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La Dernière

À 83 ans, McCullin pourra savourer le paysage libanais

Quelqu’un m’a dit


10/09/2019

Du Tate Britain à… Beit Chabab

Le musée londonien Tate Britain lui a consacré cette année une rétrospective. Photoreporter de guerre britannique, il s’est rendu, sur les pas des militaires, en Inde, au Nigeria, au Salvador, au Biafra et au Bangladesh; on lui a tiré dessus au Cambodge ; il a été emprisonné en Ouganda, expulsé du Vietnam ; il était en Irlande et à Chypre lors des années de trouble, il a même fait une virée en Irak, à 80 ans. Bardé de prix, surnommé « le Goya de la photographie de guerre » par Henri Cartier-Bresson, sir Don McCullin a immortalisé la misère et les conflits les plus sanglants de la seconde moitié du XXe siècle. Invité par le collectionneur Philippe Jabre dans le cadre du Beirut Art Fair, il est attendu la semaine prochaine à Beyrouth, la ville où il a atterri, dans les années quatre-vingt, pour fixer sur pellicule la guerre civile, dont une cinquantaine de clichés ont été acquis par le collectionneur Jabre. Ces clichés seront exposés le 19 septembre pour la première fois à Beit Chabab, dans le Metn, dans l’ancienne fabrique de cloches connue sous le nom de Beit Naffah. Celle-ci, rachetée par Philippe Jabre, a été réaménagée en espace culturel par l’architecte d’intérieur et scénographe Jean-Louis Mainguy. Seuls des VIP triés sur le volet auront accès à cette exposition. Ceux-ci mettront ensuite le cap vers Bois de Boulogne où Philippe Jabre et son épouse Zaza offriront un déjeuner en l’honneur de sir McCullin (aujourd’hui 83 ans) dans leur magnifique domaine. Cette fois, à l’abri de la fureur des armes, il pourra savourer la beauté des paysages du Metn.

Parmi les invités VIP, des représentants du musée Macba (Espagne), du SMAK Museum (Belgique), du King Abdulaziz Center for World Culture (Arabie saoudite), du Louvre Abou Dhabi, des Amis du palais de Tokyo et de ceux du Centre Pompidou, des musées du Luxembourg, ainsi que de la Fondation Cartier (France), du musée du Quai Branly. Seront également présent des collectionneurs venant du Brésil, d’Allemagne, de Suisse, des États-Unis, de France, du Portugal, de Jordanie, d’Inde, de Belgique, d’Angleterre, d’Iran, des Émirats et d’Australie. Tout un beau monde qui débarque pour le Beirut Art Fair.

Liesse autour de Petra

Laissant tomber salles de fête et boîtes de nuit, la styliste et top model Petra Palumbo (fille de Hayat Mroueh et de lord Peter Palumbo) a choisi de célébrer ses 30 ans dans le patelin de sa famille maternelle, Beit Méry, dans le Metn. Avec son époux Simon Fraser, 16e lord Lovat, sa sœur Iana et son frère Philip Palumbo, sa cousine Hala Moawad et 80 amis venus de Londres et d’Écosse, ils se sont éclatés sur du hip-hop, R&B et compagnie, jusqu’à faire vibrer les arbres autour de la villa Mroueh. Un bonheur pour son oncle Malek Mroueh, aux platines, qui a poussé les décibels à un niveau qui aurait pu faire danser tout le voisinage jusqu’au petit matin !

Samedi, un grand déjeuner a réuni les jeunes Britanniques et Écossais avec les amis libanais de Hayat et lord Peter Palumbo, notamment Maria et Maha Sehnaoui, Béchara et Rita Nammour, Nayla Sfeir, Claude Khoury, Colette Eddé, Khalil et Nayla Arab, Youssef et Rima el-Zein, Eddy et Mona Doumet, Farid et Danièle Chéhab, Dave et Maya Corm, et d’autres, sans oublier l’hôtesse des lieux Lina Mroueh. Esprit de famille oblige, l’épouse de Karim Mroueh, Rima Mroueh (gestionnaire de catering Oh Rima !), était aux fourneaux, concoctant des plats 100 % libanais qui ont régalé les papilles de tous les convives. À l’issue du repas, et afin de brûler les calories ingurgitées, les amis de Petra ont enfilé leur maillot de bain et se sont rués vers la piscine, piquant des têtes jusqu’au coucher du soleil. Mais le lendemain, 1er septembre, les représailles du Hezbollah et les bombardements israéliens ont ramené ce beau monde à la plus crue des réalités libanaises. Et hop, tout fut annulé et le retour un peu précipité. Les invités ont quand même pu repartir avec, à l’esprit, le souvenir de leur visite à Baalbeck.

Le gourmet et la citrouille

La citrouille ne sert pas seulement à la décoration de Halloween. Walid Mouzannar, secrétaire général de l’Académie libanaise de la gastronomie et joaillier de profession, n’hésite pas à la mettre dans son assiette. Appartenant à la grande famille des courges, cette cucurbitacée cousine du potiron se glisse dans de nombreuses recettes. Après un lexique sur les poissons et les crustacés de la côte libanaise, puis son ouvrage à succès Récits et recettes, Walid Mouzannar revient à la charge avec un nouveau livre intitulé : Jouons avec la citrouille. Cela à la demande de la fondatrice de Yuki Press, l’ancienne journaliste pour la chaîne de télévision japonaise NHK, Hadia Debs Ghandour.

Abondamment illustré par Pascale Hares, le livre compile des recherches sur la citrouille, son historique, ses bienfaits pour la santé, les légendes s’y rapportant, et dévoile les préparations culinaires pour réussir toute une série de plats allant des salades aux ragoûts, en passant par les soupes, les fritures, les grillades, les pâtes, ainsi que des recettes gourmandes, comme confitures et pâtisseries. De quoi vous mettre l’eau à la bouche !

Walid Mouzannar signera son livre le jeudi 19 septembre, de 16h à 19h, au St Georges Yatch Club, à Beyrouth.

Un cochon dans le jardin

Fini le méchoui kharouf ! À 40 ans, on est plus fun, même si toujours gourmand. Pour célébrer cet anniversaire, Fady Antoine Harb voulait DJBiz pour mixer, un grand bar pour siroter tout genre de cocktails et un cochon de lait à la broche à savourer avec ses amis. Un régal pour Albert Kostanian, Sibylle Rizk, Soraya de Freige, Ricky Dakouni, Toufic el-Zein, le producteur de télévision Al Thoumy, et Wadih Sayegh, et une soixantaine de convives qui ont investi la maison et son jardin, loués pour l’occasion à Batroun. C’est son épouse Sahar el-Attar qui s’est lâchée sur la déco pour la jouer garden-party.

ditavonbliss@hotmail.com

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