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Manifestations au Liban : Washington "préoccupé par le rôle du Hezbollah", selon un responsable US

Diplomatie

Le parti de Dieu, "rejoint dans une certaine mesure par la Russie, a tenté d'accuser les Etats-Unis de provoquer les protestations. Ces efforts ont échoué", affirme Joey Hood, le principal secrétaire adjoint du Bureau du Proche-Orient au sein du département d'Etat.

OLJ
06/12/2019

Un haut responsable américain a affirmé mercredi devant le Sénat US que Washington "reste préoccupé par le rôle du Hezbollah" dans les manifestations qui secouent le Liban depuis le 17 octobre, date du début de la révolte populaire inédite contre le pouvoir politique, affirmant que les efforts du parti chiite à pointer les Etats-Unis du doigt ont échoué.

"Au Liban, le soutien de l'Iran au groupe terroriste Hezbollah a permis à ce groupe d'exercer une influence interne et de faire passer ses propres intérêts avant ceux de la nation, au détriment du peuple libanais", a affirmé Joey Hood, le principal secrétaire adjoint du Bureau du Proche-Orient au sein du Département d'Etat américain, lors d'une audition, mercredi, devant le Comité des Affaires étrangères au sein du Sénat US.

"Les Etats-Unis sont toujours préoccupés par le rôle que joue le Hezbollah, et son bénéficiaire, l'Iran. Lors de ces manifestations, le Hezbollah, rejoint dans une certaine mesure par la Russie, a tenté d'accuser les Etats-Unis de provoquer les protestations. Ces efforts ont échoué. Les manifestants au Liban savent qu'ils ne sont pas des marionnettes sous influence étrangère", a poursuivi le responsable US. "Comme nous l'avons dit le 18 novembre, les manifestations populaires auxquelles nous avons assisté durant les dernières semaines au Liban montrent clairement que ce sont les Libanais qui réclament ensemble des comptes à leurs dirigeants. Tout argument contraire à cela est honnêtement insultant à la persévérance de ce peuple et à sa détermination pour aller vers un meilleur avenir", a conclu Joey Hood.

Un mouvement de protestation sans précédent secoue le Liban depuis plus de sept semaines, exigeant la fin de la corruption et le départ de l'ensemble de la classe dirigeante alors que l'économie du pays est désormais au bord de l'effondrement. Cette révolte a poussé le Premier ministre Saad Hariri à annoncer la démission de son gouvernement le 29 octobre. Le chef de l'Etat, Michel Aoun, a fixé à mercredi la date des consultations parlementaires contraignantes au 9 décembre, afin de désigner le prochain chef du gouvernement.

Le 22 novembre, le secrétaire général adjoint du Hezbollah, Naïm Kassem, avait accusé les Etats-Unis de s’ingérer dans la formation du nouveau cabinet. Le chef du parti chiite, Hassan Nasrallah, a pour sa part accusé à plusieurs reprises certains manifestants d'être à la solde de puissances étrangères, en allusion notamment aux Etats-Unis. Le Hezbollah estime ainsi que des "ambassades" ont tenté de récupérer le mouvement de contestation et de renverser le pouvoir.


(Lire aussi : Abandonner l'armée libanaise revient à abandonner le Liban, met en garde un sénateur US)



"Vous sauver une nouvelle fois"

En outre, Joey Hood a abordé la question de l'aide internationale au Liban, revenant sur la conférence CEDRE, qui s'est tenue le 6 avril 2018 à Paris, et à l'issue de laquelle une aide de 11 milliards de dollars a été promise au pays du Cèdre s'il mettait en place de sérieuses réformes économiques.

Selon ses propos rapportés par l'agence Reuters, Joey Hood a affirmé qu'"aucun pays occidental ne va surgir en disant +nous allons vous sauver une nouvelle fois, même si vous n'avez pas reçu le message que vous envoie votre peuple et que vous ne vous êtes pas engagés à mener des réformes+".

Une source européenne a affirmé vendredi à Reuters que la France a invité le groupe international de soutien au Liban à se réunir à Paris le 11 décembre. Cette réunion visera à "mobiliser tous les soutiens nécessaires pour aider le Liban à se sortir de la grave crise économique" qu'il traverse. Selon des responsables libanais, également cités par Reuters, des représentants de l'Arabie saoudite et des Émirats arabes unis sont attendus à cette réunion à Paris.

Lundi, les agences de presse AP et AFP avaient rapporté que l'administration du président US Donald Trump avait discrètement débloqué une aide militaire de 105 millions de dollars à l'armée libanaise, gelée sans explication depuis l'été dernier.


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L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

LA CONTESTATION EST PUREMENT LIBANAISE TANDIS QUE L,ANTI CONTESTATION... HEZBO, AMAL ET CPL... QUI ESSAIE DE FAIRE ECHOUER LA REVOLTE DU PEUPLE LIBANAIS EST SOUS LES ORDRES ET DIRIGEE PAR L,IRAN.

SOUS LES PAVÉS LA PLAGE

Ça frise l'hilarité jusqu'à l'apoplexie. ..

Ces voyous amerloques disent que la résistance du hezb libanais a échoué pour avoir essayer de les accuser d'ingérence, alors qu'ils ont été démasqué comme les piètres malfrats qu'il sont .

Ils ont poussé un peuple à se soulever et voilà qu'ils vont l'abandonner à son triste sort , comme ils ont l'habitude de le faire dans tous les cas où ils interviennent avec leurs soit disant slogans creux et faux comme la mèche jaunie du clown qui les préside.

Auront ils le courage d'intervenir militairement au Liban, en Iran en Irak ou en Syrie du héros BASHAR comme ils l'ont fait par le passé avec l'Afghanistan l'Irak la Lybie ou le Yémen ?

J'en doute , ce ne sont que des poltrons prédateurs.

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