Liban

Jour 35 : actions localisées à Beyrouth et en région

La dizaine de manifestants arrêtés hier soir après des échauffourées avec des policiers anti-émeute place Riad el-Solh ont finalement été relâchés à l'aube.

Une marche d'étudiants dans les rues de Tripoli, le 20 novembre 2019. Photo Ani

Quelques actions localisées ont été organisées mercredi par des protestataires et des étudiants à Beyrouth et en région, aussi bien au Liban-Nord qu'au Liban-Sud, au 35ème jour consécutif du mouvement inédit de contestation contre la classe dirigeante accusée d'incompétence et de corruption.

Beyrouth, des étudiants de la Arts, Sciences and Technology University in Lebanon (AUL), dans le quartier de Cola, se sont rassemblés à l'extérieur de l'université. Dans le quartier de Mazraa, des élèves d'une école publique ont refusé de rentrer en classe.

Au Liban-Nord, les axes routiers ont été coupés sur la place al-Nour de Tripoli, l'une des places fortes de la contestation. Une marche d'élèves et d'étudiants arpente les rues de la ville depuis le début de la matinée. Dans le Akkar, la place principale de Halba a été coupée.

Des pneus et des barrières de métal sur une route à Halba, le 20 novembre 2019. Photo Ani


Dans le caza de Denniyé, manifestants et élèves ont forcé la fermeture de plusieurs écoles.

A l'Université de Balamand, dans le Koura, des étudiants, drapeaux libanais à la main, ont improvisé un sit-in.


Photo Ani


Saïda, au Liban-Sud, autre centre névralgique de la contestation, des élèves se sont rassemblés place Elia et ont forcé la fermeture de la branche locale d'Electricité du Liban, de la compagnie publique de téléphone Ogero et des bureaux de change, rapporte notre correspondant sur place Mountasser Abdallah.

Par ailleurs, des protestataires ont coupé la route à Hoch el-Harimé, dans la Békaa-Ouest, mobilisés en faveur d'un activiste, Omr Hammoud, arrêté mardi matin par les services de renseignement de l'armée libanaise après des propos postés sur Facebook contre l'armée et le pouvoir et qui a finalement été relâché dans la journée.

En outre, des employés travaillant pour le compte du ministère des Affaires sociales sur un projet concernant les réfugiés syriens se sont rassemblés devant le siège du ministère à Beyrouth pour réclamer leurs salaires impayés depuis le début de l'année.

Par ailleurs, la dizaine de manifestants arrêtés mardi soir après les échauffourées entre protestataires et policiers anti-émeute place Riad el-Solh, dans le centre-ville de Beyrouth, ont finalement été relâchés mercredi à l'aube. Dans la nuit, le nouveau bâtonnier de l'Ordre des avocats de Beyrouth, Melhem Khalaf, s'était rendu à la caserne Hélou pour suivre les dossiers de ces jeunes avec deux membres de l'Ordre et d'autres avocats. Ces échauffourées avaient également fait six blessés. Des contestataires avaient tenté hier soir de franchir le barbelé en direction de la place de l’Étoile, où se trouve le siège du Parlement libanais. D'autres ont jeté des bouteilles d'eau sur les forces de l'ordre, selon l'Agence nationale d'information.

Mardi, la séance du Parlement qui était prévue a été reportée sine die sous la pression de la rue.


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Quelques actions localisées ont été organisées mercredi par des protestataires et des étudiants à Beyrouth et en région, aussi bien au Liban-Nord qu'au Liban-Sud, au 35ème jour consécutif du mouvement inédit de contestation contre la classe dirigeante accusée d'incompétence et de corruption.

Beyrouth, des étudiants de la Arts, Sciences and Technology...

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