Dans la presse

L’avocat de Nissan dément les propos qu'Arab News lui attribue au sujet d'une extradition de Ghosn


Carlos Ghosn, lors d'une conférence de presse à Beyrouth le 8 janvier 2020. Photo d'archives AFP

Interrogé par L’Orient-Le Jour, Sakher el-Hachem, le représentant légal de Nissan au Liban, a affirmé n’avoir jamais déclaré, comme rapporté pourtant par Arab News, que le Japon ferait pression sur le Liban, conditionnant son soutien à une aide du FMI au pays du Cèdre à une extradition à Tokyo de Carlos Ghosn. « Je ne sais pas pourquoi Arab News a relayé ces propos en mon nom. Je n’ai pas fait ces déclarations », poursuit-il ajoutant avoir en revanche rappelé au quotidien anglophone saoudien que le Liban n’a pas d’accord d’extradition avec le Japon. L’avocat affirme en outre douter de l’existence de quelque pression japonaise que ce soit en lien direct avec la demande d’assistance présentée par le Liban au FMI. « La seule chose que j’ai dit au journal est qu’il y aurait dû y avoir une séance en justice le 30 avril, au Liban, mais qu’elle a été reportée en raison de la pandémie », poursuit l’avocat.

Confronté à la plus grave crise économique et financière depuis 30 ans, le gouvernement de Hassane Diab a adopté fin avril un plan de sauvetage, sur la base duquel il a entamé des discussions avec le FMI pour obtenir une aide financière.

Les autorités libanaises pourraient avoir à extrader vers le Japon l'ancien président de Nissan, Carlos Ghosn, dans le cadre de leurs négociations avec le Fonds monétaire international dont Tokyo est l'un des principaux contributeurs, peut-on lire dans cet article publié sur le site de l'édition japonaise du quotidien anglophone saoudien Arab News. « Le Japon aidera le Liban si Ghosn est extradé » : Arab news rapporte ces propos les attribuant à Sakher el-Hachem, ce que ce dernier, donc, dément formellement.

Accusé de malversations financières, le grand patron qui dispose des nationalités française, libanaise et brésilienne, était en liberté sous caution, avec interdiction de quitter le Japon, quand il a été exfiltré de l'archipel pour le Liban. Le Japon a émis un mandat d’arrêt à l'encontre de Carlos Ghosn et demandé qu’il soit extradé via Interpol, le Japon n'ayant signé aucun traité d’extradition avec le Liban. Selon le représentant de Nissan au Liban, toutes les procédures sur ce plan ont été gelées depuis l'émergence de la pandémie de coronavirus.

Fortement soupçonnés d'avoir aidé l'ancien patron de l'alliance Renault-Nissan Carlos Ghosn à fuir la justice japonaise fin 2019, Michael Taylor, un ancien membre des forces spéciales américaines reconverti dans la sécurité privée, et son fils Peter, ont été arrêtés le 20 mai dernier.

Le Parquet de Tokyo a déclaré le lendemain qu'il préparait une demande officielle d'extradition pour les deux hommes.



Interrogé par L’Orient-Le Jour, Sakher el-Hachem, le représentant légal de Nissan au Liban, a affirmé n’avoir jamais déclaré, comme rapporté pourtant par Arab News, que le Japon ferait pression sur le Liban, conditionnant son soutien à une aide du FMI au pays du Cèdre à une extradition à Tokyo...

commentaires (6)

Que ne feraient certains pour avoir leur nom sous les projecteurs ! Un Embarras Certain pour la profession !

Cadige William

07 h 06, le 02 juin 2020

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Commentaires (6)

  • Que ne feraient certains pour avoir leur nom sous les projecteurs ! Un Embarras Certain pour la profession !

    Cadige William

    07 h 06, le 02 juin 2020

  • Le Liban, Etat indépendant, libre et souverain. Il n'a pas à obéir à un ordre venu d'un pays étranger que ce soit les Etats-Unis ou le Tuvalu 26 km2 dans le Pacifique-sud. Un citoyen libanais vaut autant que tout autre de par le monde. Concernant spécialement Carlos Ghosn, il est fils, petits-fils, arrière-petit-fils de Gned Ghosn de Ajaltoun au Kesrouan. Dont acte.

    Honneur et Patrie

    17 h 22, le 01 juin 2020

  • Le Japon tremble devant la Chine et il ne sait pas quoi faire, il est à quelques kilomètres de la Chine.

    Eleni Caridopoulou

    16 h 38, le 01 juin 2020

  • La faillitte annoncee de Renault sans une aide de milliards de dollars a l'industrie automobile par l'Etat Francais prouve que Mr Ghosn dirigeait Renault et Nissan en faisant des milliards de dollars de benefices aux actionnaires ( et au fisc de la France et du Japon )et l'accuser d'avoir grater involontairement 50000 euros a Versailles ou meme d'avoir un peu abuser de largesse ou de ne pas avoir declare de futur rentrees personelles du par Nissan montre a quellpoint cette affaire est politique et ne tient pas la route LA VERITE QUAND NISSAN ET RENAULT FERONT FAILLITTE ON REGRETTERA TOUTES LES VISCICITUDES QU'ON A FAIT SUBIR A CARLOS GHOSN meme si il a peut etre abuse un peu de sa position car dans la pratique il a sauve Nissan de la faillitte en son temps et engrange des benefices jamais obtenu auparavent par Renault (de toute son existence)

    LA VERITE

    01 h 54, le 01 juin 2020

  • TOUT EST POSSIBLE DANS LE BAS MONDE DE LA POLITIQUE.

    L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

    20 h 24, le 31 mai 2020

  • Dans le monde des personnes physiques ou morales, la menace et le chantage sont d'une nature criminelle mais entre Etats, pas de problème !

    MGMTR

    15 h 46, le 31 mai 2020