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À La Une - Liban

"Nous sommes toujours là" : la contestation organise pour le 2ème jour consécutif des convois à Beyrouth et en région

"Je manifeste contre la faim et la pauvreté", explique une manifestante à Saïda.

Des contestataires rassemblés devant le poste de police de Gemmayzé, le 22 avril 2020. Photo Joao Sousa

Pour le deuxième jour consécutif, le mouvement de contestation contre la classe dirigeante a organisé mercredi de nouveaux convois à Beyrouth et dans plusieurs régions du pays malgré les mesures de confinement imposées pour lutter contre le coronavirus, afin de protester contre la séance parlementaire qui se poursuit aujourd'hui au palais de l'Unesco.

A travers le territoire, les manifestants ont repris les slogans de la contestation, à savoir la restitution des fonds volés et la reddition des comptes, faisant porter au pouvoir et à ce gouvernement la responsabilité de l'effondrement. "La pauvreté frappe à nos portes", "la faim menace nos enfants", ont déclaré des manifestants cités par l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), assurant qu'ils continueront à se mobiliser jusqu'à ce que leurs revendications soient entendues.

Dans la capitale, ce sont plusieurs dizaines de voitures portant des plaques d’immatriculation se terminant par un chiffre impair, conformément aux modalités de circulation alternée, et ornées de drapeaux libanais, qui se sont élancées dans les rues à partir de midi entre le centre-ville, qui fut pendant des mois le centre névralgique de la révolte populaire du 17 octobre, et les abords du palais de l'Unesco, en passant par le quartier de Hamra, où se situe le siège de la Banque du Liban.


Une manifestante brandissant un drapeau libanais sur le rbord d'une voiture à Beyrouth. Photo Joao Sousa


Des images de télévision ont également montré des convois fournis dans le Metn et dans le Kesrouan, ainsi qu'au Liban-Sud, notamment à Tyr et Nabatiyé.


Un convoi de manifestants dans les rues de Nabatiyé. Photo ANI


Selon nos correspondants à Saïda et dans la Békaa, Mountasser Abdallah et Sarah Abdallah, la mobilisation est plus faible qu'hier dans ces deux régions. Ainsi, un convoi de quelques voitures doit démarrer de Chtaura (Békaa) vers la Békaa-Ouest.


Un convoi organisé par le mouvement de contestation à Chtaura, dans la Békaa, le 22 avril 2020. Photo S.A.


A Saïda, c'est un convoi d'une vingtaine de voitures qui a roulé dans les rues de la ville depuis la place Elia, le lieu de rassemblement traditionnel du mouvement dans la localité, vers les différents quartiers.

Des manifestantes portant des masques et tenant un drapeau libanais à Saïda, le 22 avril 2020. Photo M. A.


"Nous sommes là pour dire à tous que nous sommes toujours présents. Nous manifestons contre la hausse des prix et l'irresponsabilité de l'Etat, de ce gouvernement comme des précédents", a déclaré Mayssa Issaoui, une manifestante de cette grande ville du Liban-Sud. "La faim est à nos portes", a-t-elle prévenu. "Je manifeste contre la faim et la pauvreté. L'Etat ne nous donne rien. Nous n'arrivons pas à obtenir les aides qu'ils nous promettent", explique de son côté Ritaj Laqnoun.



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commentaires (3)

FAUT PRENDRE EN COMPTE LE CONFINEMENT ET LES CONSIGNES SANITAIRES. MALGRE CA LA CONTESTATION ROULE. GARE PM DIAB SI ELLE SE MUE EN REVOLUTION !

ABOLIR LA CENSURE = REABONNEMENT ET SOUTIEN.

22 h 07, le 22 avril 2020

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Commentaires (3)

  • FAUT PRENDRE EN COMPTE LE CONFINEMENT ET LES CONSIGNES SANITAIRES. MALGRE CA LA CONTESTATION ROULE. GARE PM DIAB SI ELLE SE MUE EN REVOLUTION !

    ABOLIR LA CENSURE = REABONNEMENT ET SOUTIEN.

    22 h 07, le 22 avril 2020

  • Une contestation qui s'est réveillée juste au retour d'un dirigeant politique de l'étranger et simultanément avec des voix de partis politiques qui montent en flèche , range cette contestation avec cette classe politique de dirigeants qui nous ont gouverné depuis les années 90. Ceci dit c'est une contestation instrumentalisee. Dommage .

    Lecteurs OLJ 2 / BLF

    15 h 56, le 22 avril 2020

  • Elle a de moins en moins de fans cette contestation

    Chucri Abboud

    14 h 35, le 22 avril 2020

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