Une femme se prend en photo à Moscou, non loin du Kremlin, le 26 mars 2026. Photo Alexander NEMENOV / AFP
La Russie et le Bélarus ont entamé lundi des exercices impliquant des armes nucléaires, ont annoncé les autorités bélarusses, dans un contexte de tensions avec l'Otan et d'impasse avec Washington sur le contrôle de ces armements.
L'année dernière, l'armée russe a déployé l'Orechnik, son missile hypersonique le plus récent à capacité nucléaire, sur le territoire du Bélarus, un pays frontalier de trois Etats membres de l'Alliance atlantique, la Pologne, la Lituanie et la Lettonie, et de l'Ukraine. « Au cours de cet exercice, il est prévu de s'entraîner à la mise à disposition des armes nucléaires et à la préparation de leur utilisation en coopération avec la Russie », a déclaré le ministère bélarusse de la Défense. « Cet entraînement programmé n'est pas dirigé contre des pays tiers et ne constitue pas une menace pour la sécurité régionale », a-t-il assuré dans un communiqué diffusé via les réseaux sociaux.
Des unités aériennes et de missiles participeront aux exercices, a ajouté le ministère, sans préciser leur durée.
La semaine dernière, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a ordonné le renforcement des troupes à la frontière nord avec le Bélarus, affirmant que Moscou préparait une nouvelle offensive depuis cette zone. Il a assuré que la Russie, qui avait utilisé en 2022 le Bélarus comme base arrière pour déclencher l'invasion massive de l'Ukraine, souhaitait entraîner davantage Minsk dans le conflit.
Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a rejeté lundi ces accusations, les qualifiant de « tentative » visant « à prolonger la guerre ». Confronté à une série de revers dans cette guerre qui dure depuis plus de quatre ans, le président russe Vladimir Poutine a brandi à plusieurs reprises la menace nucléaire, tandis que les Occidentaux intensifiaient leur soutien militaire à Kiev.
La semaine dernière, la Russie a procédé à un essai de son missile balistique intercontinental Sarmat, capable d'emporter une ogive nucléaire.
En février dernier, la fin du New Start, le dernier traité limitant les arsenaux nucléaires russe et américain, a officiellement libéré les deux plus grandes puissances nucléaires mondiales d'une série de restrictions. Le Bélarus, un pays d'Europe de l'Est dirigé depuis plus de 30 ans par Alexandre Loukachenko, un proche allié de M. Poutine, est fortement dépendant de Moscou sur les plans économique et militaire.


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