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Quatre importants cadres du Hezbollah visés par des sanctions américaines

Liban

Un proche conseiller de Hassan Nasrallah et un ancien député sont visés par ces sanctions imposées par le département d'Etat américain.


OLJ
11/09/2019

A la veille du 18e anniversaire des attentats du 11 septembre 2001, les Etats-Unis ont annoncé mardi des sanctions financières contre treize personnes de différentes nationalités accusées de terrorisme, dont quatre importants cadres du Hezbollah.

Ali Karaki, Mohammad Haïdar, Fouad Chokr et Ibrahim Akil, membres du Conseil de guerre du Hezbollah, sont visés par ces sanctions, peut-on lire dans un communiqué publié par le département d'Etat américain.

Selon le département d'Etat US, M. Karaki était responsable des opérations militaires au Liban-Sud, M. Haïdar était en charge de réseaux du Hezbollah qui opéraient hors du Liban et "était très proche de Imad Moghniyé, responsable militaire du Hezbollah tué en 2008 à Damas. Il avait été élu député en 2004. 

M. Chokr a, lui, "supervisé les unités d’armes spécialisées du Hezbollah en Syrie, y compris son unité de missiles et de roquettes". "Il est le conseiller militaire du secrétaire général du Hezbollah et a joué un rôle central dans la planification et l’exécution de l’attentat à la bombe contre la marine américaine à Beyrouth, au Liban, en 1983", peut-on lire dans le communiqué. Ibrahim Akil est quant à lui "le commandant des opérations militaires du Hezbollah", ajoute le département US. 



(Lire aussi : Les États-Unis tablent sur un renforcement du ressentiment des Libanais contre le Hezbollah)



Le département d'Etat rappelle dans ce contexte que le président américain, Donald Trump, a signé mardi un décret présidentiel "qui modernise et renforce les sanctions pour lutter contre le terrorisme". Ce décret "augmente la capacité des États-Unis à cibler les terroristes et leurs facilitateurs et à les priver de soutien financier, matériel et logistique dans le monde entier". Le décret "avertit également les institutions financières étrangères qu’elles risquent des sanctions si elles effectuent ou facilitent sciemment des transactions pour le compte de terroristes désignés".

Le Hezbollah n'a pas commenté les nouvelles sanctions mais dans un discours prononcé mardi,  Hassan Nasrallah avait dénoncé "les sanctions américaines contre l’Iran, la Syrie, les mouvements de la résistance en Palestine, au Liban, et en Irak". "C’est une agression de l’administration américaine pour faire pression au plan économique après l'échec de ses guerres sionistes contre la résistance au Liban et en Palestine et après son échec dans les guerres menées par des groupes takfiristes", avait-il accusé.

Le gouvernement américain a annoncé fin août des sanctions contre la Jammal Trust Bank, une banque libanaise qu'il a accusée de fournir des services bancaires au Hezbollah. Poids lourd de la vie politique au Liban, représenté au gouvernement et au Parlement, le Hezbollah est considéré comme un groupe "terroriste" par Israël et les États-Unis.

Le 9 juillet, l'administration américaine avait en outre élargi sa campagne de "pression maximale" contre l'Iran et ses alliés en imposant pour la première fois des sanctions contre Mohammad Raad, le chef du bloc parlementaire du Hezbollah, le député Amine Cherri et le responsable de l'appareil sécuritaire du parti, Wafic Safa.



(Lire aussi : Sanctions américaines : ce qui attend Jammal Trust Bank)



Quinze dirigeants, individus et entités affiliés au Hamas, à el-Qaëda, à l'Etat islamique et aux gardiens de la révolution iraniens sont également visés par d'autres sanctions annoncées mardi par le département du Trésor américain. Parmi eux figurent Zaher Jabarine, responsable financier du Hamas basé en Turquie, Mohammad Said Izadi, chef du bureau palestinien au Liban de la force al-Qods, l'unité d'élite des gardiens de la révolution. On trouve également sur la liste un membre d'el-Qaëda basé au Brésil, un ressortissant des Maldives qui recrute pour la branche afghane de l'Etat islamique, ainsi que plusieurs bureaux de change et une société de joaillerie installée dans le sud de la Turquie.

Tout ressortissant américain a interdiction d'effectuer des transactions avec les personnes ou entités figurant sur cette liste, dont les éventuels avoirs aux Etats-Unis sont également gelés.


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Bery tus

Haha vous faites rire !! Allez y sanctionner tout le monde lol

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

CES SANCTIONS SONT DE LA BLAGUE. ILS NE CHANGENT RIEN DANS LE COMPORTEMENT DES MILICES QU,ILS FANATISENT DE PLUS.

Fan Phare Rond

Oh les pauvres ! Ils viennent de se faire geler quelques milliards de dollar dans des banques amerloques...lollll....

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