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Économie - Finance

La BDL ajuste les modalités de la norme IFRS9 pour les banques

La façade de la Banque du Liban, en 2018. Mohammad Azakir/Photo d'archives Reuters

La Banque du Liban (BDL) a modifié hier les modalités d’application pour les banques de la norme IFRS 9 (International Financial Reporting Standard), émanant du bureau international des normes comptables (Accounting Standards Board, ASB) et applicable aux instruments financiers. L’IFRS 9 a été transposée au Liban depuis début 2019 et consiste à « standardiser la présentation des comptes consolidés au niveau international et à garantir leur transparence », selon une des formules consacrées.

Concrètement, ces règles comptables sont plus strictes que celles qu’elles ont remplacées, notamment en termes de méthode de calcul de la valeur des actifs des banques et de leur dépréciation dans le temps ou face à l’augmentation du risque. Leur mise en œuvre influe notamment sur le calcul du niveau des fonds propres des banques – les provisions exigées par la réglementation pour couvrir leur exposition au risque – et donc de leur alignement aux normes internationales dans ce domaine. « Or l’impact de la crise économique et financière que traverse le pays depuis 2019 a poussé le secteur bancaire à demander à la Banque centrale un ajustement temporaire des règles pour ne pas se retrouver en porte-à-faux avec les règles en vigueur, ce qui aurait des conséquences négatives sur les relations entre les banques libanaises et leurs correspondantes à l’étranger, entre autres », explique à L’Orient-Le Jour une source financière.La BDL et l’Association des banques du Liban se sont entendues sur ce point lors de leur réunion conjointe jeudi dernier, au cours de laquelle elles ont également fixé les mesures informelles de contrôle de capitaux mises en place par les banques face à la crise et que la Banque centrale prévoit de légaliser avec l’aval des autorités. La source interrogée ne peut toutefois pas se prononcer sur la viabilité la manœuvre, qui a fait l’objet de critiques dans une partie des milieux financiers.La dégradation en 2019 de la notation souveraine du pays et de ses banques par les principales agences de notation financière a abaissé en août le ratio de solvabilité moyen du secteur bancaire de 16 % à environ 12 %, un seuil qui reste supérieur à la réglementation de Bâle III, qui impose un ratio de fonds propres d’un minimum de 10,5 %.



La Banque du Liban (BDL) a modifié hier les modalités d’application pour les banques de la norme IFRS 9 (International Financial Reporting Standard), émanant du bureau international des normes comptables (Accounting Standards Board, ASB) et applicable aux instruments financiers. L’IFRS 9 a été transposée au Liban depuis début 2019 et consiste à « standardiser la présentation...

commentaires (1)

La BDL a anticipé la descente aux enfers en decembre, en demandant aux banques d'augmenter leurs fonds propres de 20%, sans cela on y serait en dessous des 10,5% Une gestion complètement à vue... Comme tout le reste... Aucune vision sur le moyen terme, et le long terme n'en parlons même pas.

Desperados

16 h 29, le 07 février 2020

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Commentaires (1)

  • La BDL a anticipé la descente aux enfers en decembre, en demandant aux banques d'augmenter leurs fonds propres de 20%, sans cela on y serait en dessous des 10,5% Une gestion complètement à vue... Comme tout le reste... Aucune vision sur le moyen terme, et le long terme n'en parlons même pas.

    Desperados

    16 h 29, le 07 février 2020

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