsabilité de chaque président et de chaque First Lady de veiller, au nom des citoyens américains, à ce que cette demeure reflète toujours, dans le fond et la forme, son message et ses caractéristiques. Afin de la céder, en bon état, à leurs successeurs. » Ainsi, Flotus (First Lady of the United States) a voulu rester dans cette lignée pour ajouter une étoile de plus au tableau d’honneur de Potus (President of the United States), ces deux acronymes qui sont les surnoms donnés dans le cadre de travail du couple présidentiel, pour faciliter, par ces abréviations, le déroulement sans faille de leurs programmes officiels au quotidien.



« Même dans les temps les plus difficiles, le Rose Garden de la Maison-Blanche a toujours été un symbole de force et de continuité. Aujourd’hui, j’ai le grand plaisir d’annoncer notre volonté de restaurer cet espace mythique afin de préserver son histoire et sa beauté pour les générations à venir. »

C’est avec ces mots que la First Lady Melania Trump a...

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