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Politique - Polémique

Le Hezbollah dément « tout lien » avec une liste de personnes accusées de « collaboration » avec Israël

Des « militants proches du Hezbollah » avaient pointé du doigt près de 200 personnes, dont de nombreuses personnalités ayant signé l' « Appel à sauver le Liban » il y a trois semaines.

Le Hezbollah dément « tout lien » avec une liste de personnes accusées de « collaboration » avec Israël

Un drapeau à l'effigie de l'ancien chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, flotte tandis que des fidèles chiites commémorent l'Achoura, le jour le plus sacré du calendrier musulman chiite, dans la banlieue sud de Beyrouth, au Liban, le 26 juin 2026. Photo Khalil Ashawi/ Reuters

Le Hezbollah a tenu à démentir dans un communiqué « tout lien » avec la publication d'une liste de près de 200 personnalités accusées de « collaboration » avec Israël, qui avait été signée par des « militants proches du Hezbollah » et circulait sur les réseaux sociaux. De nombreuses personnes mentionnées dans la liste, dont des figures politiques, des intellectuels, des acteurs de la société civile et des activistes, tous hostiles à l'influence du parti chiite et favorables à son désarmement, figurent parmi les signataires de l'« Appel à sauver le Liban », une initiative nationale lancée il y a trois semaines.

« Le bureau des relations médias du Hezbollah tient à souligner que le parti n'a aucun lien avec cette liste, de près comme de loin. Il appelle à faire preuve de responsabilité face à ce type d'allégations, dont les auteurs cherchent à semer la confusion et la discorde », écrit la formation pro-iranienne sur son compte Telegram, en affirmant qu'elle ne « s'est jamais arrogé le droit de classer les personnes, ni de porter des accusations contre elles quant à leur loyauté nationale ou de les taxer de trahison, quelle que soit le niveau des divergences politiques ».

« Un immense soulagement »

L'activiste Lina Tannir, mentionnée dans la liste, a réagi sur son compte X en ironisant. « Une liste noire circule, attribuée à des proches du Hezbollah, avec les noms d'environ 200 personnes accusées de collaboration avec Israël. J'ai commencé à la lire. J'étais arrivée à peu près à son milieu quand j'ai vu mon nom... J'ai ressenti un immense soulagement », a-t-elle écrit jeudi.

Mardi, dans une affaire distincte, la personnalité politique favorable au fédéralisme, Alfred Riachi, avait « catégoriquement » démenti sur son compte X des informations relayées par plusieurs médias libanais concernant sa supposée arrestation, quelques jours après des poursuites engagées par le parquet à son encontre, qu'il a imputées à des « avocats affiliés au Hezbollah ».

Cette campagne dirigée contre des personnalités hostiles au parti-milice se déroule dans la foulée de l'arrestation mardi par les autorités libanaises d'un individu « très proche de responsables du Hezbollah », soupçonné d'être un « agent de premier plan au service d'Israël », selon un responsable judiciaire cité par l'AFP. Il aurait conduit à « l'assassinat de cadres du Hezbollah, dont quatre hauts responsables sécuritaires », d'après un responsable judiciaire. Selon le quotidien panarabe Acharq el-Awsat, il s'agirait notamment de l'ancien chef d'état-major du Hezbollah Fouad Chokr, tué par Israël en juillet 2024, et Ibrahim Aqil, chef de l'unité d'élite du parti, al-Radwane, tué deux mois plus tard, tous deux dans la banlieue sud de Beyrouth.

Suite à la guerre entre Israël et le Hezbollah à l'automne 2024, qui a considérablement affaibli le parti chiite et éliminé ses principaux responsables, le parti-milice avait annoncé à plusieurs reprises avoir entamé une enquête interne visant à établir « les failles de sécurité » en son sein, plusieurs membres de la formation ayant reconnu que l’armée israélienne avait réussi à infiltrer son organisation et sa base populaire. En octobre 2025, un responsable judiciaire avait indiqué à l'AFP que les autorités libanaises avaient arrêté, au cours des mois précédents, 32 personnes reconnues coupables ou soupçonnées d'avoir transmis à Israël des informations sur des dirigeants du Hezbollah. Au cours des années précédant les deux dernières guerres, des dizaines de personnes avaient été arrêtées et jugées pour collaboration avec l'État hébreu, dont plusieurs recrutées sur internet après la crise économique de 2019 au Liban. Certaines ont été condamnées à des peines allant jusqu'à 25 ans de prison.

Le Hezbollah a tenu à démentir dans un communiqué « tout lien » avec la publication d'une liste de près de 200 personnalités accusées de « collaboration » avec Israël, qui avait été signée par des « militants proches du Hezbollah » et circulait sur les réseaux sociaux. De nombreuses personnes mentionnées dans la liste, dont des figures politiques, des intellectuels, des acteurs de la société civile et des activistes, tous hostiles à l'influence du parti chiite et favorables à son désarmement, figurent parmi les signataires de l'« Appel à sauver le Liban », une initiative nationale lancée il y a trois semaines. « Le bureau des relations médias du Hezbollah tient à souligner que le parti n'a aucun lien avec cette liste, de près comme de loin. Il appelle à faire preuve de responsabilité face...
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