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En marge de la Thaoura
May MAKAREM | OLJ
03/12/2019

Une année exceptionnelle pour eux

L’ancien ministre de l’Économie, Abbas Khalaf, dans les années soixante-dix, a de quoi être fier de son fils et de sa fille.

Michel Khalaf a été nommé PDG de MetLife, l’une des plus grandes compagnies d’assurances au monde, présente dans une cinquantaine de pays, avec plus de 90 millions de clients.

Avant de faire partie de l’équipe de MetLife, l’ancien élève de l’International College (IC) à Beyrouth, diplômé d’ingénieur et d’un MBA en finance de l’université de Syracuse, a occupé plusieurs postes au sein de la firme American Life Insurance Company (Alico), acquise par MetLife en 2010. Cette dernière le désigne alors au poste de président pour la zone EMEA (Europe, Moyen-Orient et Afrique). Aujourd’hui il a pris les leviers de commande de toute la compagnie.

Quant à sa sœur Roula Khalaf, elle est la première femme à prendre les rênes du célèbre quotidien économique et financier britannique Financial Times depuis sa création en 1884. Nommée rédactrice en chef, la voilà propulsée à la tête d’un journal de référence particulièrement lu par les élites économiques et financières en Europe et aux États-Unis. La carrière de Roula Khalaf a débuté chez Forbes Magazine avant de rejoindre le Financial Times en 1995, en tant que correspondante du quotidien en Afrique du Nord. La journaliste a par la suite coordonné le réseau de correspondants du journal à l’étranger ainsi que la couverture de la région Moyen-Orient durant la guerre d’Irak (2003) et les révoltes du printemps arabe en 2011.

Née à Beyrouth, Roula Khalaf est mariée à Assaad Razzouk, un ex-banquier. Il est le cofondateur et le PDG de Sindicatum Sustainable Resources, société basée à Singapour qui finance et gère des projets d’énergies renouvelables en Asie. Ses positions sur l’environnement et le réchauffement climatique lui ont valu d’être classé parmi les 20 chefs d’entreprise les plus influents au monde sur Twitter. À la 17e place, avec plus de 111 000 suiveurs, il s’offre même le luxe d’être devant la PDG de Yahoo !, Marissa Mayer (19e).

L’art d’offrir pour une bonne cause…

Dans le Forbes de novembre, une interview d’Elisa Sednaoui Dellal est illustrée par deux pièces de céramique réalisées par l’artiste libanaise Nevine Boueiz. La paire de céramiques intitulée Amour a été vendue, le 19 novembre, à 7 600 livres sterling chez Sotheby’s à Londres, au profit de la Fondation Elisa Sednaoui, qui porte le nom du top model et actrice italo-égyptienne qui a joué dans plusieurs films français, et qui est mariée à Alex Dellal, l’ancien petit ami de Charlotte Casiraghi, fille de la princesse Caroline de Monaco.

Elisa Sednaoui, qui a une attirance particulière pour sa ville d’origine Louxor, a créé le centre culturel Funtasia, accueillant des enfants du monde entier. Dans l’optique de faire éclore une génération de citoyens porteurs de solutions pour un monde meilleur, elle leur offre une variété de programmes parascolaires, leur donnant accès à des programmes éducatifs créatifs et innovants et à des expériences d’apprentissage pratiques.

Pour revenir à Nevine Boueiz dont les créations ont été contemplées par le public libanais aux galeries Janine Rubeiz, Cheriff Tabet et Karen Chekerdjian, signalons que son œuvre avait remporté le prix du Public au Salon d’automne du musée Sursock, en 2017.

L’artiste a participé à de nombreuses expositions de groupe, notamment au Kensington Exhibition Centre de Londres, à la foire d’Abou Dhabi et au Beyrouth Design Fair en septembre dernier, où la sculpture Le Cèdre du Liban était la pièce maîtresse de son exposition intitulée « Tarbouche ».

Depuis la Thaoura, les commandes affluent : tout le monde veut un bonhomme à tarbouche. Ou encore Le Cèdre du Liban, une sculpture rehaussée de pousses de feuilles vertes qui « symbolise la renaissance du Liban ».

Un chalet et deux prix

En 2016, le projet de la tour Beirut Digital District (BDD, rue Béchara el-Khoury), dessinée par le bureau d’architecture libanais Paralx, avait collectionné les prix à Dubaï et à Los Angeles. Cette année encore, le Y Chalet réalisé par le même bureau est doublement primé : il remporte la prestigieuse récompense de l’American Institute of Architects (AIA) de Los Angeles, dans la catégorie résidence familiale, et l’Iconic German Design Award qui récompense les projets innovants et holistiques.

Situé entre les deux stations de ski Mzaar et Faqra, dans le Kesrouan, le Y Chalet ne souscrit pas au profil traditionnel de « chalet suisse », signale l’architecte Karim Moussawer. Inspiré de l’environnement rocailleux de la région, le bâtiment, en forme d’un polyèdre, est revêtu de dalles blanches en aggloméré, permettant à la maison de se fondre en hiver dans son bel environnement et de se démarquer en été. Il offre une superficie de 630 m².

Le sapin dernier cri

Oust ! les dizaines de mètres de guirlandes lumineuses et les grosses boules traditionnelles rouges, bleues ou vertes. Cette année, le sapin de Noël fait sa révolution, en exhibant une nouvelle parure : les épines de ce roi de la forêt sont habillées de rubans aux couleurs nationales, ou de petits drapeaux libanais, et du totem de la révolution (poing levé au ciel), œuvre originale du jeune Tarek Chéhab.

Nombreux sont ceux qui ont opté pour ce conifère de la Thaoura. Il trône dans certains salons, notamment chez Maya Hatem, Hélène Badaro et chez certains professeurs de l’Université américaine de Beyrouth. Le sapin de la révolution fera sans doute son apparition chez d’autres encore.



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