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Lifestyle - This Is America

La statue de la Liberté, le plus américain des monuments français

« Je vais être jaloux de cette tour. Elle est plus célèbre que moi ! », avait un jour avoué son créateur Gustave Eiffel. Aujourd’hui, il l’aurait été encore plus… Et fier.

La statue de la Liberté, le plus américain des monuments français

La statue de la Liberté illuminée lors de l'événement spécial « Liberty Lights », organisé pour célébrer le 250e anniversaire de l'indépendance des États-Unis sur Liberty Island, à New York, le 1er juillet 2026. Angela Weiss/AFP

Le 4 juillet dernier, en pleine célébration du 250e anniversaire des États-Unis d’Amérique, la statue de la Liberté, l’un des plus emblématiques monuments du pays, a scintillé des couleurs bleu blanc rouge, et rouge blanc bleu. Une palette de couleurs que les drapeaux du pays de l’oncle Sam et de l’Hexagone partagent avec d'autres points communs. C’est ce qu’a révélé cette commémoration son et lumière organisée par le consulat de France à New York.

Pour rester dans un esprit d’union et d’amitié entre les deux pays, le spectacle était complètement « made in France ». Il a été élaboré en moins de quatre mois par l’agence française Monumental Tour, qui s'est déjà illustrée avec Notre-Dame de Paris et la tour Eiffel. D’autres groupes français de cette même spécialisation ont mis la main à la pâte. Entièrement financé par des sponsors, l'événement, facilité par le consul de France Cédrik Fouriscot, n'a rien coûté aux deux pays.

Une performance de la Patrouille de France est venu couronner le tout, dans le cadre de sa mission « Liberté 250 ». Ses escadrons ont survolé New York, du New Jersey, de Pennsylvanie, du Maryland et de Virginie inscrivant dans le ciel des traînées bleu blanc rouge célébrant l’amitié franco-américaine. Une amitié qui avait été illustrée il y a 140 ans par un juriste et deux artistes français, tous trois devenus les pères de la « Liberty Lady » comme on aime appeler la statue de la Liberté.

La statue de la Liberté à l'honneur pour la célébration du 250e anniversaire de l'indépendance des États-Unis sur Liberty Island, à New York, le 1er juillet 2026. Photo Angela Weiss / AFP

Le juriste Édouard Laboulaye, père originel de la statue

Le pays de cette Lady avait fasciné Édouard Laboulaye, juriste et homme politique français du XIXe siècle. Grand admirateur de la Constitution américaine, il fut nommé président du Comité de l'union franco-américaine, avant de lancer dès 1875 une souscription pour l'érection d’une statue de la Liberté à l’occasion du centième anniversaire de la Déclaration de l’indépendance des États-Unis qui avait eu lieu en 1776. « Il s'agit d’élever en souvenir du glorieux anniversaire, un monument exceptionnel, écrit-il, visionnaire. Ainsi, au milieu de la rade de New York sur un îlot qui appartient à l'Union des États, en face de Long Island où fut versé le premier sang pour l'indépendance, se dresserait une statue colossale. Elle se dessinerait dans l'espace, encadrée à l'horizon par les grandes cités américaines de New York, Jersey City et Brooklyn au seuil de ce vaste continent plein d'une vie nouvelle, où arrivent tous les navires de l'univers, elle surgira du sein des flots, elle représentera La Liberté éclairant le monde. La nuit, une auréole lumineuse partant de son front rayonnera au loin sur la mer immense. »

Le talent de Frédéric-Auguste Bartholdi

Le projet séduit le sculpteur français Frédéric-Auguste Bartholdi, qui, en partageant la même vision, est devenu le réalisateur de cette statue haute de 46 mètres avec sa couronne évoquant des rayons de lumière parcourant le monde, la torche enflammée qu'elle tient à la main, la chaîne brisée à son pied et sa tablette où est inscrite la date du « 4 juillet 1776 » en chiffres romains. Bartholdi avait d'ailleurs choisi lui-même l'emplacement du monument. Un article paru dans le journal The Columbian en 1886 décrit l'artiste entrant dans le port de New York à bord d'un paquebot et imaginant « la figure majestueuse de la Liberté se dressant avec sa torche et illuminant le port bondé, avec ses rivières affluentes et les vastes villes environnantes noires de gens. Une image même d'un monde miniature grouillant de vie ».

La vision de Gustave Eiffel

De retour à Paris, Bartholdi collabore avec l’ingénieur industriel Gustave Eiffel qui va créer l’ossature en fer de la statue de la Liberté. Destinée à être élevée sur la rade de New York, l’auteur de la tour Eiffel la conçoit comme une pile de pont pour résister au vent doublée par une structure secondaire en treillis avec des tiges métalliques pour tenir les tôles en cuivre extérieures. Une fois achevée, la statue sera offerte en signe d'amitié par le peuple français au peuple américain. L'inauguration se déroule le 28 octobre 1886 en présence du président américain de l’époque, Grover Cleveland, pour commémorer la Déclaration d’indépendance.

Le 4 juillet dernier, en pleine célébration du 250e anniversaire des États-Unis d’Amérique, la statue de la Liberté, l’un des plus emblématiques monuments du pays, a scintillé des couleurs bleu blanc rouge, et rouge blanc bleu. Une palette de couleurs que les drapeaux du pays de l’oncle Sam et de l’Hexagone partagent avec d'autres points communs. C’est ce qu’a révélé cette commémoration son et lumière organisée par le consulat de France à New York. Pour rester dans un esprit d’union et d’amitié entre les deux pays, le spectacle était complètement « made in France ». Il a été élaboré en moins de quatre mois par l’agence française Monumental Tour, qui s'est déjà illustrée avec Notre-Dame de Paris et la tour Eiffel. D’autres groupes français de cette même spécialisation ont mis la...
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