Liban

Le Conseil supérieur de la défense recommande de prolonger la mobilisation générale jusqu'au 2 août

Les organismes sécuritaires et judiciaires appelés à poursuivre toutes les personnes qui enfreignent les lois et "profitent des conditions financières délicates pour faire des profits illégitimes".

Le Conseil supérieur de la défense recommande de prolonger la mobilisation générale jusqu'au 2 août

Le président libanais, Michel Aoun, présidant une réunion du Conseil supérieur de la défense, à Baabda, le 30 juin 2020. Photo Dalati et Nohra

Le Conseil supérieur de la défense a recommandé mardi au gouvernement de prolonger jusqu'au 2 août la mobilisation générale, en vigueur depuis mi-mars pour lutter contre la pandémie de coronavirus, qui doit normalement prendre fin le 5 juillet, selon des informations rapportées par notre correspondante au palais présidentiel, Hoda Chédid. 

Cette recommandation a été confirmée par le secrétaire général du Conseil, le général Mahmoud Asmar, qui s'est exprimé à l'issue de la réunion. Il a précisé que les mesures prises par le ministère de l'Intérieur dans le cadre du plan de déconfinement restent en vigueur. Il a ajouté que le Conseil de la défense appelle, dans ce cadre, les autorités sécuritaires et judiciaires à faire preuve de fermeté contre les personnes qui violent les mesures mises en place pour lutter contre le virus et provoquent de nouvelles contaminations. Parallèlement à la mobilisation générale, dans le cadre de laquelle a notamment été instauré un couvre-feu (toujours maintenu de minuit à 5h), le Liban poursuit son déconfinement progressif et seuls quelques secteurs restent encore fermés, comme les cinémas et théâtres, tandis que les grands événements et rassemblements publics demeurent interdits. L'AIB doit, lui, rouvrir le 1er juillet, avec une capacité d'accueil limitée à 10% de son activité habituelle. Depuis le 21 février, le Covid-19 a touché 1.778 personnes dans le pays, parmi lesquelles 34 sont décédées.

La réunion, présidée par le chef de l'Etat, Michel Aoun, rassemblait outre le Premier ministre, Hassane Diab, les ministres de la Défense, Zeina Acar, des Affaires étrangères, Nassif Hitti, des Finances, Ghazi Wazni, de l'Intérieur, Mohammad Fahmi, de l'Economie, Raoul Nehmé, des Travaux publics, Michel Najjar, de la Santé, Hamad Hassan, et de la Justice, Marie-Claude Najm, ainsi que les chefs des principaux organes sécuritaires du pays. 

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Le général Asmar a par ailleurs rapporté que le président a appelé, dans son intervention au début de la réunion, à ne pas relâcher les mesures de prévention, soulignant que l'épidémie continue à se propager. Surtout alors que l'Aéroport international de Beyrouth doit rouvrir demain. De son côté, le Premier ministre a dit craindre une résurgence du virus en octobre. Par conséquent, il a recommandé, sur la base des conclusions de la commission chargée du suivi de l'épidémie, la prolongation de quatre semaines de la mobilisation générale, sans pour autant fermer à nouveau les différents secteurs d'activité économique "afin que le travail revienne progressivement à la normale".

Sécurité alimentaire
Par ailleurs, le Conseil supérieur de la défense a demandé aux organismes sécuritaires et judiciaires de poursuivre toutes les personnes qui enfreignent les lois et "profitent des conditions financières délicates pour faire des profits illégitimes". Il a réclamé que "les peines les plus sévères soient imposées aux personnes qui mettent en péril la sécurité alimentaire". Cet appel intervient alors que la crise économique et financière que traverse le Liban depuis des mois a provoqué une inflation galopante et qu'en raison de la restriction des devises, les importations se font de plus en plus difficiles, faisant craindre des pénuries de denrées essentielles. 

L'ordre du jour du Conseil contenait également la question du lancement annoncé dimanche par Israël de nouvelles opérations de forage pour l'exploitation des ressources d'hydrocarbures offshore dans une zone qui est contestée par le Liban.  Cette zone se situe au niveau du bloc 9 de la Zone économique exclusive du Liban, dont la partie sud contient un triangle de 850 km2 qui sont également revendiqués par Israël. A une question qui lui a été posée à l'issue de son point de presse, le général Asmar s'est contenté de répondre que la question sera abordée en Conseil des ministres.  Lundi, le président Michel Aoun avait déclaré que "le forage du pétrole et du gaz par Israël dans la zone que le Liban conteste est une affaire d'une extrême gravité". "Nous n'accepterons aucune atteinte à nos eaux territoriales reconnues par la communauté internationale", a-t-il ajouté.


Le Conseil supérieur de la défense a recommandé mardi au gouvernement de prolonger jusqu'au 2 août la mobilisation générale, en vigueur depuis mi-mars pour lutter contre la pandémie de coronavirus, qui doit normalement prendre fin le 5 juillet, selon des informations rapportées par notre correspondante au palais présidentiel, Hoda Chédid. 

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