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Coronavirus au Liban

Trente-cinq nouveaux cas, mises en garde contre une deuxième vague en automne

"Il ne peut y avoir aucun relâchement dans les mesures de prévention", affirme le président de la commission parlementaire de la Santé Assem Araji. 

Trente-cinq nouveaux cas, mises en garde contre une deuxième vague en automne

Deux jeunes gens sur le campus de l'Université américaine de Beyrouth, le 1er juin 2020. AFP / JOSEPH EID

Le Liban a enregistré durant les dernières vingt-quatre heures trente-cinq cas supplémentaires de coronavirus, dont trente-quatre parmi les résidents et seulement un parmi les Libanais rapatriés au cours de ces derniers jours, selon le dernier bilan quotidien du ministère de la Santé. Cette nette augmentation dans le nombre de cas par rapport aux derniers jours est intervenue alors que les autorités sanitaires ont mis en garde contre une deuxième vague qui pourrait apparaître en automne. Au total, 1.697 personnes ont été contaminées par le Covid-19 depuis l’apparition de la pandémie au Liban en février. Avec parallèlement un total de 1.144 guérisons, 520 personnes sont actuellement positives, dont six dans un état critique. Le nombre de morts dues au coronavirus reste inchangé, avec trente-trois décès.

Quelques heures avant la publication de ce nouveau bilan, le président de la commission parlementaire de la Santé, Assem Araji, a mis en garde contre l'éventualité d'une deuxième vague de la maladie. "Il ne peut y avoir aucun relâchement dans les mesures de prévention, a-t-il averti, car une deuxième vague est toujours à craindre et elle pourrait survenir au début de l'automne, en même temps que la grippe." "Nous devrons renforcer les mesures du ministère de la Santé en automne", a-t-il affirmé. Evoquant l'ouverture prochaine, le 1er juillet, de l'Aéroport international de Beyrouth (AIB), Assem Araji a dit s'attendre au retour d'environ 2.000 personnes par jour et s'être mis "d’accord avec le ministre de la Santé Hamad Hassan pour continuer de prendre les mêmes mesures (de prévention) qu’auparavant" pour l'accueil des passagers.
L'AIB, fermé depuis mars pour lutter contre la propagation du coronavirus, doit rouvrir le 1er juillet aux vols commerciaux, mais avec une capacité de 10% par rapport à la même période en 2019. Les vols privés ont déjà repris depuis le 24 juin.

Parmi les cas déclarés vendredi, on compte un enfant à besoins spéciaux de neuf ans, qui a été transféré à l'hôpital gouvernemental de Halba, dans le Akkar, a révélé la chambre de gestion des catastrophes du mohafazat. Dans ce contexte, soixante-dix-sept tests ont été menés parmi les habitants de la localité de Aïn Dahab, dont des membres de la famille du jeune garçon.

La municipalité de Ghobeyri, dans la banlieue sud de Beyrouth, avait de son côté annoncé jeudi avoir reçu les résultats des tests de 296 échantillons prélevés samedi et dimanche dans les camps de réfugiés de Chatila et Horch el-Qatil, dont un seul s'est avéré positif. La personne contaminée a été transférée à l'hôpital gouvernemental Rafic Hariri, a précisé la municipalité dans un communiqué, tout en assurant que l'entourage de cette personne fera l'objet d'un suivi.

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Jeudi, le ministre de la Santé Hamad Hassan avait affirmé, avant le début du Conseil des ministres, que le prix du test PCR allait être revu à la baisse, afin qu'il soit désormais facturé à 50 dollars ou moins. Commentant les dix cas confirmés au sein de l'Hôtel-Dieu, dont neuf parmi le personnel médical, le ministre a insisté sur la "nécessité de faire le suivi des cas de contamination au sein des hôpitaux". "Le suivi relève de la responsabilité du ministère de la Santé, a-t-il dit. Quant aux voyageurs (les Libanais rapatriés, NDRL) il est de leur responsabilité de respecter la prévention".

Dans le cadre de la cinquième et dernière phase du plan de déconfinement progressif, les boîtes de nuit et clubs, les salles de fêtes et d’événements, les marchés populaires, les salles de jeux vidéo et les jardins publics ont pu rouvrir leurs portes dimanche. Les camps d’été en extérieur pour les enfants sont désormais autorisés. Le ministère de l’Intérieur ne précise pas toutefois si les nouveaux secteurs autorisés à ouvrir sont tenus de limiter leur capacité d’accueil, comme cela a notamment été imposé aux restaurants, qui ne peuvent recevoir que 50% de leur capacité de salle. Les théâtres et cinémas restent, eux, fermés. Tous les grands événements et rassemblements publics sont interdits jusqu’à nouvel ordre. Il est en outre obligatoire de porter un masque dans l’espace public, sous peine de se voir infliger une amende de 50.000 livres libanaises. Le Musée national de Beyrouth et les sites archéologiques dans l’ensemble du pays ont rouvert au début de cette semaine. Le couvre-feu, imposé de minuit à 5h, reste en vigueur jusqu’à nouvel ordre.



Le Liban a enregistré durant les dernières vingt-quatre heures trente-cinq cas supplémentaires de coronavirus, dont trente-quatre parmi les résidents et seulement un parmi les Libanais rapatriés au cours de ces derniers jours, selon le dernier bilan quotidien du ministère de la Santé. Cette nette augmentation dans le nombre de cas par rapport aux derniers jours est intervenue alors que...

commentaires (3)

Ils n'ont pas honte d'annoncer les tarifs en $ malgré la rareté du billet vert ! Juste par curiosité, le taux de change appliqué pour payer le test en LL, serait-il 1500 ou 7300?

Desperados

22 h 49, le 26 juin 2020

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Commentaires (3)

  • Ils n'ont pas honte d'annoncer les tarifs en $ malgré la rareté du billet vert ! Juste par curiosité, le taux de change appliqué pour payer le test en LL, serait-il 1500 ou 7300?

    Desperados

    22 h 49, le 26 juin 2020

  • Au mois de mars on avait autour de 500 cas confirmés et on a confiné le pays. aujourd'hui on en a 3 fois plus, les nouveaux cas apparaissent tous les jours, mais ca n'empeche pas de deconfiner... Avant de parler de 2ème vague, encore faut-il que la 1ère reflue.

    Desperados

    22 h 45, le 26 juin 2020

  • Pour information le test PCR coûte en France entre 20€ et 30€ dans les laboratoires privés. Il est remboursé s’il est prescrit par un médecin. Il est gratuit dans le secteur public. Au Liban il est facturé à 100$. Cette différence de prix est un des exemples de la corruption qui sévit dans tous les secteurs au Liban

    Liberté de Penser

    18 h 14, le 26 juin 2020