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Pandémie

Coronavirus : le Liban enregistre son premier cas dans un camp de réfugiés palestiniens

Dès mardi soir, le camp de Jalil, près de Baalbeck, a été bouclé par les factions palestiniennes en charge de sa sécurité qui ont "interdit les entrées et les sorties".

Une personne âgée portant un masque devant l'entrée barrée du camp palestinien de Jalil, près de Baalbeck, le 22 avril 2020. Photo AFP

Un premier cas de nouveau coronavirus a été enregistré dans le camp de réfugiés palestiniens de Jalil, près de Baalbeck, dans la Békaa, a annoncé l'ONU, selon qui des tests vont être menés parmi la population locale.

La patiente a été transportée à Beyrouth, à l'hôpital public Rafic Hariri, a précisé l'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens (UNRWA), qui n'a pas fourni d'indications sur son âge ou son état de santé. D'après la même source, il s'agit d'une réfugiée palestinienne installée au Liban après avoir quitté la Syrie voisine, ravagée depuis près d'une décennie par un conflit meurtrier.

Une équipe d'experts médicaux se rendra mercredi dans le camp "pour mener des tests" de dépistage du Covid-19, selon le communiqué de l'UNRWA. L'agence onusienne va faire le nécessaire pour "aider la famille de la malade à s'isoler dans leur domicile", souligne le texte. La patiente sera soignée aux frais de l'UNRWA.

Deux équipes du ministère libanais de la Santé se sont rendues sur place pour effectuer des tests sur les membres de la famille de la personne contaminée, ceux qu'elle a fréquentées, ainsi qu'une cinquantaine d'habitants du camp de manière aléatoire, rapporte l'Ani. Les tests concernent aussi un échantillon de plus de 50 personnes sélectionnées de manière aléatoire "dans le camp et ses environs", d'après l'agence.

Dès mardi soir, le camp a été bouclé par les factions palestiniennes en charge de sa sécurité qui ont "interdit les entrées et les sorties", en coordination avec les forces de l'ordre libanaises, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle). Ces factions ont indiqué qu'elles allaient renforcer la mise en œuvre des mesures de confinement décidées par les autorités libanaises dans le cadre de la mobilisation générale pour lutter contre la propagation du virus. La mise en place d'une unité de décontamination à l'entrée du camp est à l'étude.

Plus de 2.000 personnes vivent dans ce camp, d'après un recensement réalisé fin 2017 par le gouvernement libanais en coopération avec les Palestiniens. Mais selon l'Unrwa, le nombre d'inscrits auprès de l'agence onusienne est bien plus élevé.


(Lire aussi : Coronavirus au Liban : HRW dénonce des "discriminations" contre les réfugiés syriens)


Début avril, l'UNRWA avait indiqué qu'un réfugié palestinien ne vivant pas dans les camps avait été atteint de la maladie de Covid-19. Il s'était isolé à son domicile.

La propagation du virus parmi les réfugiés syriens ou palestiniens vivant au Liban est une source d'inquiétude pour les ONG, qui pointent du doigt la densité de population élevée dans les camps où les familles nombreuses s'entassent dans des espaces exigus.

Le Liban, petit pays de 4,5 millions d'habitants, accueille plus de 174.000 réfugiés palestiniens, selon un recensement officiel. Un chiffre en deçà des estimations circulant dans le pays, qui vont jusqu'à 500.000. Le pays dit également accueillir 1,5 million de Syriens, dont près d'un million de réfugiés inscrits auprès de l'ONU.

Mercredi, le Liban a enregistré un nouveau décès et cinq nouvelles contaminations au Covid-19, selon le dernier bilan du ministère de la Santé. 


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Un premier cas de nouveau coronavirus a été enregistré dans le camp de réfugiés palestiniens de Jalil, près de Baalbeck, dans la Békaa, a annoncé l'ONU, selon qui des tests vont être menés parmi la population locale.

La patiente a été transportée à Beyrouth, à l'hôpital public Rafic Hariri, a précisé l'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens (UNRWA), qui n'a...

commentaires (2)

C,EST LA QU,IL Y A LE PLUS DE CRAINTE.

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

22 h 14, le 22 avril 2020

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Commentaires (2)

  • C,EST LA QU,IL Y A LE PLUS DE CRAINTE.

    L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

    22 h 14, le 22 avril 2020

  • Mauvaise nouvelle surtout que dans les camps de réfugiés palestiniens ou on ne peut rien prédire .

    Antoine Sabbagha

    12 h 00, le 22 avril 2020