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Liban

Malgré la répression et le vote, les manifestants reprennent confiance

Société civile

La mobilisation à Beyrouth dès hier matin, ainsi que les manœuvres auxquelles les hommes politiques ont dû recourir pour atteindre le Parlement sont autant de motifs d’optimisme pour les activistes.

S.B. | OLJ
12/02/2020

Ils se sont fait gazer et arroser par les forces de l’ordre, des heures durant, dans le centre-ville de Beyrouth. Ils se sont fait encercler par des unités de l’armée et des forces antiémeute fortement mobilisées par le pouvoir pour l’occasion. Ils ont été sortis du Ring, de la place des Martyrs, de la place Riad el-Solh, par la force, à la matraque, et n’ont pas pu empêcher l’arrivée au Parlement des députés et ministres pour le vote de confiance du gouvernement de Hassane Diab, même s’ils leur ont compliqué l’accès à la place de l’Étoile. La séance parlementaire a eu lieu malgré leur cri de colère et le cabinet de M. Diab a fini par obtenir la confiance.

Et pourtant… Après une longue matinée houleuse et difficile dans le centre-ville, ce sont des activistes optimistes et satisfaits qui répondaient, hier, aux questions de L’Orient-Le Jour dans le cadre d’un premier bilan. Loin de tout défaitisme, ils expliquent les motifs de leur regain d’espoir et s’apprêtent à s’organiser pour la suite. « La manifestation d’aujourd’hui (d’hier) est une victoire, puisque le peuple a pu exprimer son refus de ce gouvernement et de l’ensemble de la classe politique », estime ainsi Nagi Abou Khalil, membre du comité exécutif du Bloc national, qui hier dans l’après-midi faisait état d’appels à des rassemblements en soirée, assurant que les contestataires seraient de retour dans le centre-ville.


(Reportage : À Zokak el-Blatt, les motards de Khandak caillassent les manifestants et... escortent les voitures des députés)


La séance parlementaire s’étant pourtant tenue et la confiance ayant été votée, qu’a donc réalisé, hier, le mouvement de protestation populaire ?

« Les scènes auxquelles nous avons assisté ce mardi montrent que nous sommes dans une situation anormale. Les députés et les ministres ont dû se faufiler ou dormir sur place pour réussir à entrer au Parlement. Ils ont dû avoir recours à l’armée et aux forces de police pour éviter tout contact avec les manifestants, alors qu’auparavant, ces mêmes hommes politiques dominaient les rues et tous les espaces. Aujourd’hui, c’est le peuple qui est maître de la rue », répond-il. Interrogé sur ce à quoi il faut s’attendre, dans les jours qui viennent, Nagi Abou Khalil assure que « les choses ne vont pas s’arrêter là ». « Ce qui s’est passé aujourd’hui nous donne confiance, notamment au vu de l’importance de la mobilisation. Le processus de remplacement de cette classe politique est lancé. Et pour la suite, il y aura des concertations. Nous avons beaucoup d’options possibles ». Il ajoute : « Le premier test pour ce gouvernement sera de toute évidence l’échéance de la dette publique (début mars) et ce qu’il en fera. Nous allons l’observer étroitement. »


(Lire aussi : Les mots pour le dire, l'éditorial de Issa GORAIEB)


« La peur a changé de camp »
Ali Mourad, maître de conférence en droit à l’Université arabe et membre du groupe « Amiyet 17 Techrine », estime, pour sa part, qu’il « faut avoir une vue d’ensemble de ce qui s’est déroulé aujourd’hui (hier) ». « Quand un député entre au Parlement par la ruse ou en ayant recours à la violence contre les manifestants, c’est que le pouvoir est affaibli et qu’il a perdu sa légitimité », assure-t-il. « La peur a changé de camp, poursuit-il. Et croyez-moi, ces politiciens machistes sont blessés par les insultes et les menaces proférées contre eux. De leur côté, les manifestants, dans toute leur diversité, crient leurs revendications et se font entendre, même par ceux qui ne partagent pas leurs idées. » Pour ce qui est du gouvernement, Ali Mourad pense « qu’il ne durera probablement pas longtemps, comme tous les cabinets d’après crise, et aussi parce qu’il ne pourra pas bâtir des ponts avec la rue, alors qu’il avait été présenté, par le pouvoir, comme une équipe acceptée par la rue ».

La contestation populaire, justement, que doit-elle devenir ? « Je pense qu’il faut continuer la bataille du vote de confiance et maintenir la pression, souligne le militant. Pour le reste, il faudra y réfléchir : je dois dire que tous les efforts étaient concentrés sur le fait d’empêcher cette séance, et il s’en est fallu de peu qu’elle ne se tienne pas. À partir de là, il faut procéder à une évaluation et décider de la marche à suivre. »


Lire aussi
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Eleni Caridopoulou

Le Liban va très mal économiquement il faut laisser le gouvernent travailler

LA VERITE

Tous les politiciens aujourdh'ui disent merci a la revolution car elle leur a permis de faire ce qu'ils voulaient faire sans pouvoir le faire

Dixit Aoun , dixit Bassil , geagea, etc...

VOYONS COMMENT VOUS ALLEZ LE FAIRE MAINTENANT QUE soit disant d'apres vous, 50% DES CHRETIENS 20% DES DRUZES ET 10% DE SUNNITES ET 100% DES CHIITES CONTROLENT LE PAYS ALORS QUE LE PEUPLE LUI MEME CHRETIENS DRUZES SUNNITES ET MEME CHIITES CRIENT LEUR RAS DE BOL DE CETTE VIE DE CHIEN A LAQUELLE LES POLITICIENS , TOUS CONFONDUS LES ONT AMENE

Ah si vous ecoutiez pour une fois la voix de la verite dite clairement a la Saint Marron :

DEMISSIONNEZ DEMISSIONNEZ DEMISSIONNEZ FACE AUX TROIS LEADERS DU MOMENT

QUEL PLUS BEAU CADEAU FAIT A CE PEUPLE QUE CETTE PHRASE
SORTI DU COEUR ? QU'ATTEND DONC LE MUFTI ET LE IMAM POUR LEUR DIRE LA MEME CHOSE?

CELA VIENDRA PLUS VITE QUE VOUS LE PENSEZ

AMEN

Chucri Abboud

Quelle hystérie !
Ils casseront le Liban tout entier sans arriver à rien d'autre qu'au vide du pouvoir et à l'anarchie .
Ils veulent perdre leur pays !

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

LE PEUPLE VEUT VOIR SES DEMANDES SATISFAITES. OR IL EN EST RIEN DE PAREIL DU MOINS JUSQU,AUJOURD,HUI. ENCORE L,ANCIENNE CASTE SIEGE DANS LA CAVERNE ET LES ANCIENS GOUVERNANTS TIRENT LES FICELLES DE LA NOUVELLE EQUIPE... ET HEZBOLLAH, AMAL ET CPL DECIDENT ET SUPERVISENT !

Yves Prevost

"Quand ta ferveur s'éteint tu fais durer l'empire avec tes gendarmes. Mais si les gendarmes seuls le peuvent sauver c'est que l'empire est déjà mort." (St Exupéry. Citadelle)

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