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La Dernière

Barbie, 60 ans, une carrière internationale et une origine germanique

This is America

La célébrissime poupée est née en mars 1959 avec une cuillère en argent et un ADN d’outre-Atlantique.


10/01/2020

Avec Barbie on ne joue pas (simplement) à la poupée, imitant les parents et lui faisant exécuter les demandes des parents (« mange », « dors », « ne pleure pas »), mais on entre de plain-pied, sans doute sans le savoir, dans le monde des adultes. Barbie est un phénomène socioculturel qui, durant plus d’un demi-siècle, a bercé les petites filles du rêve « quand-je-serais-grande ». Et ce n’est pas là un effet du hasard, comme le révèlent les origines de Barbie, qui a été inspirée à sa créatrice Ruth Handler, peu de gens le savent, par une poupée mannequin allemande. Baptisée Bild Lilli, elle fut lancée en 1955 avec une panoplie de tenues et d’accessoires vendus séparément. Entre-temps, Mme Handler, ayant remarqué que sa fille Barbara se plaisait à donner à ses poupées en papier des rôles et des allures d’adulte, a eu l’idée d’américaniser Bild Lilli. Elle dessine alors une poupée ayant tout d’une belle jeune femme filiforme qu’elle baptise (évidemment) Barbie (d’après le prénom de sa fille Barbara) et la propose au fabricant de jouets Mattel qui l’accueille avec enthousiasme. Ainsi, cette poupée qui fait ses débuts à l’American Toy Fair à New York le 9 mars 1959, apparaissant (version blonde et brune) dans un maillot de bain impression zébrée noir et blanc, est immédiatement qualifiée de Teen-age Fashion Model. Et pour cause : elle était nantie d’une garde-robe des plus « in » de l’époque et avait eu de 1963 à 1999 une désigner attitrée nommée Carole Spencer.



Oscar de la Renta for Barbie
Cette dernière, aujourd’hui âgée de 86 ans, pratiquait avec maestria l’art de faire de la haute couture en miniature. Pour preuve, le célèbre couturier Oscar de la Renta, qui avait approuvé qu’elle appose sa griffe à une tenue de bal de son inspiration : une robe bleue irisée découvrant une seule épaule et ornée d’une grande fleur en organza piquée à la taille. Le tout, complété par une cape spectaculaire jetée sur les épaules et vendu sous le label « Oscar de la Renta for Barbie ».

350 000 Barbie avait été vendues durant la première année de la production de la poupée, période durant laquelle certains parents avaient trouvé à redire sur la forme très marquée et très réaliste de sa poitrine qui, en définitive, avait été quelque peu estompée. Par la suite, on a estimé que plus d’un milliard de Barbie avaient été vendues dans 150 pays. Selon les calculs du fabriquant Mattel, trois Barbie se vendaient chaque seconde! Avec le temps, Barbie femme fatale s’est quelque peu fondue dans l’air du temps et des cultures, embrassant à leur exemple plusieurs carrières pour inspirer sa toute jeune clientèle.

Presque oubliées en 2020, sa minceur plus qu’idéale et ses jambes interminables ! Non qu’elle ait pris de l’âge, mais pour ressembler à la génération des millenials au corps sculpté par les séances de gym. Pour ses 60 ans, Barbie est apparue en deux versions : blonde et brune avec les couleurs de peau adéquates. Cheveux en queue de cheval et créoles aux oreilles, elle est vêtue d’une robe à impressions blanches et noires, clin d’œil à la première Barbie apparue en 1959, en maillot zébrée blanc et noir.


Astronaute et candidate aux présidentielles
Accompagnant les changements et même les revendications des jeunes filles 2.0, l’édition 2019 est différente de par son approche et de son contexte puisque l’inaltérable Barbie se présente en astronaute, officier de marine, footballeuse, PDG, candidate aux élections présidentielles et... pompière.

Ainsi, pour rester dans la note du jour, la spectaculaire célébration de ses 60 ans à New York, dans le cadre d’une reconstitution de sa Dream House grandeur nature (idem pour sa voiture), était doublée d’une levée de fonds pour des organisations encadrant des adolescentes en difficulté. Parmi les invités, de jeunes actrices (Yara Shahidi, Anna Sophia Robb et Lena Hall), des créateurs de mode ayant habillé Barbie (parmi lesquels Diane von Furstenberg, Cynthia Rowley et Anna Sui), ainsi que des top models (Kendall Jenner, Hailey Rhode Bieber, Cara Delevingne).

Le mot de la fin est revenu à Candace Bushnell, auteur de l’iconique série télévisée Sex and the City et toute de rose Barbie vêtue : « Surprenant ou pas, a-t-elle dit, Barbie a 60 ans, exactement mon âge. Grands et petits sont fascinés par cette poupée, un jouet devenu un conte et une source d’expériences. »



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